Nouvelle plutôt rassurante quelques jours avant l'ouverture de la FIAC, la 6e Frieze de Londres qui s'est tenue jusqu'au 19 octobre 2008 a sorti son épingle du jeu avec un nombre de ventes satisfaisant, à croire que la crise n'a pas eu de prise sur le marché de l'art contemporain.
Les 157 galeries d'art participant à cette manifestation ont été soulagées de réaliser plusieurs ventes dès l'ouverture en regrettant toutefois l'euphorie des années précédentes. Au final, les achats spéculatifs portés sur des artistes dont les cotes ont explosé durant cette dernière décennie ont été en recul alors que les valeurs sûres ont continué à bien se vendre.
En regard du monde de la finance où les catastrophes n'ont pas cessé de s'amonceler de semaine en semaine, la Frieze a reflété l'image d'une étrange plénitude comme si les acteurs du domaine de l'art contemporain se trouvaient sur une autre planète.
N'empêche, plusieurs galeries ont été amenées à accepter de négocier leurs prix pour vendre et même à accorder bon gré mal gré des facilités de paiement, ce qui a prouvé que leurs acheteurs ont été quelque part affectés par la crise. Il en sera peut-être de même à la FIAC.