Sous le titre "Cafouillage aux Rembrandt", le journal "Le Monde" a indiqué que Fleur Pellerin, la ministre de la Culture avait été en-dessous de tout au sujet de la vente décidée par la famille Rothschild de deux chefs d'oeuvres du maître hollandais.
Il avait été annoncé à la fin du mois d'août que faute de pouvoir réunir les 160 millions d'euros demandés par la famille Rothschild, la France achèterait une des deux toiles pour 80 millions d'euros et que l'autre serait acquise pour le même prix par les Pays-Bas.
Or, le gouverneur de la Banque de France se serait dit prêt à acheter les deux tableaux selon l'entourage d'Eric de Rothschild qui aurait demandé à la ministre qu'ils soient classés comme monuments historiques, ce qu'elle aurait refusé en voulant privilégier la piste d'une acquisition commune avec les Pays-Bas, une solution dont ceux-ci n'auraient pas voulu.
Classées monuments historiques, ces deux oeuvres ne pourraient plus sortir du territoire, ce qui aurait pour effet de rendre nulle la promesse que les Rothschild avait faite aux Pays-Bas de leur accorder la priorité pour cet achat face à l'absence d'intérêt que la France avait manifestée au départ.
Plus rien ne s'opposerait donc à l'achat par la Banque de France, pour le compte du Louvre, de ces deux tableaux majeurs de Rembrandt puisque en les classant comme trésors nationaux, le délai de deux ans et demi permettrait de trouver leur financement et de discuter le prix final avec les propriétaires mais le Rijksmuseum s'est déclaré disposé à débourser les 160 millions d'euros demandés en empêchant tout rabais.
On en est donc resté à un achat en commun avec pour l'Etat un mécénat exceptionnel de la Banque de France à hauteur de 80 millions d'euros pour l'un des deux chefs d'oeuvres de Rembrandt peints en 1634 et représentant les portraits en pied grandeur nature d'un couple de riches marchands de sucre lors de leur mariage selon un accord prévoyant une exposition en alternance au Louvre et au Rikjsmuseum.
DEUX GOYA VOLES PRES DE MADRID
Lundi 28 septembre, la police a annoncé qu'un tableau et un dessin de Francisco Goya estimés à 5 millions d'euros avaient été volés le 1er du mois dans une résidence de Villanueva de la Cañada dans la banlieue de Madrid.
La résidence était inoccupée lors du vol commis par des individus qui avaient neutralisé le système d'alarme pour repartir avec une huile titrée "Le Rêve de Saint Jospeh" (33,5 x 24 cm) et un dessin représentant des études de têtes (21 x 15 cm).
Selon la police, les voleurs n'ont pas probablement agi sur commande en cherchant à s'emparer de bijoux et d'objets de valeur avant de trouver les deux oeuvres de Goya dans un coffre qu'ils ont réussi à forcer.
Authentifié en 1915 par l'historien d'art Ricardo del Arco,"Le Rêve de Saint Jospeh" est réputé faire partie d'une série d'études réalisées par Goya entre 1771 et 1773 pour des fresques peintes sur les murs du palais de Joaquin Cayetano Cavero Antones y Pueyo de la Sierra, un aristocrate de Saragosse.