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La peinture à l'huile d'Olive a tendance à plaire à de nombreux amateurs.

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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
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    LVème Chapitre
    ACHETEE POUR L'EQUIVALENT DE 28 EUROS, UNE ESQUISSE A ETE AUTHENTIFIEE COMME ETANT DE MODIGLIANI
    08 Août 2019

    Achetée durant les années 1970 pour 55.000 lires, soit l'équivalent de 28 euros, une esquisse représentant le portrait de Jeanne Hébuterne, la compagne de Modigiliani, a été authentifiée comme étant de la main de l'artiste par des experts mandés par le tribunal de Venise.

    Très proche de l'huile sur toile exposée au Metropolitan Museum de New-York, ce dessin comportait au verso une dédicace suivante « Cher ami Durini, ce croquis a été réalisé par Amedeo Modigliani en 1919 » écrite par Léopold Zborowski, ami et marchand de l'artiste, un élément qui a permis en grande partie son authentification.

    UN COLLECTIONNEUR FRANCAIS POURSUIT UNE SOCIETE D'INVESTISSEMENT EN ART

    Marc Baradel, un collectionneur français, a poursuivi en justice Asher Edelman, le président de la société d'investissement en art Artemus, et deux compagnies d'assurances pour des dommages subis par une sculpture de Constantin Brancusi titrée « Le Poisson » (vers 1920-1922) confiée à celle-ci.

    Cassée en deux en tombant de son piédestal, cette sculpture évaluée à 22,5 millions de dollars n'en vaudrait plus que 16,9 millions après réparation, a affirmé le plaignant devant la Cour suprême de New York tandis qu'Edelman s'est défendu en disant qu'elle était tombée après que celui-ci l'eût installée sur son piédestal dans son bureau.

    « Il a installé la sculpture puis est allé s'asseoir dans un fauteuil et elle est tombée à ce moment là », s'est défendu Edelman alors que Baradel avait assuré l'œuvre pour 5 millions de dollars auprès de deux compagnies d'assurances, la société HUB international de Chicago et la Lloyd's de Londres, mais aucune d'elle n'avait voulu couvrir les dommages qu'elle avait subis.

    Accusant la société Artemus de négligence pour  n'avoir pas protégé l'œuvre et les compagnies d'assurances de déshonnêteté, Baradel a réclamé 22,5 millions de dollars à Edelman et 5 millions à ces dernières.

    UN PORTRAIT VOLE RETROUVE AU BOUT DE 50 ANS

    Volé en compagnie de 5 autres oeuvres en 1971 à Valence House, un musée situé à Barking, à l'est de Londres, un portrait de Charles Fanshawe, le 4e vicomte de Fanshawe (1643-1710) a été retrouvé en janvier 2019 dans une maison de vente de Philadelphie (USA) grâce à l'obstination de ses descendants qui avaient posté l'image de la toile sur Google Alerts.

    Après le vol commis par effraction, la police avait pu retrouver deux portraits et six cadres alors que 4 autres œuvres restaient manquantes. Il a fallu recourir au FBI pour récupérer le portrait du vicomte pour qu'il retrouve sa place à Valence House dont la collection est riche de plus de 70 portraits des 17e et 18 siècles de membres de sa famille.

    LES NAVIRES DE CROISIERE BIENTÔT RESTREINTS A VENISE

    Les autorités italiennes ont décidé d'interdire le passage de certains des principaux canaux de Venise aux navires de croisière après des incidents et des années de protestations de la part des riverains.

    Ces navires devront progressivement être détournés du centre de Venise, notamment le canal de la Giudecca, et de son lagon en raison des risques qu'ils pourraient provoquer. Cette décision intervient après qu'un navire soit entré en collision avec une jetée bondée de monde sur le canal de la Giudecca en juin alors qu'un peu plus tard, un autre bâtiment avait endommagé un restaurant devant un quai.

    La municipalité de Venise avait déjà décidé d'introduire à partir du 31 décembre une taxe de 3 euros pour les touristes débarquant de bateaux de croisière qui représentaient une manne pour la ville comptant 50.000 habitants mais aussi de graves nuisances pour ceux-ci et leur environnement.

    Il s'agit désormais de limiter la circulation de ces navires qui devront mouiller devant deux terminaux situés loin du centre de la cité lacustre tandis que d'ici un an, un tiers d'entre eux sera progressivement détourné vers d'autres embarcadères, à Chioggia ou sur l'île du Lido mais les défenseurs de l'environnement ont estimé que cette déviation ne sera pas suffisante pour enregistrer une différence.

    UN DOUX RÊVEUR

    Un pilier de bar qui, dans un troquet de Liège, avait acheté à un inconnu un portrait de Jésus pour 500 euros s'est déclaré certain qu'il était de la main de Rembrandt mais il aura le plus grand mal à le faire authentifier.

    Originaire de Verviers, l'homme qui a désiré rester anonyme a déclaré qu'il avait acheté ce tableau à un type pour le dépanner car il était lourdement endetté jusqu'au moment où un de ses amis lui avait conseillé de consulter un expert, lequel l'avait authentifié comme étant de la main de Rembrandt en l'estimant à 30 millions d'euros.

    L'ennui est que Baudouin Van Steenberghe, l'expert en question, est mort en 2008 alors que d'autres spécialistes ont estimé que ce tableau titré « Ecce Homo » datait en fait d'entre 1676 et 1699, soit plusieurs années après la disparition de Rembrandt en 1669.

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