« Le peintre fauve doit s'efforcer de traduire la sensation non en l'analysant comme l'impressionnisme mais en l'exprimant brutale et non dégrossie » (Les Fauves)
Mardi 21 octobre 2008, la crise financière
internationale a fini par avoir des répercussions sur le marché de
l'art suite aux résultats décevants enregistrés dans des ventes
organisées à Londres par Christie's et Sotheby's.
Le 17, le produit de la vente d'art contemporain de Sotheby's n'a
atteint que 22 millions de livres sterling sur les 30 millions espérés
au minimum. Première victime de la désaffection des acheteurs, Andy
Warhol dont une série de ses célèbres "Skulls" n'a
atteint que 4,3 millions de livres par rapport à une estimation plutôt
généreuse de 12 millions. Deux jours plus tard, Christie's n'a vendu de
son côté que 53% des lots proposés dans une vente d'art contemporain.
Il y a eu plusieurs explications à ces contre-performances. 1° les lots
offerts à la vente n'avaient pas tous la qualité espérée. 2° les
estimations avaient été faites bien avant que la crise ne surgisse
brutalement 3° Les investisseurs victimes de la crise ont pris du recul
au niveau de leurs achats en se retrouvant en manque de liquidités ou
en ayant le blues, ce qui leur a ôté l'envie de se manifester.
Il convient d'autre part de noter que le tout le monde n'a pas été logé
à la même enseigne puisque des acheteurs ont répondu présent à une
vente d'art italien organisée par Sotheby's qui a totalisé 13,58
millions de livre avec 46 lots vendus sur 52.
N'empêche, la crise a fini par atteindre les rives du marché de l'art,
ce qui signifie que les maisons de vente auront du mal à réaliser en
2008 des chiffres d'affaires comparables à ceux de l'année précédente.