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Etre fou de Buffet, c'est en avoir plein l'armoire (AD)
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Le journal d'un fou d'art
Chapitre :
23 titres
XXème Chapitre
Botero au Musée Maillol
01 Novembre 2003 |
Cet article se compose de 2 pages.
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Le peintre colombien Fernando Botero, qui expose ses œuvres à la Fondation Dina Vierny-Musée Maillol à Paris jusqu'au 15 mars 2004, n'a que du mépris pour les enseignants des Beaux-Arts qui, à son avis, ne savent même pas peindre et n'offrent aucun enseignement valable à leurs élèves. « Cela témoigne bien de la décadence et du chaos de l'art d'aujourd'hui », a t-il déclaré dans le Journal du Dimanche du 9 novembre. Expliquant que l'abstraction ne l'avait jamais tenté, le peintre adepte de la représentation de personnages aux formes généreuses et souvent voluptueuses, a souligné que c'était seulement en copiant les maîtres qu'on pouvait se former à la peinture. Ironie de l'histoire, Botero est aujourd'hui l'un des peintres les plus copiés au monde, ses nanas plantureuses et ses amusantes scènes de tauromachie faisant un tabac en Amérique Latine et ailleurs. Maintenant, il peint des tableaux sur la violence qui ruine son pays natal où il est considéré comme un dieu vivant quoiqu'il n'ose pas s'y rendre de peur d'être enlevé par des bandits ou des terroristes. Quand bien même son talent semble indéniable, il reste cependant dommage que son succès ait été dû en grande partie aux barons du cartel colombien de la drogue lesquels depuis des années ont acheté ses œuvres à profusion pour blanchir l'argent de leurs énormes bénéfices illégaux. Week-end pourri à Saint-Ouen où les touristes sont semble-t-il venus pour tuer le temps et non pour acheter des antiquités qui commencent à moisir dans les boutiques. Les brocanteurs sont de plus en plus aux abois alors que le marché est quasiment gelé. En attendant, les prix pour les pièces de qualité moyenne continuent à s'effondrer dans les ventes organisées à l'Hôtel Drouot. Le marasme perdure et affecte tous les secteurs de l'économie. Le chômage monte, le moral des ménages est en berne et les gens ont sans cesse plus de mal à joindre les deux bouts surtout que les banques ont commencé à faire un sérieux ménages en réduisant brutalement les découverts consentis à leurs clients. Le drame, c'est que toute l'économie européenne est touchée et qu'on ne voit encore guère le bout du tunnel de cette crise qui nous paralyse tous. Le pire, c'est aussi que le terrorisme pratiqué par les fous d'Al Qaida reprenne une nouvelle ampleur pour plonger le monde industrialisé dans une morosité encore plus sombre.
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Le peintre colombien Fernando Botero, qui expose ses œuvres à la Fondation Dina Vierny-Musée Maillol à Paris jusqu'au 15 mars 2004, n'a que du mépris pour les enseignants des Beaux-Arts qui, à son avis, ne savent même pas peindre et n'offrent aucun enseignement valable à leurs élèves. « Cela témoigne bien de la décadence et du chaos de l'art d'aujourd'hui », a t-il déclaré dans le Journal du Dimanche du 9 novembre. Expliquant que l'abstraction ne l'avait jamais tenté, le peintre adepte de la représentation de personnages aux formes généreuses et souvent voluptueuses, a souligné que c'était seulement en copiant les maîtres qu'on pouvait se former à la peinture. Ironie de l'histoire, Botero est aujourd'hui l'un des peintres les plus copiés au monde, ses nanas plantureuses et ses amusantes scènes de tauromachie faisant un tabac en Amérique Latine et ailleurs. Maintenant, il peint des tableaux sur la violence qui ruine son pays natal où il est considéré comme un dieu vivant quoiqu'il n'ose pas s'y rendre de peur d'être enlevé par des bandits ou des terroristes. Quand bien même son talent semble indéniable, il reste cependant dommage que son succès ait été dû en grande partie aux barons du cartel colombien de la drogue lesquels depuis des années ont acheté ses œuvres à profusion pour blanchir l'argent de leurs énormes bénéfices illégaux. Week-end pourri à Saint-Ouen où les touristes sont semble-t-il venus pour tuer le temps et non pour acheter des antiquités qui commencent à moisir dans les boutiques. Les brocanteurs sont de plus en plus aux abois alors que le marché est quasiment gelé. En attendant, les prix pour les pièces de qualité moyenne continuent à s'effondrer dans les ventes organisées à l'Hôtel Drouot. Le marasme perdure et affecte tous les secteurs de l'économie. Le chômage monte, le moral des ménages est en berne et les gens ont sans cesse plus de mal à joindre les deux bouts surtout que les banques ont commencé à faire un sérieux ménages en réduisant brutalement les découverts consentis à leurs clients. Le drame, c'est que toute l'économie européenne est touchée et qu'on ne voit encore guère le bout du tunnel de cette crise qui nous paralyse tous. Le pire, c'est aussi que le terrorisme pratiqué par les fous d'Al Qaida reprenne une nouvelle ampleur pour plonger le monde industrialisé dans une morosité encore plus sombre.
Semaine sans éclat à Paris alors que les prix ont flambé pour les tableaux modernes et contemporains à New York. La reprise se sent aux Etats-Unis alors que la France flirte encore avec la récession. Jean-Pierre Raffarin avait promis du caviar aux Français, il ne leur offre pour l'instant qu'un minuscule œuf de l'UMP… L'argent circulant moins sur le marché de l'art, les acheteurs sont devenus extrêmement sélectifs et ne se battent donc que pour les pièces exceptionnelles. Justement, l'exceptionnel se fait de plus en plus rare et les bonnes foires aux antiquités n'offrent rien de palpitant en ce moment, que ce soit à la Bastille ou à l'hippodrome d'Auteuil où les affaires se sont faites plutôt au compte-goutte. Samedi 15 novembre, dispersion chez Christie's de pièces détachées du supersonique Concorde. De nombreux amateurs nostalgiques étaient présents dans la salle mais rares ont été ceux qui ont pu repartir avec un souvenir car les estimations ont été pulvérisées pour être parfois multipliées par 500. Bref, au lieu d'envoyer le porte-avions « Clémenceau » à la casse, l'Etat français aurait été plus avisé de vendre aux enchères les morceaux de ce bâtiment qui fit la gloire de la Marine et de récupérer ainsi le produit de cette vente pour garnir ses caisses…
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