Lors de la troisième campagne de fouilles du mausolée de l'empereur Qinshihuang, près de Xi'an, dans la province du Shaanxi (nord-ouest de la Chine), plus de 220 nouveaux guerriers en terre cuite portant cinq titres officiels différents ont été mis au jour par les archéologues, notamment un nouveau grade militaire, surnommé "inférieur au plus bas".
"Les guerriers en terre cuite du mausolée sont alignés de la même façon que les vrais soldats il y a des milliers d'années sous la dynastie Qin (221 av. J.-C. à 206 av. J.-C.), donc les archéologues peuvent rechercher les vrais systèmes militaires de la dynastie avec ces guerriers qui ont été découverts", a expliqué Liu Zheng, membre de l'Académie des reliques culturelles de Chine.
Cette fouille de la Fosse n°1 du mausolée s'est poursuivie depuis 10 ans en couvrant environ 400 mètres carrés alors que les archéologues ont découvert que des officiers supérieurs de la dynastie Qin se trouvaient à l'avant avec leur épée à la main, leurs accessoires de coiffures étant différents de ceux de leurs subordonnés.
Douze chevaux et des armes ont également été trouvés au cours de cette série de fouilles et lorsque ces statues en terre cuite ont été exhumées,les couleurs des ceintures et des armures étaient bien préservées sauf qu'à l'air libre elles ont commencé à s'estomper. Néanmoins de nouvelles techniques de restauration ont permis aux statues de retrouver leurs couleurs d'origine.
Parmi les reliques découvertes le 30 décembre, un chameau doré trouvé dans l'une des tombes serait le plus ancien jamais mis au jour dans la province du Shaanxi tandis que les chercheurs pensent pouvoir trouver des tombes d'accompagnement à l'extérieur du mausolée qui est loin d'avoir révélé tous ses mystères.
UN KANDINSKY RECLAME AU STEDELIJCK MUSEUM
Les héritiers d'un collectionneur juif ont réclamé au Stedelijck Museum d'Amsterdam la restitution d'un tableau de Wassily Kandinsky titré « Bild Mit Häusern » (1909) que celui-ci avait acheté lors d'une vente aux enchères organisée dans cette ville en octobre 1940.
Pour ces héritiers, le tableau, acheté en 1923 par Emanuel Lewenstein au marchand Paul Citroën aurait été cédé sous la contrainte par ses enfants Robert et Wilhelmine qui en avaient hérité après le décès de sa veuve Hedwig en 1937.
Dans son testament, cette dernière avait recommandé que se enfants se partagent le tableau mais ceux-ci n'avaient pas suivi sa volonté. Aujourd'hui, les descendants de Wilhelmine et de Robert, ainsi qu'un autre d'Irma Klein, dont il avait divorcé avant la vente de 1940, ont mené une action conjointe pour récupérer l'œuvre en question.
En 2018, le comité néerlandais chargé d'examiner les demandes de restitution d'œuvres pillées par les nazis, avait décrété que le Stedelijck n'avait aucun raison de rendre le tableau mais les héritiers de Robert et Wilhelmine Lewenstein ont contesté sa décision en arguant que sept de ses membres étaient liés au musée, nonobstant le fait que les ventes d'œuvres ayant appartenu à des collectionneurs juifs après le 10 mai 1940 étaient légalement considérées comme faites sous la contrainte.
Pour le comité, aucune preuve n'a été apportée que la vente de ce Kandinsky ait été faite sous la contrainte, alors qu'aucune mesure de confiscation de biens juifs n'avait pas encore été appliquée à l'époque, sans compter que personne n'avait réclamé le tableau après la guerre.
UN RICHE COLLECTIONNEUR ESPAGNOL CONDAMNE POUR AVOIR TENTE D'EXPORTER UN PICASSO ILLEGALEMENT
Jaime Botin,un riche collectionneur espagnol et membre de la dynastie fondatrice de la banque Santander, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 52.4 millions d'euros pour avoir tenté d'exporter illégalement un tableau de Picasso.
Âgé de 83 ans, ce dernier a également été condamné par le tribunal à rendre à l'Espagne le tableau titré « Tête de Jeune Femme » (période Rose vers 1905) estimé à 26 millions d'euros qui avait été saisi à bord de son yacht ancré en Corse alors que selon plusieurs décisions de justice, il n'avait pas le droit de le sortir du pays.
La législation sur la protection du patrimoine culturel espagnol est une des plus sévères d'Europe. Ainsi, toute œuvre de plus de 100 ans est considérée comme un trésor national et nécessite une licence d'exportation lorsqu'elle est vendue à un étranger.
De son côté, Botin avait été dans le collimateur des autorités depuis 2012 lorsqu'il avait tenté de confier le tableau à Christie's pour le vendre à l'occasion d'une vacation prévue en février de l'année suivante.
DES MARCHANDS FRANÇAIS RESTITUENT DES PIECES PILLEES AU BENIN
A l'initiative de Robert Vallois, président du collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés, un groupe de marchands français a racheté 27 objets pillés au Bénin pour les restituer à ce pays alors que le président Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d'accélérer la politique française de restitution de pièces volées en Afrique.
Ces objets ont été rachetés lors d'une vente aux enchères organisée à Nantes en 2019. Ceux-ci provenaient des collections d'Alfred Testard de Marans, qui avait participé à une expédition militaire au Dahomey en 1890, et du Père Le Gardinier, qui avait dirigé une mission à cette occasion.
RANCON RECLAMEE PAR LES AUTEURS DU VOL COMMIS A LA VOÛTE VERTE DE DRESDE ?
Les auteurs du vol de plusieurs rares pièces en diamant commis à la Voûte verte de Dresde le 25 novembre 2019 auraient pris contact sur le Dark Web avec une société israélienne de sécurité pour les négocier mais les autorités allemandes n'ont jusqu'à présent reçu aucune demande de rançon
Le groupe CGI de Tel Aviv a affirmé que deux pièces, notamment un ordre de l'aigle blanc polonais incrusté de rubis et de diamants et un bijou saxon de près de 50 carats de diamants, avaient été proposées pour 9 millions d'euros payables en bitcoins. Toutefois, le musée de Dresde n'aurait aucunement mandaté cette société pour négocier le retour des objets volés qui n'avaient pas été assurés en raison de primes exorbitantes.