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Judaica

HISTOIRE DE LA SPOLIATION DES COLLECTIONS D'ART PAR LES NAZIS par Adrian Darmon

Cet article se compose de 24 pages.
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Poursuivant son excès de zèle, Abetz adressa le 4 juillet à la Gestapo la liste des quinze principaux marchands d'art Juifs de Paris, chez qui il requit une perquisition d'urgence de la police avec saisie des œuvres qu'ils détenaient. Parmi ces marchands visés figuraient Seligmann, Wildenstein, Alphonse Kann, qui avait fui à Londres, Paul Rosenberg et Bernheim-Jeune. Pris de court, la plupart de ces marchands n'avaient pas eu le temps de mettre leurs collections à l'abri.

Le 10 juillet 1940, le maréchal Pétain reçut les pleins pouvoirs de l'Assemblée Nationale installée à Vichy alors que le 15, une ordonnance allemande notifiait aux Français des territoires occupés l'obligation de déclarer à la Kommandantur compétence tous les objets transportables de valeur supérieure à 100 000 FF.

Une deuxième ordonnance, publiée le 30 juillet, fit état de l'interdiction de tout déplacement, modification ou aliénation des objets d'art sans autorisation préalable. Cet ordre est interprété par le comte Metternich, chef du Kunstschutz, comme une obligation de conserver intactes jusqu'aux négociations de paix la totalité des collections françaises. Abetz se montra hostile à cette interprétation mais Metternich obtiendra cependant un arrêté rétablissant la situation en faveur du Kunstschutz et autorisant seulement les délégués de l'ambassade ou du ministère des Affaires étrangères à étudier les inventaires, ce qui signifiait que tout transfert d'œuvres d'art leur était formellement interdit.

On constate que dès le début de la guerre, les Allemands eurent pour souci de vouloir saisir ou de contrôler d'énormes quantités d'objets d'art dans les territoires occupés afin d'alimenter le réservoir du musée de Linz et que ceux-ci avaient préparé de longue date un plan d'intervention dans ce sens.

Le 23 juillet, le gouvernement de Vichy vota une loi établissant la déchéance de la nationalité française pour les citoyens ayant quitté la France.

A la fin du mois de juillet, l'Einsatzstab Reichsleiters Rosenberg (E.R.R), un service dirigé par le théoricien du régime nazi Alfred Rosenberg, qui était à l'origine chargé des opérations de saisies des bibliothèques et des archives, s'installa à Paris pour mener la «lutte contre le judaïsme et la franc-maçonnerie». Dès septembre 1940, il devint le service officiel de confiscation des biens juifs et francs-maçons en Europe occupée. Les opérations de l'E.R.R en France devaient être dirigées par le baron Kurt von Behr.

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