Datant du 7e siècle, des fragments de soutras calligraphiés sur de fines écorces de bouleau ont été mis à jour dans une ancienne implantation bouddhique sur le site de Mes Aynak, dans la province de Logar, à 40 km au sud-est de Kaboul
Avant de devenir une terre d'Islam, à partir de la conquête de la dynastie omeyyade au VII-VIIIe siècle, l'Afghanistan était une terre bouddhique où depuis le IIIesiècle, de nombreux monastères couvraient son territoire tandis que des bouddhas géants nichaient dans les falaises de grès rouges, à Bamiyan, un patrimoine unique détruit en 2001 par les talibans.
Parmi les vestiges remontant à cette période, quelques restes de manuscrits en sanskrit surgissent parfois des sables, ont déclaré les archéologues afghans qui depuis 2009 ont mené des fouilles sur le site à 2500 m d'altitude. Là se trouve un grandiose complexe gréco-bouddhique occupé entre le 3e et le 5e siècle et qui pourrait avoir été la ville décrite par le moine bouddhiste chinois du 7e siècle Xuanzang (602-664) à qui l'on doit le Rapport du voyage en Occident à l'époque des Grands Tang, un récit remarquable qu'il fit au VIIe siècle de son voyage en Inde et des contrées traversées.
Le projet d'exploitation de la mine de cuivre de Més Aynak, deuxième réserve mondiale de cuivre, menaçait l'antique établissement bouddhique. Celle-ci a été rachetée pour 3 milliards de dollars à l'Etat Afghan en 2008 par une société chinoise. Mais à Kaboul, le 13 et 14 juillet 2019, lors d'un séminaire consacré à Més Aynak, le maintien des recherches archéologiques a été clairement confirmé, un signe que l'exploitation du cuivre sera retardée de plusieurs années. Un sursis que les scientifiques se sont empressés de mettre à profit pour en sauver tous les trésors du site.
UN BUSTE D'ALEXANDRE RETROUVE OUBLIE DANS UN MUSEE
Oublié depuis des décennies, un buste en marbre d'Alexandre le Grand datant du 2e siècle avant notre ère a été retrouvé parmi des caisses de céramiques antiques dans les réserves du musée archéologique de Veroia, en Macédoine grecque.
Celui-ci avait été découvert le visage abîmé parmi des pierres qui avaient servi à l'édification d'un bâtiment de Veroia mais personne n'avait alors pris conscience de sa valeur inestimable car il n'existe que deux autres représentations du grand conquérant dans toute la Macédoine. Restauré et nettoyé, ce buste sera exposé sur le site archéologique d'Aigai, au musée des tombes royales de Macédoine de Vergina à la fin de 2020.
LA JAMAÏQUE RECLAME LA RESTITUTION D'OBJETS TRIBAUX DETENUS PAR LE BRITISH MUSEUM
Olivia Grange, la ministre jamaïcaine de la Culture, a réclamé au British Museum la restitution de pièces tribales Taino emportées durant la période coloniale entre le 16e siècle et l'indépendance de l'île des Caraïbes en 1962.
Parmi ces objets figurent une sculpture d'un homme oiseau et la représentation du dieu de la pluie Boiyanel trouvées dans une caverne en 1792. Jugées très importantes pour le patrimoine de la Jamaïque, elles ne sont même pas exposées au musée, a relevé la ministre sans mentionner d'autres institutions qui possèdent des pièces de la culture Taino des Caraïbes, telles le Met et El Museo del Barrio de New York ou le Smithsonian.
Le British Museum, qui n'a pas encore reçu de demande de restitution de la part de la Jamaïque, a tenu à préciser que les objets dont il a été fait mention avaient été acquis au début du 20e siècle de la collection de William Ockleford Oldman, un marchand et collectionneur d'art ethnographique. Par ailleurs, la civilisation Taïno a disparu depuis des siècles après avoir été remplacée par des colons blancs et leurs esclaves noirs, lesquels n'ont eu aucun lien avec elle, ce que pourrait éventuellement arguer le musée
NOUVELLES DECOUVERTES A POMPEI
Les archéologues qui mènent des fouilles dans les ruines de Pompéi ont fait une nouvelle découverte dans la zone appelée Regio V, où ils ont mis au jour une vaste collection d'objets, incluant des bijoux et des amulettes, qui pourraient faire partie d'un "trésor de sorcière".
Le "trésor" en question se trouvait dans les restes d'une boite en bois. Le matériau s'étant complètement décomposé, il n'en restait plus que les charnières en bronze, préservées au fil des siècles par les cendres volcaniques. Mais son contenu a été retrouvé dans un remarquable état. Parmi les nombreux objets, les archéologues ont identifié deux miroirs, des pièces d'un collier ainsi que des éléments en faïence ainsi que plusieurs pierres précieuses, notamment une améthyste et une cornaline gravées, de l'ambre, des fragments d'os, une petite figurine humaine, des amulettes de forme phallique et en forme de scarabée. Autre élément de la collection : un disque de verre affichant ce que les spécialistes pensent être une figure gravée de Dionysos, le dieu romain de la vigne, de la fertilité et de la folie.
D'après les archéologues, la qualité de l'ambre et des fragments de verre découverts confirme que la maison devait abriter un individu de haut rang. Toutefois, l'absence d'or - un matériau très apprécié à l'époque des riches habitants de Pompéi - suggère que le trésor pourrait ne pas avoir apprtenu au propriétaire mais plutôt à une servante ou une esclave.
Plus intéressant encore, la fonction des objets n'était peut-être pas ornementale. Les archéologues ont en effet relevé que plusieurs d'entre eux pouvaient être vus comme des porte-bonheur tandis que d'autres pourraient avoir servi à se protéger de la malchance. Les colliers par exemple, pourraient ainsi avoir été portés durant des rituels plutôt que dans le but d'avoir l'air élégant.
Une seconde découverte réalisée dans la Casa del Giardino pourrait néanmoins aider à en savoir plus sur la mystérieuse collection. Dans la même maison, l'équipe de fouilles a en effet révélé une pièce contenant dix victimes parmi lesquelles des femmes et des enfants figés par les cendres. Des analyses ADN vont être menées pour en savoir plus et notamment pour établir s'il existait des liens de parenté entre les différentes victimes. Parallèlement, les spécialistes ont également commencé à étudier les symboles et les iconographies associés aux objets afin de mieux comprendre leur signification et leur fonction.