UN VASE GOURDE CHINOIS DU XVIIIE SIECLE ADJUGE A 4.1 MILLIONS D'EUROS
Un vase gourde d'époque qianlong en camaïeu bleu de cobalt sur fond blanc a été adjugé pour 4.1 millions d'euros lors d'une vente aux enchères organisée le 8 mars à Bourges.
Représentant un dragon impérial à cinq griffes, à la recherche de la perle sacrée, cette rare gourde de pèlerin a suscité une belle bataille d'enchères finalement remportée par un amateur asiatique.
La plupart de ces objets avaient été pillés lors du sac du Palais d'été par un corps expéditionnaire franco-anglais en 1860. Destiné aux pèlerins chinois, ce genre de gourde était devenue petit à petit un symbole décoratif à l'image d'une épée de sacre.
On ignore comment cette pièce est arrivé en France et on ne connaît son histoire que depuis trois générations. Elle appartenait à une vieille famille de l'industrie du papier qui avait des liens avec la sphère politique du XIXe siècle, sans doute des proches de Mac Mahon et Napoléon III.
Avec les frais, la vente à un acheteur chinois par téléphone, s'élève à près de 4,94 millions d'euros, selon le commissaire priseur Olivier Clair, qui a parlé d'une « très belle vente ».
Les pièces impériales de la période Qianlong sont particulièrement recherchées. Un bol en porcelaine de la famille rose s'était ainsi vendu 30,4 millions de dollars en avril 2018 chez Sotheby's à Hong Kong. Au mois de juin 2018 un vase chinois en porcelaine créé pour l'empereur Qianlong avait atteint 16,2 millions d'euros chez Sotheby's à Paris et une gourde de la même époque 5,089 millions d'euros lors d'une vente organisée près de Tours par l'étude Rouillac.
LE MUSEE DE LA BIBLE FORCE DE RESTITUER 11500 OBJETS
Après avoir subi des années de pression concernant 11500 objets soupçonnés de provenir de pillage, le Hobby Lobby Museum de la Bible à Washington a décidé de les restituer aux gouvernements d'Irak et d'Egypte.
Son président Steve Green avait amassé une collection de plus de 30 millions de dollars depuis 2009. Huit ans plus tard, il avait été forcé de rendre 5500 objets à l'Irak et condamné à une amende de 3 millions de dollars pour avoir importé des pièces pillées.
Green a fait amende honorable en admettant qu'en créant son musée il ignorait tout des mesures à prendre pour s'assurer de la provenance de ses acquisitions. Ce dernier doit désormais rendre à l'Egypte 5000 feuilles de papyrus et 6500 tablettes en argile à l'Irak faute d'avoir pu fournir des preuves de leur origine.
En 2018, le musée Hobby Lobby avait été tourné en ridicule pour avoir acquis 16 fragments des rouleaux de la Mer Morte, apparus sur le marché en 2002 et qui avaient été jugés faux par les spécialistes. L'année suivante, celui-ci avait été obligé de restituer 13 anciens fragments bibliques volés à l'Egypte Exploration Society à la bibliothèque Sackler de l'Université d'Oxford, un vol qu'aurait commis un professeur de l'université vers 2009. Bref, ce musée a fait du n'importe quoi en allant jusqu'à commettre un crime contre le patrimoine mondial.
UN VAN
GOGH VOLE DANS UN MUSEE NEERLANDAIS
Des
voleurs ont profité de la fermeture du musée Singer Laren, à l'est d'Amsterdam,
ordonnée par précaution suite à la Pandémie de coronavirus pour s'emparer d'un
tableau de Vincent Van Gogh représentant le jardin d'un presbytère de Nuenen au
printemps (1884).
Le vol a eu lieu vers
3 heures 15 le 30 mars (Van Gogh était né le 30 mars 1853) lorsque les voleurs
ont brisé une porte en verre pour entrer dans le musée pour prendre le tableau
évalué à 6 millions d'euros avant que la police, alertée par le déclenchement
du système d'alarme, ne parvienne sur les lieux.
Ironie du sort, le
tableau avait été prêté au musée par le Groninger Museum qui ne possédait qu'une
seule œuvre de Van Gogh