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HISTOIRE DE LA SPOLIATION DES COLLECTIONS D'ART PAR LES NAZIS par Adrian Darmon

Cet article se compose de 24 pages.
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Rose Valland, responsable technique du Jeu de Paume, seule française spécialiste du domaine de l'art autorisée à fréquenter les locaux, eut néanmoins l'idée de recueillir tous les renseignements possibles concernant les œuvres saisies et de les communiquer au fur et à mesure à la direction des Musées nationaux. Les œuvres d'art «dégénéré» furent quant à elles reléguées dans les salles du fond du Jeu de Paume et furent utilisées par les Allemands dans des opérations d'échanges avec des œuvres anciennes destinées à l'Allemagne.

Le 31 octobre, la direction des Musées nationaux parvint néanmoins à obtenir de l'E.R.R un accord pour l'établissement d'un inventaire contradictoire des œuvres rassemblées au Jeu de Paume, dressé par des représentants français et allemands mais cet inventaire fut annulé sur ordre des Allemands le lendemain. Cette annulation fut la cause après la guerre des difficultés d'identification des œuvres saisies. Toutefois, l'E.R.R sembla avoir scrupuleusement dressé des listes des objets d'art saisis lesquelles furent utiles aux Alliés dans les opérations de récupération en 1945.

A la fin du mois d'octobre, le gouvernement de Vichy protesta contre les initiatives de l'ambassadeur Abetz concernant les saisies de biens privés, ce à quoi les autorités allemandes répondirent que les biens des personnes ayant quitté le territoire français ne concernaient pas le gouvernement français puisque celui-ci les avait considérées comme n'étant plus des citoyens français. En fait, Vichy était bien aux ordres de Berlin et ne fit rien pour freiner le pillage allemand.

Le 2 novembre 1940, Jacques Jaujard, directeur des Musées nationaux, adressa une lettre au secrétaire général de l'Industrie et du Commerce intérieur, chargé des affaires de séquestre. Se référant à la loi du 10 septembre concernant l'administration des entreprises et immeubles dont les dirigeants ne pouvaient plus exercer leurs fonctions, Jaujard essaya d'assurer la protection des collections des Juifs non déchus de la nationalité française via la nomination d'administrateurs provisoires pour ces collections mais en pure perte.

Le 3 novembre, le Maréchal Goering effectua sa première visite au Jeu de Paume et se permit de choisir 27 œuvres saisies pour sa collection. Il revint au Jeu de Paume à plusieurs reprises et signa une ordonnance le 5 par laquelle il donnait sa protection à l'activité de l'E.R.R et établissait le programme d'utilisation des collections juives saisies au profit du Führer et du sien. Amateur d'art, notamment de tableaux de maîtres anciens, Goering ambitionnait de réunir des chefs d'œuvre pour son propre compte, indépendamment de ceux choisis pour le musée de Hitler à Linz.

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