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Le chic pour un passionné de la chine, c'est de visiter les foires à la brocante avec son pékinois

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Marché

Les chineurs de la Chine

Cet article se compose de 2 pages.
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Le premier jour, le brocanteur enlève les bibelots. Le jour suivant, il déménage les statues et les grands vases mais le tableau de Panini est encore à décrocher.
Suant à grosses gouttes, il charge sa camionnette avec l'aide d'un de ses employés et retourne dans l'ambassade remplir une caisse. A ce moment-là, la jeune cinglée l'apostrophe de manière véhémente.

« Quand allez-vous finir de nous enlever cette pourriture capitaliste ? Il ne vous reste plus qu'un jour ! », crie-t-elle en tapant du poing sur le tableau de Panini.
M.Saint-Germain enrage intérieurement et grimace en promettant qu'il finira le travail dans les délais en venant avec quatre personnes pour l'aider à enlever le tableau.
En sortant, il se retrouve nez à nez avec le garde qui distribue des cigarettes à des étudiants français qui reviennent d'une manifestation dans le Quartier Latin.
Cette distribution à laquelle il assiste depuis qu'il se rend à l'ambassade finit par l'intriguer surtout qu'il n'a pas pris la peine d'ouvrir le paquet qu'on lui a offert la première fois qu'il est venu.
Il s'approche alors d'un étudiant pour lui demander ce que ces cigarettes ont de spécial et en s'entendant poser pareille question, le jeune homme se met à rigoler .

- Eh mon vieux, t'as jamais été high ?
«High ? C'est quoi au juste ?, » s'étonne M. Saint-Germain.
«High, ça veut dire planer. Tu piges ? », rétorque l'étudiant qui s'éloigne en riant.
- Ben alors ! Ces Chinois poussent un peu ! De la drogue... Ils leur filent de la drogue ! High... Moi aussi je suis high comme ils disent, mais avec la came que contient cette ambassade, pas avec ces cigarettes !
Son monologue est subitement interrompu par la jeune femme de l'ambassade qui est venue lui filer le train.
«Quand aurez-vous donc fini votre travail, fainéant de capitaliste ?, » lui demande-t-elle d'une voix mauvaise.
«Rassurez-vous, demain ce sera terminé. Savez-vous que c'est fatigant d'être un brocanteur capitaliste ?, » lance-t-il à sa tourmenteurse d'un air moqueur.

Grâce à ce débarras hors du commun, M. Saint-Germain a réalisé la plus belle affaire de sa vie puisqu'en quelques mois il a revendu les meubles, objets, tapis, statues et tableaux pour plus de dix millions de francs. Toutefois, son bonheur n'a pas été total car dans son euphorie, il a commis une belle bourde.
Au lieu de prendre son temps pour mieux apprécier la valeur de son lot,
M. Saint-Germain a tout exposé dans son stand en pensant se régaler en vendant son «butin» le plus vite possible.
Parmi les objets présentés, il y a eu les deux coqs Kakiémon qui n'ont pas manqué d'intéresser un vieux spécialiste de l'art d'Extrême-Orient.

« Tu veux combien pour tes coqs ? », lui demande ce dernier.
« Je ne sais pas au juste... », répond M. Saint-Germain.
« J'ai peut-être un client... Tu veux 2500 francs ?, » lui annonce le vieux marchand d'un air détaché.
- Va pour 2500...

Les jours passent et le marchand revient avec une mine quelque peu renfrognée.
« Qu'est-ce que ça été dur de vendre tes coqs ! Je n'ai eu que 500 francs de mieux que le prix que je t'ai payé, »
lui déclare-t-il d'une voix fatiguée.
« Bof, c'est la vie... », répond M. Saint-Germain.

Quelques années plus tard, le brocanteur rencontre le marchand à deux pas de son domicile et ce dernier l'invite à prendre un café.
Arrivé dans la salle à manger, M. Saint-Germain sursaute. Ses deux coqs sont là qui trônent sur la cheminée. L'autre, roublard comme c'est pas possible, l'a bien roulé dans la farine ! Et s'il a gardé ces deux pièces c'est qu'elles doivent valoir leur pesant d'or ...
Ce jour-là, le café a été une potion vraiment amère à avaler et l'arrière-goût a encore été plus virulent lorsqu'après la mort du vieux marchand les deux coqs ont atterri dans une vente aux enchères où un amateur les a acquis pour plus d'un million de francs...

M. Saint-Germain s'est montré finalement philosophe en racontant son histoire. «Ca fait partie des aléas du métier. Une fois, on gagne. Une autre fois, on perd. Ce vieux grigou m'a bien eu mais le jour où j'ai été chez lui j'ai tellement été suffoqué que je n'ai rien pu lui dire, » conclut le brocanteur dont la fortune a cependant été faite à la suite de sa razzia miracle à l'ambassade de Chine et ce, grâce à la haine du capitalisme que professaient les Gardes Rouges....

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