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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
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    LVème Chapitre
    LE « CRI » DE MUNCH PERD DE SES COULEURS
    10 Février 2020


    Certaines des couleurs du célèbre tableau d'Edvard Munch « Le Cri » ont perdu de leur tonalité originale, notamment des parties orangées et jaunes qui ont tourné au blanc ivoire.

    Depuis 2012, aidés par des chercheurs new-yorkais, des experts du Musée Munch d'Oslo ont analysé la toile qui avait été volée en 2004 puis récupérée deux ans plus tard afin de comprendre la mutation de certaines de ses couleurs et de pallier à ce phénomène auquel des œuvres de Van Gogh n'ont pas échappé, les jaunes chromes y ayant bruni alors que le pourpre est devenu bleu.

    Il s'agit maintenant de savoir quels étaient les pigments utilisés par Munch dont l'analyse du « Cri » a révélé la présence en surface de nano-cristaux qui ont affecté les couleurs en certains endroits. Bref, le jaune cadmium qu'il utilisait s'est oxydé avec le temps pour se transformer en cadmium sulfate et carbonate blanc.

     

    LE MONDE DES COLLECTIONNEURS S'ENRICHIT DE LA PRESENCE DE JEFF BEZOS

     

    Le fondateur et patron d'Amazon Jeff Bezos s'est invité dans le monde des collectionneurs en achetant récemment  pour 52.5 million dollars une œuvre d'Ed Ruscha titrée « Hurting the World Radio #2 » (1964) chez Christie's et pour 18.5 millions de dollars « Vignette 19 » (2014) de Kerry James Marshall chez Sotheby's.

    Ce serait Lauren Sanchez, sa compagne, depuis son divorce d'avec sa première épouse MacKenzie en 2019, qui l'aurait incité à acheter des œuvres d'art. Ce qui n'affectera guère son porte-monnaie puisque sa fortune est évaluée à 125 milliards de dollars.


    UNE HERITIERE MALHONNÊTE

    L'héritière allemande Angela Gulbenkian, épouse de l'arrière petit-neveu du magnat et collectionneur Calouste Gulbenkian, a fait l'objet d'un mandat d'arrêt à Londres pour ne pas s'être présentée devant un tribunal où elle avait à répondre de vol après avoir effectué au moins deux transactions frauduleuses d'œuvres d'art.

    Cette dernière était sommée à comparaître devant la Cour de Southwark pour avoir détourné 1.1 million de livres en avril 2017 à travers la vente frauduleuse d'une sculpture de Yayoi Kusama au marchand Mathieu Tricolat basé à Hong Kong.

    Tricolat avait porté plainte en janvier 2018 en indiquant qu'il n'avait jamais reçu cette sculpture tandis qu'un marchand londonien qui a désiré rester anonyme a également porté plainte contre elle concernant une sérigraphie d'Andy Warhol, vendue pour 115.000 livres mais jamais livrée.

    DECOUVERTE D'ŒUVRES PARIETALES EN ESPAGNE

     

    Une centaine d'œuvres pariétales vieilles de 15.000 ans représentant des chevaux, des bovidés, des cervidés et des symboles abstraits a été découverte dans une cavité comportant un long réseau de galeries à l'Espluga de Francoli, dans la province de Tarragone en Espagne.

     

    Restées dans l'obscurité pendant 15.000 ans, elles sont réapparues à la lueur des lampes torches d'une équipe de préhistoriens le 30 octobre 2019, la découverte n'ayant été officiellement annoncée que le 7 février 2020, ceci afin de mieux étudier ces œuvres graphiques réalisées au début du magdalénien, quand le climat du sud-ouest de l'Europe était bien plus aride et plus froid qu'aujourd'hui.

     

    UN TABLEAU DE LE SUEUR A LA PROVENANCE DOUTEUSE AU MET

    Un tableau d'Eustache Le Sueur représentant le viol de Tamar décrit dans l'Ancien Testament pourrait être revendiqué par les héritiers du collectionneur juif Siegfried Aram au Metropolitan Museum de New York qui l'avait acquis en 1984 auprès d'un consortium de marchands.

    Aram avait fuit l'Allemagne nazie en 1933 en laissant derrière lui le tableau qu'il avait essayé vainement de récupérer après la guerre en indiquant en justice qu'il avait dû vendre sa demeure sous la contrainte à un homme d'affaires allemand nommé Oskar Sommer sans manquer d'accuser ce dernier d'avoir en même temps subtilisé cette œuvre.

    A présent, le Met s'est retrouvé contraint de vérifier la provenance de l'œuvre estimée à 1.5 million de dollars, vendue chez Christie's le 2 décembre 1983 à Londres en faveur de trois marchands associés pour 108.000 livres par les héritiers de Sommer alors que le catalogue n'avait fait aucune mention d'Aram, décédé en 1978 ni d'aucun autre propriétaire.

    Le musée en avait fait l'acquisition en février 1984 sans donc avoir des détails sur sa provenance alors que nombre d'œuvres pillées par les nazis restaient en fait à recouvrer. Selon les documents qu'il avait transmis à la justice allemande, Aram avait acquis le tableau de Le Sueur à Londres au milieu des années 1920 en mentionnant par erreur qu'il s'agissait d'une représentation de Tarquin et Lucrèce peinte par Simon Vouet, dont l'artiste était l'élève.

    Lorsque Aram quitta l'Allemagne, Thekla, sa mère, resta à Berlin avec la tâche de vendre les biens de sa famille, notamment la demeure qu'il possédait à Shapbach, dans la Forêt Noire, à un moment où les nazis appliquèrent des mesures anti-juives. Cette dernière la vendit  selon un contrat de vente qui excluait l'œuvre de Le Sueur qu'Aram entendait vendre à un collectionneur de Californie mais Sommer entendit la conserver en prétextant que la demeure avait été mal mesurée à son détriment et qu'il ignorait toute exclusion alors que la mère de l'intéressé avait essayé de vider son contenu sans son consentement.

    Plus tard, les deux filles de Sommer affirmèrent que leur père décédé en 1966 n'avait jamais tenté de profiter de la position de faiblesse des juifs en prenant de surcroît le risque d'en cacher certains alors qu'il se serait même opposé aux nazis.

    Dans les documents fournis aux tribunaux, Aram prit le contre-pied des affirmations des filles Sommer en soulignant que leur père avait profité de la situation en achetant sa demeure pour 70.000 Reichmarks avant de la revendre 5 ans plus tard pour 195.000. Il ajouta que sa mère avait été si ébranlée par l'attitude de Sommer qu'elle avait essayé de se suicider avant de fuir en Italie, où elle était morte d'un cancer en 1934.

    De son côté, Aram vécut successivement à San Francisco, Los Angeles, Detroit et New York, où il ouvrit une galerie à la fin des années 1930 tout en étant victime d'actes antisémites. Cela ne l'empêcha toutefois pas de se constituer une solide clientèle mais il se heurta à un mur face à la justice allemande lorsqu'il tenta de récupérer son tableau. Dans sa lutte judiciaire, il ne parvint qu'à obtenir une compensation de 7000 dollars de la part de Sommer dans le cadre de la vente de sa maison mais ce dernier fit la sourde oreille pour restituer la toile de Le Sueur.

    Pour sa part, Christie's a indiqué qu'il n'existait pas de listings d'œuvres pillées au début des années 1980 et que toute recherche sur la provenance de la toile avait été alors limitée. Il reste désormais au Met de décider si oui ou non, il devra restituer le tableau, identifié lors de son acquisition en 1984 comme le viol de Tamar, la fille du roi David, par Amnon, son demi-frère avec comme auteur  Le Sueur et non Vouet. Néanmoins, pour l'instant, aucun héritier d'Aram ne s'est manifesté auprès du musée pour récupérer le tableau.

    DECOUVERTE D'UN REMBRANDT DANS UN PETIT MUSEE DE PENNSYLVANIE

    Durant près de 50 ans, les responsables  du petit musée d'Allentown (Pennsylvanie) pensaient ne posséder qu'un portrait de jeune fille exécuté dans l'atelier de Rembrandt avant d'apprendre qu'il avait été peint par l'artiste lui-même.

    Il a fallu une restauration poussée pour se débarrasser de repeints et de vernis jauni pour découvrir dans toute sa splendeur ce portrait peint sur panneau en 1632 qui était entré dans les collections du musée en 1961 à la faveur d'un don effectué par la Fondation Kress créée par Samuel Kress, le propriétaire d'une chaîne de grands magasins. A l'époque, l'œuvre avait été attribuée à Rembrandt mais les spécialistes d'Amsterdam avaient finalement estimé qu'il s'agissait d'un travail de son atelier.

    Fondée en 1920, la Fondation Kress a fait don de nombreuses œuvres de la Renaissance à des musées provinciaux des Etats-Unis. Grâce aux techniques de pointes utilisées à présent pour examiner des œuvres d'art, le tableau a pu enfin être donné de la main de Rembrandt

    L'AVOCAT DE TRUMP SERAIT MOUILLE DANS DES ACHATS ILLICITES D'ANTIQUITES

    Le célèbre avocat de Donald Trump Alan Dershowitz qui a obtenu l'acquittement de son client devant le Sénat américain aurait été en possession d'antiquités pillées, selon plusieurs chercheurs, notamment Erin Thompson, un professeur sur les trafics illicites au John Jay College qui a indiqué que ce dernier avait vendu 27 pièces archéologiques pour 155.000 dollars chez Christie's en 2012 et que seulement deux d'entre elles avaient des provenances datant d'avant 1970.

    L'avocat s'est défendu d'avoir eu dans sa collection des objets pillés qu'il avait de surcroît achetés auprès de maisons comme Sotheby's ou Christie's, lesquelles se sont montrées plus précautionneuses sur les origines de leurs lots depuis une décennie suite à l'application de règlements clairs définis par l'Unesco en 1970.

    Bref, Dershowitz aurait participé à des achats illicites contre son gré, ce qui l'avait empêché de revendre facilement un sarcophage acquis chez Sotheby's dans les années 1990 faute de fournir des documents de provenance.

    L'avocat avait également revendu une sculpture érotique en 2012 passée ensuite en vente chez Bonhams avec comme mention d'origine « Arabie du Sud », un tour de passe-passe connu des amateurs pour désigner le Yémen, en proie à une longue guerre civile.

    Le problème et que nombre de collectionneurs ne s'avisent pas de se poser des questions sur ce qu'ils achètent et qu'ils ne réclament pas souvent des documents de provenance, ce qui veut dire qu'il existe un marché encore très actif pour des pièces douteuses

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