| | Citation |
| | |
|
Un peintre en panne totale d'inspiration risque de finir enterré victime d'une crise en thème…
|
|
|
|
Le journal d'un fou d'art
Chapitre :
23 titres
XXème Chapitre
Un butin retrouvé
01 Octobre 2003 |
Cet article se compose de 2 pages.
1
2
|
La police a retrouvé la plupart des tableaux et bijoux voles dans la nuit du 8 au 9 mai 2002 à Bréviandes, près de Troyes, dans la propriété de Marc Lévy, l'un des héritiers d'un empire du textile bâti par son père, un grand collectionneur d'art qui avait légué les meilleures œuvres de sa collection au Musée de Troyes peu avant sa mort. Cette nuit-là, un groupe de malfaiteurs issus d'une tribu redoutée des gens du voyage avait pris 17 membres de la famille Lévy en otages après avoir investi la propriété. Ce furent plusieurs heures d'enfer que vécurent ces derniers, dont certains furent tabassés pour révéler l'emplacement d'un coffre où étaient entreposées les œuvres d'art, notamment des toiles de Cézanne, Picasso ou Dufy. Il a fallu plus d'un an aux enquêteurs de l'OCRB pour remonter la piste de ces bandits violents et extrêmement dangereux capables de mutiler, voire de tuer, leurs victimes si celles-ci esquissent le moindre geste de résistance ou ne se montrent pas suffisamment coopératives.
|
|
La police a retrouvé la plupart des tableaux et bijoux voles dans la nuit du 8 au 9 mai 2002 à Bréviandes, près de Troyes, dans la propriété de Marc Lévy, l'un des héritiers d'un empire du textile bâti par son père, un grand collectionneur d'art qui avait légué les meilleures œuvres de sa collection au Musée de Troyes peu avant sa mort. Cette nuit-là, un groupe de malfaiteurs issus d'une tribu redoutée des gens du voyage avait pris 17 membres de la famille Lévy en otages après avoir investi la propriété. Ce furent plusieurs heures d'enfer que vécurent ces derniers, dont certains furent tabassés pour révéler l'emplacement d'un coffre où étaient entreposées les œuvres d'art, notamment des toiles de Cézanne, Picasso ou Dufy. Il a fallu plus d'un an aux enquêteurs de l'OCRB pour remonter la piste de ces bandits violents et extrêmement dangereux capables de mutiler, voire de tuer, leurs victimes si celles-ci esquissent le moindre geste de résistance ou ne se montrent pas suffisamment coopératives.
Ainsi, pour faire parler les occupants de la propriété, ceux-ci n'avaient pas hésité à s'en prendre à leurs enfants en leur mettant le canon d'un pistolet dans la bouche ou sur la tempe. Le problème est que la police n'a arrêté que les exécutants de ce vol avec violence et qu'elle ne dispose pas de preuves tangibles pour interpeller leurs chefs, trois frères d'une dangereuse famille de gens du voyage, connue sous le nom du clan « H », et présentés comme les patrons du milieu parisien. Fait inquiétant, la plupart des vols d'objets d'art sont commis par des gens du voyage que la société a du mal à intégrer et le phénomène n'est malheureusement pas près d'être jugulé du fait de l'arrivée massive en France de Roms des pays de l'Est qui n'ont comme seul moyen d'existence que de commettre des rapines avant de s'enhardir pour passer des simples vols à la roulotte aux cambriolages et à d'autres délits autrement plus graves. A titre d'exemple, des hordes de nomades envahissent souvent le marché aux Puces de Saint-Ouen tout autant que des boutiques dans Paris ou en province pour y commettre des vols qui, en temps de crise, pénalisent lourdement les marchands victimes de ces larcins. La société devrait cependant s'en prendre à elle-même car depuis des siècles, l'hostilité des populations des pays d'Europe envers les Gitans n'a eu pour effet que de les ostraciser et d'en faire des indésirables. Ainsi, le mythe des gitans voleurs de biens, et même d'enfants, a eu la dent si dure qu'il paraît aujourd'hui bien difficile d'effacer d'un coup les préjugés à leur encontre et de les assimiler. En retour, ces derniers méprisent la société qu'ils considèrent comme la source de tous leurs malheurs. N'empêche, pour survivre, ceux-ci estiment qu'ils n'ont pas d'autres ressources que de verser dans l'illégalité quitte à voir s'accumuler les rancoeurs de ceux qu'ils surnomment les Gadjos (étrangers).
|
|