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Judaica

HISTOIRE DE LA SPOLIATION DES COLLECTIONS D'ART PAR LES NAZIS par Adrian Darmon

Cet article se compose de 24 pages.
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En France, l'administration des musées avait dès 1936 mis au point un plan de protection des œuvres d'art en cas de guerre avec l'Allemagne et l'année suivante, elle avait dressé une liste des œuvres importantes conservées dans des musées parisiens et provinciaux avant de les mettre à l'abri dans des églises et abbayes de plusieurs départements qui devaient servir de dépôts en cas de conflit armé.
Les menaces de Hitler étaient donc prises au sérieux par le gouvernement français mais l'opinion publique, confrontée au cauchemar du dernier conflit, désirait la paix avant tout.

Les nazis organisèrent du 19 juillet au 30 novembre 1937 l'exposition «Entarte Kunst» (Art Dégénéré) à Munich, en présentant notamment des œuvres d'art moderne confisquées comme des expressions de la dégénérescence judéo-bolchevique de l'Allemagne. Dans le même temps, les musées allemands furent vidés de toutes les œuvres jugées litigieuses. En mars 1938, les musées étaient «purifiés» après l'enlèvement de près de 16 000 œuvres considérées comme «dégénérées». Quelques milliers de Juifs seulement cherchèrent refuge dans des pays voisins de l'Allemagne, notamment la France, alors que ceux qui préférèrent se rendre en Palestine ou aux Etats-Unis furent bien moins nombreux.

Le 12 mars 1938, les Allemands entrèrent en Autriche qui fut déclarée unie au Reich puis le 26 avril, les nazis firent publier un décret obligeant les Juifs à déclarer tout ce qu'ils possédaient et ce, afin de les exproprier. Les Juifs allemands ou autrichiens n'eurent devant eux que quelques mois pour se décider à fuir mais ce furent en général les mieux nantis qui le firent.

En mai 1938, une commission fut créée en Allemagne pour l'exploitation des œuvres d'art «dégénéré» qui avaient été confisquées. Alfred Rosenberg, Adolf Ziegler, Heinrich Hoffmann, Karl Haberstock et Robert Scholz en devinrent ses responsables. Une salle de vente fut ouverte au château de Niederschonhausen près de Berlin alors que quatre marchands réputés, Karl Buchholz, Bernhard Boehmer, Hildebrand Gurlitt et Ferdinand Möller, furent chargés de commercialiser ces œuvres après les avoir achetées en devises à des prix intéressants. Les Allemands furent toutefois autorisés à acquérir ces œuvres contre des devises ou en échange d'œuvres qui pouvaient intéresser Hitler et les nazis. Le mois suivant, un décret stipula que l'Etat allemand ne devait payer aucune indemnité pour les œuvres d'art «dégénéré» qui avaient été saisies.

Le 14 juin 1938, le ministre de l'Intérieur Frick entérina «l'aryanisation» des biens juifs en confirmant le transfert à l'Etat de la propriété des entreprises juives, celui-ci ayant la faculté de pouvoir les revendre à des citoyens allemands.

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