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Le journal d'un fou d'art

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XXIXème Chapitre
LA CRISE FINANCIERE A COMMENCE A RENDRE LE MARCHE DE L'ART ASTHMATIQUE
16 Octobre 2008
Jeudi 16 octobre 2008, la crise financière a commencé à avoir des effets pernicieux sur le marché de l'art ainsi que l'ont rapporté divers marchands dont les affaires sont tombées en panne depuis la mi-septembre.

A Bruxelles, un galeriste parisien installé dans la capitale belge et ses associés ont connu une sacrée mésaventure après avoir vu une somme de 1,5 million d'euros placée dans des actions de la banque Fortis fondre comme neige au soleil après que celle-ci ait frôlé la faillite. Déçu ne pas avoir été très fortiche en misant sur Fortis, il est parti à Londres exposer sa marchandise dans une foire avec l'espoir d'oublier sa déconvenue, pour finalement prendre une nouvelle baffe en ne vendant rien.

De son côté, un marchand qui a été proposer un tableau fauve pour 800 000 euros à un homme d'affaires très connu est arrivé chez dernier pour le voir prostré devant son poste de télévision au moment où LCI annonçait une nouvelle débâcle à la Bourse.

"Je viens de perdre 8 millions d'euros en une seule séance , autant dire que je n'ai plus l'envie vissée au coeur  pour acheter votre tableau", lui a- t-il alors répondu d'une voix désolée.

"Je viens d'avoir un grand galeriste au téléphone qui m'a dit qu'il ne prenait plus la peine d'appeler ses clients en devinant ce qu'ils avaient perdu en deux semaines sur les marchés financiers", a ajouté ce marchand avant de me parler de ses dernières passes d'armes avec des experts.

Celui-ci a ainsi révélé qu'il avait découvert une oeuvre d'Odilon Redon peinte sur une plaque de cuivre dont l'authentification lui avait été refusée d'une manière redondante alors qu'une radiographie de cette plaque avait permis de déceler la présence sous la peinture d'une rare gravure de Redon. Même déconvenue pour un tableau de Renoir jugé bon au départ avant qu'on l'informe qu'il ne l'était pas au prétexte que la toile était peinte jusqu'à ras bord.

" Renoir avait eu souvent l'habitude de peindre des oeuvres sur des toiles libres qu'il punaisait ensuite. Après sa mort, ces toiles furent mises sur châssis avec des espaces libres sur les bords mais j'ai appris un détail important, à savoir que de son vivant, il se voyait demander par son marchand de peindre les blancs sur les côtés une fois celle-ci montée sur châssis, a-t-il indiqué.

Désarçonné un moment par la décision inattendue  et plutôt saugrenue du Comité Wildenstein, le marchand a pris le parti de consulter la Galerie Bernheim Jeune qui a finalement certifié  cette toile sans problème par la Galerie Bernheim Jeune en déterminant qu'il s'agissait de la version d'une oeuvre existante. En attendant, cette une histoire de châssis a bien failli l'envoyer dans le fossé.

Un peu plus tard, entretien avec le galeriste Jacques de Vos encore tout ravi d'avoir acheté une guitare et le stylo Mont-Blanc du chanteur Jacques Brel lors d'une vente organisée quelques jours plus tôt à l'Hôtel Drouot. Le truculent marchand  a indiqué que pour rien au monde il n'aurait manqué cet événement tant il avait de la dévotion (sic) pour son célèbre compatriote avant d'afficher un sourire étonné en apprenant l'existence du Club des Rêveurs Anonymes de Drouot (CRAD) regroupant une petite cinquantaine de chineurs  mûs par le fantasme de la découverte.

"J'admire les rêveurs et ça m'amuserait grandement de faire partie du CRAD", a-t-il signalé  l'air hilare puis, tout en regardant une série de photos de trouvailles propres à faire rêver qui lui ont été présentées au cours de cette rencontre impromptue, De Vos a ajouté qu'il serait intéressant d'organiser  un jour une sorte de Salon de pièces refusées par les experts histoire de montrer à quel point il est difficile de déterminer ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.
 

Samedi 18 octobre 2008, atmosphère pesante au marché aux Puces de Vanves où les chineurs ont appris qu'un brocanteur surnommé « Le Tamtam du Bd Raspail » avait été transporté d'urgence à l'hôpital après avoir eu un malaise dans la nuit. Le samedi précédent, il semblait en pleine forme. Comme quoi les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour n'importe qui.

 

Vers sept heures, un tableau américain a changé de main pour 5000 euros, un prix bâtard pour une œuvre censée valoir au moins six fois plus dans une vente aux enchères. Finalement, il y aura certainement un perdant, le vendeur si le tableau est reconnu authentique ou l'acheteur si celui-ci ne l'est pas.

 

Rencontre avec « Le Professeur », un peu bougon en ce matin blême et pour cause, le chineur a vu brutalement fondre son portefeuille d'actions boursières dans la tourmente de la crise financière. Et dire qu'il avait cru dur comme fer avoir su bonifier sa retraite grâce à des placements en Bourse considérés comme judicieux. Il se sera finalement montré bien plus finaud en amassant une belle collection d'art pour pouvoir espérer vivre confortablement durant ses vieux jours, une perspective qui s'est par contre éloignée pour un marchand parisien condamné à une énorme amende en justice après avoir été reconnu coupable d'avoir vendu des croûtes présentées avantageusement comme des tableaux de maîtres.

 

Allergique à l'idée de devoir s'acquitter d'une somme de 3 millions d'euros, le marchand a pris le parti de laisser traîner les choses quitte donc à s'exposer à des pénalités et des saisies. Le jugement étant exécutoire, une saisie opérée par un huissier a donné lieu en début de semaine à une vente aux enchères de plusieurs dizaines de tableaux qui n'a rapporté que 80 000 euros, une misère en regard du montant colossal de sa dette à l'égard de la justice. Comble de malchance, la crise financière internationale est venue plomber son activité au risque de lui donner le coup de grâce.


Dans un café de la Porte de Vanves, un marchand du quartier Drouot surnommé "Wait and See" a évoqué une mésaventure vécue avec un grand tableau d'Utrillo chiné il y a une trentaine d'années qu'il n'avait jamais osé faire expertiser. L'an dernier, il a eu l'incroyable chance de découvrir dans une brocante une photographie de l'artiste le montrant en train de peindre cette toile, une découverte qui l'a incité à consulter le spécialiste du peintre lequel lui a répondu que sa trouvaille n'était qu'une copie de l'original. Pas de bol pour "Wait and See" qui aura attendu tant d'années pour rien. Il n'y a finalement que dans un camping où on peut supporter sans peine que la tente soit longue...


Lundi 20 octobre 2008, entretien avec un collectionneur de montres responsable d'une boutique de costumes sur mesure qui de fil en aiguille en est venu à dire que la crise financière avait commencé à gêner ses clients aux entournures.


"Nous avions certains clients qui passaient commande pour trois ou quatre costumes en même temps mais depuis deux semaines, leur demande se limite à un seul  Bref, le volume des commandes a sérieusement baissé tandis que les retards de paiement ont brutalement augmenté", a-t-il ajouté sur un ton résigné alors qu'il aurait pu signaler que nombre de ses clients avaient eu du mal à accepter l'idée d'aller se rhabiller après que la crise les ait déshabillés en leur taillant pas mal de costards en Bourse.


Les tailleurs se consoleront toutefois d'apprendre que la fréquentation des boîtes de nuit et des restaurants a baissé, signe que la crise a incité les gens à moins sortir et à se serrer la ceinture, ce qui  mettra encore plus mal à l'aise les brocanteurs, notamment plusieurs locataires du marché Serpette de Saint-Ouen sur le point de mettre la clé sous la porte faute d'avoir pu enregistrer des recettes suffisantes depuis la rentrée de septembre.

 






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