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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 1020/1346
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    XLVème Chapitre
    GRAFFITI ANTISEMITES AU MUSEE INAUGURE PAR HITLER
    22 Septembre 2015
    Cet article se compose de 2 pages.
    1 2

    DMITRI RYBOLOVLEV PEU IMPRESSIONNE PAR LES MENACES D'YVES BOUVIER

    Peu impressionné par les menaces d'Yves Bouvier, le patron des ports francs de Genève et du Luxembourg qu'il a poursuivi pour s'être pris de substantielles commissions sur son dos lors d'achats d'oeuvres d'art, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev a remis à la police française deux gouaches de Picasso déclarées volées par sa belle-fille que celui-ci lui avait achetées de bonne foi en 2013.

    "Je me sens solidaire de Catherine Hutin-Blay, la fille de Jacqueline Roque (1927-1986), la seconde  épouse de Picasso, parce qu'il y a un lien émotionnel entre elle et les portraits de sa mère," a déclaré Rybolovlev qui depuis bientôt un an s'est retrouvé en conflit avec Bouvier, accusé d'avoir pris sur son dos un milliard d'euros de commissions indues.

    Ce différend n'a pas manqué de secouer le marché de l'art après que le milliardaire eût découvert qu'il avait payé 118 millions de dollars pour une toile de Modigliani que le magnat Steve Cohen avait en fait cédée pour 24,5 millions de moins.

    Sa plainte a mis Bouvier en fâcheuse posture tout autant que celle de Catherine Hutin-Blay qui a affirmé n'avoir jamais donné un quelconque mandat pour vendre les oeuvres représentant sa mère, ce qui a valu au patron des ports francs d'être mis en examen avec l'obligation de verser une caution de 30 millions d'euros en attendant que la lumière soit faite sur la disparition de ces portraits d'un entrepôt de la société Art Transit situé près de Paris.

    Bouvier, 52 ans, n'a pas apprécié d'être jeté en pâture à la presse suite à l'action entreprise contre lui par Rybolovlev, 48 ans, pour qui il avait agi en tant qu'intermédiaire concernant de multiples achats d'oeuvres d'art depuis une douzaine d'années.

    Ayant fait fortune dans l'exploitation et l'exportation de potasse, le milliardaire russe qui avait accordé sa pleine confiance à Bouvier pour acheter notamment des oeuvres du Gréco, Van Gogh, Monet, Matisse ou Picasso ne s'est pas gêné de dire que son but était de signaler les dangers de certaines pratiques sur le marché en espérant que les transactions deviendraient plus transparentes à l'avenir.

    Présenté à Bouvier par Tania Rappo, une amie de sa famille, Rybolovlev avait sympathisé avec ce dernier pour alors obtenir ses services dans sa quête d'achats d'oeuvres majeures en croyant que sa position en tant que patron des ports francs représentait une solide garantie sans compter qu'à travers la société de stockage Natural Lecoultre, il avait un accès direct aux propriétaires des peintures de maître mises à l'abri dans des chambres fortes à Genève ou au Luxembourg.

    Bouvier conseillait donc Rybolovlev pour acheter des oeuvres au meilleur en étant censé recevoir une commission de 2% sur chaque transaction mais le milliardaire russe propriétaire du club de football de Monaco avait fini par se rendre compte que celui-ci empochait en fait des sommes plutôt phénoménales en apprenant par inadvertance lors d'un dîner à New York qu'il avait surpayé le Modigliani de Cohen alors que son conseiller n'avait pas cessé de lui dire que les transactions se devaient d'être menées dans une totale confidentialité et qu'il n'était pas recommandé qu'il se renseignât sur les prix, ce qui aurait eu pour effet de les faire grimper. De plus, Bouvier avait insisté sur le besoin d'être discret, car cela risquait de le mettre dans une situation équivoque avec ses clients.

    Le milliardaire avait ainsi joué le jeu en respectant à la lettre les recommandations de son intermédiaire avant de comprendre qu'il avait été floué par celui-ci et Tania Rappo qui est soupçonnée d'avoir perçu de sa part près de 100 millions d'euros de rétrocommissions.

    A New York, le célèbre galeriste Larry Gagosian s'est inquiété de savoir si Bouvier avait outrepassé son rôle, ce qui représenterait un sérieux conflit d'intérêt vu sa position privilégiée en tant que patron des ports francs. Pour sa part, ce dernier a affirmé n'avoir rencontré Rybolovlev qu'à de rares occasions en discutant avec lui à travers des interprètes sauf qu'il ne manquait pas de le presser d'acheter telle ou telle oeuvre en signalant que les vendeurs risquaient de changer d'avis.

    Concernant les deux portraits de Jacqueline Roque peints à la gouache par Picasso vendus à Rybolovlev au port franc de Genève, Bouvier a affirmé qu'il les avait obtenus d'un intermédiaire agissant pour le compte d'un trust représentant Catherine Hutin-Blay pour alors effectuer un virement de 8 millions en faveur de celui-ci.

    "Je ne suis pas fou au point d'aller proposer de vendre des gouaches volées à mon plus gros client qui a acquis 2 milliards d'euros d'oeuvres par mon intermédiaire," a répliqué Bouvier sauf que Catherine Hutin-Blay n'avait jamais autorisé la vente de celles-ci ni reçu ces fameux 8 millions d'euros. Jusqu'à présent, Bouvier a rongé son frein avec l'intention de contre-attaquer au moment opportun pour faire, a-t-il dit, des révélations que le monde de l'art attend avec impatience, ce qui a laissé Rybolovlev de marbre.

    Un marchand connaissant bien Bouvier a pour sa part estimé que celui-ci avait été victime de son succès après avoir développé les affaires de son père et engrangé de fortes sommes d'argent pour ensuite ne plus pouvoir contrôler avec efficacité ses diverses activités en étant amené à s'associer avec des personnes beaucoup moins fiables que lui en finissant comme dans la fable de La Fontaine à se prendre pour la grenouille qui avait tenté à être aussi grosse que le boeuf.

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