LE CRÂNE PRESUME DE PLINE L'ANCIEN SERAIT A ROME
Le crâne présumé de Pline l'Ancien, mort lors de l'éruption du Vésuve en l'an 79, est exposé au musée historique national de l'art sanitaire à Rome où sont réunies des curiosités médicales.
Trouvée il y a 120 ans sur le rivage près de Pompéi, cette relique avait traîné dans une boîte durant des années avant de faire l'objet de tests de la part d'une équipe de scientifiques qui ont estimé qu'elle appartenait probablement à Pline mais que la mâchoire qui l'accompagnait ne lui appartenait pas.
Néanmoins, pour d'autres chercheurs cette affirmation est quelque peu fantaisiste, ce qui fait que l'incertitude persiste. Intrigué par l'éruption du Vésuve, Pline avait pris tous les risques pour s'en approcher alors qu'il se trouvait à 25 kilomètres du lieu de l'explosion.
Amiral de la flotte de l'empereur Titus, Pline embarqua sur un navire en recevant au même moment un message d'une femme appelée Rectina qui demandait d'être secourue. Donc, au lieu de mener une mission scientifique, il s'attela à la sauver en bravant une pluie de cendres incandescentes lors de la traversée de la baie de Naples, ce qui lui devint fatal puisqu'il fut asphyxié par les fumerolles à l'âge de 56 ans.
En 1900, 73 squelettes furent découverts sur une plage près de Pompéi, à un endroit connu à l'époque romaine sous le nom de Stabie. Un d'entre eux portait des bracelets en or à décor de vipères, un lourd collier du même métal et une dague triangulaire avec une poignée en ivoire, ce qui fit penser que ce squelette appartenait à Pline l'Ancien mais cette théorie fut décriée par la presse, laquelle estima que ce dernier ne se serait pas aventuré en mer aussi chargé de bijoux.
Ceux-ci furent revendus par leur découvreur qui remit les squelettes en terre en conservant la dague, le crâne supposé de Pline et une mâchoire. En 1950, ces reliques furent offertes au musée de Rome qui les présenta comme appartenant à Pline.
Des analyses ADN et de la forme du crâne seraient susceptibles de confirmer cette appartenance mais rien de tangible n'a été apporté, sinon qu'il date de l'éruption du Vésuve même si l'examen de l'émail des dents a prouvé que .leur propriétaire était originaire comme Pline du Nord de l'Italie mais une autre recherche aurait démontré que la mâchoire provenait d'un homme de type nord-africain âgé de 30 ans au plus, et qu'elle serait peut-être celle d'un esclave servant de garde du corps à l'amiral. Donc, pour l'instant, on continue à nager en pleine spéculation.
UNE GROSSE COLLECTION QUI ECHAPPE AUX MAISONS DE VENTE
Estimée à plus de 450 millions de dollars la collection de feu Donald Marron a échappé aux grosses maisons de ventes qui offraient des garanties de 300 millions pour être confiée de préférence aux galeristes Larry Gagosian, Bill Acquavella ainsi qu'à Arne et Marc Glimcher de la Pace Gallery.
De son vivant, Marron avait fait un don de 40 millions de dollars à l'Université de New York et offert plus de 500 œuvres au Musée d'art moderne de New York dont il avait présidé le comité directeur, le reste de sa collection étant réservé à sa famille, notamment sa veuve Catie Marron et leurs enfants William et Serena, très présente sur Instagram et dans les soirées mondaines.
UN DEDOMMAGEMENT RECORD POUR DES STREET ARTISTS A NEW YORK
Une cour d'appel de New York a débouté un entrepreneur immobilier en confirmant un dédommagement de 6.75 millions de dollars en faveur d'un groupe de Street artists dont les œuvres avaient été détruites en 2013 sans leur consentement pour laisser la place à la construction d'un ensemble d'immeubles.
Ces artistes avaient poursuivi l'entrepreneur Gerald Wolkoff pour avoir violé leurs droits après avoir enlevé leurs graffiti de l'ensemble 5Pointz Mecca à New York qu'il entendait transformer.
En février 2018, la cour suprême de New York avait décidé un dédommagement de 6.75 millions de dollars en faveur de ces artistes dont 45 œuvres avaient été détruites.
En faisant appel, Wokoff n'a donc pas eu gain de cause d'autant plus qu'il n'avait pas reçu de permis de démolition lorsqu'il avait effacé les graffiti. En attendant, la décision de la cour d'appel signifie que les artistes auront pleine liberté pour produire des œuvres- excellentes ou pas- qui ne pourront en aucun cas être détruites.
PRESENCE VRAISEMBLABLE D'UNE CHAMBRE SECRETE DANS LA TOMBE DE TOUTANKHAMON
Des chercheurs auraient apparemment localisé une chambre funéraire secrète dans la tombe de Toutankhamon qui pourrait receler un trésor encore plus fabuleux que celui découvert par Howard Carter il y a près de 100 ans.
Des analyses au radar ont révélé la présence de cette chambre large de dix mètres qui serait censée contenir la dépouille de la reine Néfertiti, belle-mère de Toutankhamon qui régna brièvement sur l'Egypte en 1300 avant notre ère.
Des analyses précédentes n'avaient toutefois pas été probantes mais de nouvelles technologies ont finalement accrédité la thèse de l'existence de cette chambre mortuaire qui serait restée inviolée.
DEMANDE DE RESTITUTION A L'ASHMOLEAN MUSEUM
Le gouvernement indien a réclamé à l'Ashmolean Museum d'Oxford la restitution d'une idole en bronze du 15e siècle appelée Tirumankai Alvar qui aurait été volée dans un temple durant les années 1960.
Le Musée, qui avait acquis cette pièce chez Sotheby's en 1967 a été informé par un chercheur indépendant qu'il existait une photographie de 1957 de l'Institut français de Pondichéry montrant que l'idole était installée dans le temple de Sri Soundarrajaperumal, un village située près de Kumbkonam dans l'Etat de Tamil Nadu en Inde du sud.
Volée dans les années 1960, la statue haute d'un mètre représente un des saints poètes tamouls portant une épée et un bouclier qui vécut au 8e ou 9e siècle, attributs d'un chef militaire et bandit qui s'était converti finalement à l'hindouisme.
Après avoir été dérobée, la statue avait été remplacée par une copie et pour les autorités indiennes, il n'y a aucun doute que l'idole originale est bien celle qui figure à l'Ashmolean Museum, lequel a décidé d'enquêter sur sa provenance avant de réunir un comité pour examiner la demande de restitution faite par l'Inde en précisant qu'elle était censée provenir de la collection d'un certain docteur JR Belmont (1886-1981) d'après le catalogue de Sotheby's.
D'autres bronzes indiens de cette collection ont par ailleurs atteint près de 500.000 livres sterling aux enchères
CONDAMNATIONS POUR LE VOL D'UNE PIECE D'OR DE DIX KILOS
Reconnus coupables du vol commis le 27 mars 2017 au Musée Bode de Berlin d'une pièce d'or commémorative de dix kilos à l'effigie de la Reine Elizabeth, les cousins Ahmed et Wissam Remmo ainsi que leur ami d'enfance Denis W. qui, en tant que garde de sécurité, leur avait permis d'entrer dans le bâtiment la nuit, ont été condamnés à des peine de prison à l'issue d'un procès qui a duré 41 jours.
Ahmed, 21 ans et Wissam, 23 ans, ont été condamnés à 4 ans et demi de prison, une peine décrétée en fonction de leur âge au moment des faits tandis que leur complice a reçu une sentence de 3 ans et 4 mois et une amende de 100000 euros, somme qu'il aurait touchée des deux cousins, lesquels devront s'acquitter d'un dédommagement de 3.3 millions d'euros, valeur estimée de la pièce.
Frappée au Canada, la pièce d'or avait été prêtée au musée par un collectionneur privé alors que les enquêteurs ont eu tout lieu de croire que les voleurs l'avaient fondue en relevant des particules d'or sur leurs vêtements et en constatant en outre que Wissam avait utilisé son téléphone pour faire des recherches sur la manière de fondre des monnaies d'or.
A la fin du procès, le procureur général Thomas Schulz a promis de poursuivre des investigations au sujet de la famille Remmo, soupçonnée d'être liée à l'un des plus grands réseaux criminels d'Allemagne.