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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 713/1346
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    XXXVème Chapitre
    UNE SIGNATURE MIRACULEUSEMENT APPARUE SUR UN TABLEAU RUSSE
    26 Juin 2011
    Cet article se compose de 2 pages.
    1 2
    L'affaire Le Guennec a donc débouché sur un véritable roman policier avec l'énigme de la collection de Maurice Bresnu  constituée de pièces dédicacées mais aussi non signées qui avec son épouse attendit la mort de Jacqueline Picasso en 1986 pour se séparer alors d'œuvres importantes.

    Devenu l'homme de confiance de Picasso, « Nounours » prit sa retraite en s'installant dans le village de Sérignac (Lot) en 1976 avant de se défaire dix ans plus tard d'une bonne partie de sa collection constituée de quelque 200 oeuvres avec l'aide d'un antiquaire des puces de Saint-Ouen et de divers intermédiaires, dont un expert de l'Hôtel Drouot.

    « Nounours » parvint ainsi à vendre de nombreuses œuvres à la célèbre galerie Jan Krugier de Genève et à des collectionneurs italiens pour toucher un joli pactole dont il ne profita pas puisqu'il décéda quelques mois plus tard en laissant son magot à sa femme. Cette dernière, décrite comme cupide et acariâtre par des familiers, avait notamment fait venir auprès d'elle sa nièce en lui promettant monts et merveilles sans tenir sa parole jusqu'à son décès en 2008.

    En 1995, Jacqueline Bresnu avait cédé trois carnets de dessins de Picasso à Beniamino Levi, un marchand italien, en lui affirmant qu'elle ne possédait plus rien du maître, a rapporté « Le Parisien ».

    Morte sans laisser de testament, Jacqueline Bresnu possédait toutefois encore une trentaine de dessins, céramiques et montres de Picasso, un ensemble qui devait être vendu à Drouot en décembre 2010 en faveur de six héritiers identifiés, dont les époux Le Guennec, une vente qui fut bloquée en raison de l'affaire concernant l'ancien électricien dévoilée quelques semaines plus tôt.

    Pour la police, il a paru plutôt bizarre que « Nounours » et son cousin aient pu se trouver en possession de près de 500 œuvres de Picasso, un nombre apparemment énorme pour justifier simplement des cadeaux de la part du maître mort à 92 ans.

    Les soupçons de la police ont été notamment renforcés par les affirmations d'un témoin d'originaire portugaise qui avait travaillé comme employé du couple Bresnu entre 1988 et 1991 puis de Jacqueline Bresnu jusqu'en 1996 lequel a signalé que ses employeurs ne lui avait pas caché avoir volé les œuvres qu'ils possédaient. « J'ai donc travaillé durant huit ans pour les plus grands voleurs de la France contemporaine », se serait-il laissé à dire aux enquêteurs en ajoutant qu'il entendait se porter partie civile pour n'avoir pas reçu ses émoluments de la part de ses employeurs d'après « Le Parisien ».

    Les collections de Bresnu et Le Guennec ont comporté de nombreuses œuvres de Picasso non signées. Or, selon les familiers du maître, quand ce dernier consentait à offrir une œuvre il y apposait sa signature, l'absence de son paraphe sur un dessin ou une toile constituant pour ceux qui le connaissaient bien une assurance contre le vol.

    M° Charles-Etienne Gudin, le nouvel avocat de Pierre Le Guennec a souligné pour sa part que Picasso était en guerre contre ses enfants à la fin de sa vie et qu'il s'était vengé d'eux en offrant de nombreuses oeuvres à son client via sa femme Jacqueline. Il a ajouté que celui-ci ne pouvait pas être poursuivi pour recel du fait qu'on ne pouvait être receleur de son propre vol si encore la justice pouvait prouver un quelconque vol d'autant plus qu'il y avait prescription en la matière.

    Pour les enquêteurs de l'OCBC, la question s'est désormais posée de savoir si Picasso, âgé de 86 ans en 1967, avait pu être sujet à des absences ou des coups de folie pour offrir tant d'œuvres à son chauffeur et à son électricien entré à son service trois ans plus tard ou si profitant de leur position, les deux cousins n'auraient pas abusé de son grand âge pour le spolier allègrement.


    A suivre

     

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