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Un dingue des foires à la brocante se fait souvent du cinéma. Normal, dira-t-on puisque c'est un chinéphile...

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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XXIVème Chapitre
    Ca tangue dans le milieu des experts en arts asiatiques
    01 Juin 2006
    Cet article se compose de 5 pages.
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    Mercredi 21 juin 2006, L'hebdomadaire satirique "Le Canard Enchaîné" a confirmé que la Chine avait réclamé des objets de fouilles datant du VIIIe siècle avant J.-C. reçus sous forme de donation par le Musée Guimet à Paris.

    Ces objets, en fait des plaquettes en or trouvées dans la province de Gansu, et plus précisément dans le canton de Lixian, au Nord de la Chine, provenaient d'un tombeau d'un dignitaire Qin dont le pillage avait été signalé par les autorités locales au début des années 1990.

    L'hebdomadaire a précisé que le galeriste Christian Deydier, aujourd'hui Président du Syndicat national des antiquaires, avait présenté à la Biennale de 1994 à Paris une cinquantaine de plaques en or provenant de Lixian dont une grande partie fut offerte cinq ans plus tard au Musée Guimet par ce dernier et François Pinault.

    Selon l'auteur de cet article, les Chinois auraient saisi l'Apace (Association pour la protection de l'art chinois en Europe) en novembre 2005 pour réclamer la restitution de ces plaquettes en or alors qu'au milieu de ce mois de juin 2006, Bernard Gomez, président de cette association et expert à Drouot, d'ailleurs en bisbilles avec Christian Deydier, a déposé une plainte pour recel et blanchiment d'oeuvres d'art issues du trafic international de biens culturels.

    Contacté par "Le Canard", Christian Deydier a assuré avoir acquis ces pièces en toute légalité à Hong Kong et à Taïwan tout en se disant prêt à dédommager si nécessaire le Musée Guimet et François Pinault. De son côté, le directeur de cette institution a déclaré que les objets revendiqués seraient rendus à la Chine si leur provenance litigieuse était prouvée. Voilà une affaire qui a semblé bien embarrassante qui a démontré quelque part que le domaine de l'archéologie n'était pas de tout repos pour les musées et les collectionneurs obligés de manifester une extrême prudence au sujet de pièces de fouilles tombées entre leurs mains d'autant plus que leur circuit, entre le moment où elles sont déterrées et celui où elles apparaissent sur le marché est particulièrement opaque.

    Ainsi, plusieurs grands musées, comme le Metropolitan de New York ou le Getty de Malibu, ont été épinglés ces dernières années pour avoir acquis des pièces provenant de fouilles illégales en Italie ou en Grèce, deux pays qui ont appliqué de sévères lois contre les trafiquants alors que d'autres ont encore des législations plutôt laxistes. Il serait donc temps d'adopter un décret international stipulant par exemple que tout objet provenant de fouilles illicites effectuées durant ces trente dernières années soit restitué à son pays d'origine si on veut parvenir à un compromis acceptable qui aura le mérite de rendre les choses plus claires sur un marché aujourd'hui déstabilisé par nombre d'affaires scabreuses.

    Se retrouver pointé du doigt n'a cependant pas empêché le Musée Guimet de faire valoir ses droits une semaine plus tôt à l'Hôtel Drouot pour faire retirer 23 lots d'une succession, dont des cachets impériaux chinois d'époque Qianlong en néphrite, en arguant que ceux-ci faisaient en fait partie d'une donation par testament. Là, il n'y a pas eu à chinoiser...

    Vendredi 23 juin 2006, le marché aux Puces de Saint-Ouen a ressemblé à une tour de Babel en déshérance, ce qui a peu motivé les chineurs, dépités de ne rien y trouver d'intéressant. Saint-Ouen est devenu un marché proche de l'agonie depuis Septembre 2001 et l'intervention des troupes américaines en Irak en mars 2003. Résultat: sur les 2200 marchands du lieu, rares ont été ceux qui ont réalisé des miracles chaque week-end. En attendant, ceux qui ont été fidèles au poste ont eu droit dans la matinée à un contrôle de leurs livres de police comme si le stress provoqué par l'absence de clients ne leur suffisait pas.

    Le Village Suisse n'a pas été mieux loti ces derniers temps en restant lui aussi boudé des visiteurs et pourtant, une marchande du coin spécialisée en tableaux anciens a eu la surprise il y a peu de voir débarquer dans sa boutique une Américaine qui en une journée a effectué des achat pour un montant spectaculaire. Une aubaine qui a permis à cette chanceuse d'ouvrir une boutique dans le quartier Rive Droite.

    Samedi 24 juin 2006, reçu un mail d'une visiteuse assidue du site artcult qui s'est inquiété du sort injuste réservé à des artistes de talent comme le dénommé Mirsad, boudé par des grandes galeries.

    Pas facile d'assurer la promotion d'un artiste contemporain, tout génial qu'il soit, parce que ces galeries ne jouent en général que sur des valeurs sûres. La course à la célébrité est semé d'obstacles de toutes sortes et sans agent capable d"audace et dotés de relations, c'est souvent mission impossible. N'est pas Perrottin qui veut pour lancer dans le bain des artistes plus intéressants que Jeff Koons et consorts. La donne n'est donc pas près de changer, à moins de se faire aider par des représentants dignes d'avoir l'envergure d'un Leo Castelli. De plus, les artistes qui vivent en France souffrent d'un sacré handicap, à savoir que dans ce pays, il est nettement plus difficile de se faire une place au soleil, contrairement aux Etats-Unis où la démesure n'a souvent pas de limites. Là-bas, on fabrique des stars vendues ensuite à coups de centaines de milliers de dollars. En France, pays où l'argent est encore tabou, les meilleurs artistes vivants dont les oeuvres se vendent au-delà de 75 000 euros se comptent à peine sur les doigts d'une main et sur le plan international, hormis Soulages, ils sont quasiment inexistants.

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