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MICHELANGELO BUONAROTTI MICHEL-ANGE
Cet article se compose de 7 pages.
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LE TOMBEAU DE JULES II

Avant d'être chargé de la décoration du plafond de la Chapelle Sixtine, Michel-Ange avait reçu commande du pape Jules II pour exécuter son tombeau lequel se devait d'être le plus beau monument jamais réalisé durant l'ère chrétienne. Il devait être placé dans la nouvelle Basilique de St Pierre alors en construction. Michel-Ange se lança avec enthousiasme dans ce projet ambitieux qui devait comprendre plus de quarante figures. Il passa ainsi des mois dans des carrières de Carrare pour choisir le plus beau spécimen de marbre mais en raison d'un manque de fonds, le pape lui demanda d'oublier un temps ce projet afin qu'il se consacrât à ses fresques.

Lorsque Michel-Ange reprit ce projet de tombeau, le pape lui demanda d'être moins ambitieux et il dut se résigner à réduire les proportions du monument. Néanmoins, il produisit certaines de ses plus belles sculptures pour ce tombeau de Jules II, notamment son Moïse, dont il fit la figure centrale et qu'on peut admirer aujourd'hui dans l'église Saint-Pierre de Vincoli à Rome.
Il représenta le patriarche, imposant et musclé, assis, tenant la table des Dix Commandements, sa longue barbe emmêlée dans ses mains, regardant dans le lointain comme s'il communiquait avec Dieu.

Deux autres superbes statues, L'esclave entravé et l'Esclave Mourant, aujourd'hui exposées au Musée du Louvre à Paris, furent parmi les plus explicites concernant la maîtrise qu'avait Michel-Ange pour tailler le marbre. Elles permirent de comprendre comment l'artiste dégagea les formes en creusant les blocs de marbre tout en laissant les sculptures inachevées comme il le fit souvent après avoir peut-être estimé avoir atteint son but ou en l'ayant abandonné purement ou simplement.

Le projet du tombeau de Jules II nécessitait des connaissances poussées en architecture mais Michel-Ange ne se consacra vraiment à une activité d'architecte qu'à partir de 1519 lorsque, revenu à Florence, il réalisa le plan de la façade de l'église San Lorenzo qui ne fut cependant jamais réalisée. Peu après, il conçut la Librairie Laurentienne et l'élégante entrée de cet édifice mitoyen de cette église. Il s'inspira des concepts de ses prédécesseurs florentins tout en instillant dans ses constructions son légendaire souffle créateur en matière de sculpture. Ainsi, il s'éloigna des concepts classiques grecs et romains en créant des motifs architecturaux d'une étonnante audace expressive.

Lorsque les Medicis furent à nouveaux expulsés en 1526, Florence redevint une république pour la dernière fois tandis que Clément VII avait fait assiéger la ville par ces mêmes mercenaires allemands qui mirent Rome à sac l'année suivante. Michel-Ange fut obligé d'abandonner tous ses projets jusqu'en 1528 lorsque le nouveau gouvernement florentin lui demanda de dresser des plans de défense contre les assiégeants. Le 10 janvier 1529, il devint, avec le titre d'expert en fortifications, un des neuf membres de la Nove della Milizia, chargée de diriger les forces de défense de Florence.

Michel-Ange prépara alors les plans pour la défense de la colline de San Miniato et parvint à protéger le campanile de l'église romane en la couvrant entièrement de matelas. Toutefois, persuadé que l'attaque des troupes assiégeant la ville était imminente, il prit la décision de fuir pour Venise et fut ainsi exilé de Florence dont le Conseil le considéra comme traître à sa patrie. Il fut néanmoins autorisé d'y revenir et avec le retour des Medicis au pouvoir, obtint un pardon papal de la part de Clément VII.

Michel-Ange, qui avait été chargé en 1519 de réaliser les monuments funéraires des Medicis destinés à être placés dans la sacristie de l'église San Lorenzo, se remit à l'ouvrage pour ces projets. L'un de ces tombeaux était consacré à Laurent de Médicis, duc d'Urbino mort en 1519, et l'autre à Julien de Medicis (1479-1516), duc de Nemours.

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