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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 219/1346
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    XIVème Chapitre
    Saucissonnage et sauvageons
    01 Mars 2002
    Cet article se compose de 2 pages.
    1 2
    Faudra-t-il créer des maisons de correction pour remettre les petites frappes sur le droit chemin ? La question se pose maintenant avec plus d'acuité surtout que la justice s'est révélée impuissante à sévir contre un mal pernicieux qui ne cesse d'enfler. Toutefois, si la violence gagne de plus en plus les banlieues défavorisées, c'est qu'il y a quelque part une faillite du système d'éducation tel qu'il existe. A ce niveau, la culture a un rôle à jouer puisqu'elle participe à la connaissance et à l'appréhension de ce que l'homme a de plus sublime en lui, c'est à dire le don de la création.

    L'art sert à tout le moins de contrepoids à la barbarie et il serait peut-être bon de forcer tous les jeunes âgés de 10 à 17 ans à visiter des musées au moins une fois par mois histoire de les faire sortir de leurs ghettos pour leur montrer des merveilles de l'humanité et leur faire comprendre qu'il y autre chose à voir qu'un univers dominé par la violence, le non-droit, les « tournantes » dans les caves, la drogue, les vols, le racket et le désœuvrement.

    Mon propos est peut-être utopique mais je pense que la diffusion de la culture est un moyen de combattre l'incivilité et de rendre les gens bien plus réceptifs à l'art. Les chiffres prouvent qu'il y a un lourd déficit en la matière au sein de la population française puisque sur les quelque 20 millions de visites enregistrées par les musées chaque année, 80 % sont à mettre sur le compte des étrangers.

    Le constat est simple à faire, les Français dédaignent leurs musées et préfèrent en général rester scotchés devant leurs postes de télévision à regarder des émissions souvent débiles et des jeux qui les font rêver stupidement.

    Ce n'est pas seulement l'histoire de la France qui est à découvrir dans les musées mais aussi celle de l'humanité à travers des œuvres qui ont fait l'orgueil de nombreuses civilisations même s'il faut admettre quelque part que l'art a servi d'alibi pour masquer leurs méfaits.

    Des visites organisées à l'intention des « sauvageons », terme employé par l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, auraient peut-être le mérite de susciter chez eux des interrogations tant sur le passé que sur le devenir de l'homme quitte à ce que leurs commentaires soient très imagés du genre «T'as vu la meuf au sourire con, on dirait un travelo » concernant la Joconde de Léonard de Vinci.

    Le propre de l'art est d'être accessible à tous, jeunes et vieux, intelligents ou bêtes, savants ou ignares mais sa force est avant tout de nous interpeller de différentes façons, qu'on se trouve placé devant un bronze de Jean de Bologne ou un tableau style B.D de Combas, l'avantage étant qu'on peut aimer ou pas ce qu'on voit.

    A dix ans, j'étais plutôt une sorte de petit garnement, forte tête et chahuteur en classe, pas très porté sur les études mais je ne loupais jamais une occasion d'aller seul au Louvre, fasciné et intrigué par les myriades d'œuvres ornant sa grande galerie. Aujourd'hui, je reste plus que jamais passionné par l'art qui est devenu une sorte de drogue dont il est difficile de me passer.

    A travers ses œuvres, Rembrandt a certainement plus de choses à dire à ces sauvageons que les éducateurs qui, impuissants, baissent les bras devant eux et se disent qu'ils sont irrécupérables. Si j'étais juge dans un tribunal pour les jeunes délinquants, je les condamnerais à une visite bi-mensuelle dans un musée jusqu'à leur majorité et je les forcerais chaque semaine à regarder un programme d'Arte même si au bout du compte certains finiraient par lâcher des jurons du style
    « nique Picasso » ou « nique Vermeer ». Néanmoins, cela serait déjà un progrès par rapport aux jurons standardisés comme «nique les keufs» ou «nique ta mère»…

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