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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XXIIIème Chapitre
    Courtage rime souvent avec courage
    01 Février 2005
    Cet article se compose de 4 pages.
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    Vendredi 25 février 2005, temps glacial à Saint-Ouen où plus d'un marchand a eu l'occasion de se plaindre de la mauvaise marche de leurs affaires. L'un d'eux a raconté d'une voix dépitée à un collègue qu'il avait pris la claque de sa vie en essayant de vendre une partie de son stock de meubles à l'Hôtel Drouot.

    «J'ai envoyé à Drouot un camion entier de meubles et d'objets mais lors de la vente, les enchères sont restées en rade à 200 euros pour des commodes que j'avais payées entre 2 000 et 3 000 euros. Au bout du compte, je n'ai réussi à vendre qu'un lustre pour 150 euros. Autant dire que j'en ai fini avec les meubles », a-t-il indiqué en faisant une mine de dégoûté.

    En fait, le marché parisien n'a pas cessé de s'enfoncer dans la morosité alors que le niveau des ventes organisées à Drouot n'a jamais été aussi bas. La crise économique, la hausse du taux de chômage, le manque d'appétit des acheteurs, la raréfaction des pièces exceptionnelles et les changements de goûts des Français ont ainsi fait reculer la perspective de jours meilleurs. Heureusement pour le marché, il reste encore des gens riches pour lui redonner parfois des couleurs à l'occasion de ventes intéressantes.

    Dans l'après-midi, Jacques Tajan a été condamné en justice à une amende de 10 000 euros après avoir été soupçonné de détournement de fonds à l'issue de la vente de la succession Giacometti à Drouot en 1994 tout en étant accusé d'avoir falsifié le procès verbal de cette vacation.

    Jacques Tajan s'en est relativement bien sorti car le ministère public avait réclamé une peine de prison avec sursis à son encontre lors de son réquisitoire. De son côté, l'ancien ministre des affaires étrangères Roland Dumas, poursuivi pour abus de confiance dans cette affaire, a échappé à une condamnation après que le tribunal ait estimé que les faits qui lui étaient reprochés étaient trop anciens pour être jugés.

    Mardi 1er mars 2005, on a appris que 42 tableaux, dont un Corot, appartenant au conseil général de Seine-Maritime avait purement et simplement disparu.

    Ces disparitions ont été constatées dans le cadre des audits réalisés par la nouvelle équipe de gauche qui avait pris le département à la droite en 2004.

    On peut imaginer que les tableaux ont été emportés lorsque l'ancienne équipe dirigeante a déménagé ses archives des bureaux du conseil général. L'enquête de la police judiciaire de Rouen servira peut-être à découvrir par qui.

    Cela posé, ce genre d'affaire n'est pas unique en France puisque sur plus de 110 000 œuvres d'art laissées en dépôt par le Patrimoine dans diverses administrations près de 12 000 d'entre elles se sont volatilisées. Elles n'auront vraisemblablement pas été perdues pour tout le monde.

    Vendredi 4 mars 2005, l'artiste Gunter Von Hagens qui a organisé des expositions très controversées réalisées à partir de restes humains et d'animaux, a refait parler de lui en annonçant son intention d'ouvrir un centre destiné à embaumer les corps dans la petite ville de Sieniawa Zarska, en Pologne.

    Ce projet a déclenché un tollé après qu'on ait appris que le père de Von Hagens, aujourd'hui âgé de 89 ans et accessoirement son agent en Pologne, avait été un officier nazi durant la Seconde Guerre Mondiale. En attendant, les expositions macabres de son rejeton ont déjà attiré plus de 16 millions de visiteurs à travers le monde, à croire que le morbide fait plutôt recette.

    Vendredi 11 mars 2005, la foire internationale de Maastricht a été d'un bon cru grâce au retour des acheteurs américains longtemps absents du marché européen.

    Leur présence a constitué un signe encourageant pour le marché européen englué dans une crise sans précédent et qui n'a fonctionné qu'à travers les ventes d'œuvres exceptionnelles. Pour les pièces courantes, les ventes plutôt rimé avec Bérézina.

    En fait, quoiqu'on veuille, c'est New York qui a continué à tenir le haut du pavé loin devant Londres concernant les ventes majeures d'œuvres de stars du marché comme Van Gogh, Picasso, Modigliani, Pollock, Rothko, Warhol, de Kooning, Basquiat, Lucien Freud, Damien Hirst, Maurizio Cattelan ou Jeff Koons alors qu'à Paris, les maisons de vente ayant réussi à enregistrer un chiffre d'affaires supérieur à 40 millions d'euros en 2004 n'ont été qu'une poignée.

    Depuis le mois de décembre 2004, le marché parisien s'est endormi au gré de ventes sans intérêt. Pour le reste, on a enregistré une percée du marché asiatique grâce à l'émergence des nouveaux riches chinois qui s'intéresseront peut-être aux Impressionnistes et aux artistes modernes d'ici l'an 2010.

    Dans la matinée, le grand marchand du quai Voltaire Jacques Ollier, mort tragiquement en Espagne deux semaines auparavant, a été accompagné à sa dernière demeure par sa famille et ses amis.

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