finalement La crise économique qui a affecté la planète depuis
l'effondrement subi par les places financières en septembre 2008 a eu beaucoup
moins de répercussions sur le marché de l'art puisque selon le Conseil des
Ventes Volontaires (CVV) les ventes aux enchères en France ont augmenté de
12,5% en 2009 pour atteindre un total de 1,2 milliard d'euros.
Ce bon résultat est néanmoins à tempérer puisqu'il a
été favorisé par la vente Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent organisée par
Christie's en février 2009 au Grand-Palais sans laquelle le bilan global aurait
baissé de 15%. Néanmoins, le marché français a mieux résisté que ses
concurrents étrangers puisque les C.A de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis ont
respectivement chuté de 63% et de 54% durant la même période alors que la Chine
a poursuivi sa progression en prenant la 3e place des principaux
centres mondiaux de ventes.
Selon les chiffres publiés par le CVV, la moitié des
ventes réalisées en France l'ont été par 13 groupes parisiens, ce qui prouve
quelque part que le marché a subi un recentrage, la province subissant un
recul important au niveau des ventes en ne réalisant que 20% de celles-ci alors
que l'ïle-de-France s'est taillé la part du lion avec 80%.
Pour les résultats
concernant la France, Christie's a occupé largement la tête du classement avec un C.A de 383
millions d'euros (surtout grâce à la vente Bergé-Saint-Laurent) loin devant
Sotheby's crédité de 79,7 millions.
Au niveau des groupes
parisiens, Artcurial a réalisé un C.A de 55,3 millions d'euros devant les Million-Cornette de Saint-Cyr (41,8 millions), PIASA (26,5 millions),
Aguttes (26 millions), Tajan (24,7 millions), Pierre Bergé (16,7 millions),
Beaussant-Lefevre (16,3 millions) et Gros-Delettrez (14,2 millions)
Pour résister à la concurrence anglo-saxonne en France,
les groupes parisiens seront peut-être forcés tôt ou tard d'opérer des
regroupements afin de ne plus agir en ordre dispersé, ce qui signifiera une
réduction de leur nombre au profit d'une meilleure qualité de service.