ArtCult : Les actualités du marché de l'art .
Rechercher dans le site :
  Accueil
  Actualités
  Dossiers
  Marché de l'art
  Outils d'experts
  Communication
Recherche
Rechercher dans la page Le journal d'un fou d'art :
Rechercher dans le site :

Citation
Quand on est plus vieux, on se mouille moins (AD)

Actuellement
Dernieres petites annonces
15/10: UN MOMENT DE DECOUVERTE ARTISTIQUE
UN MOMENT DE DECOUVERTE ARTISTIQUE SUR ferse.hubside.frA très bientot sur le site!!! ...
24/07: RECHERCHE OEUVRES MAJEURES
We are a consulting firm of Art and Antiques, whose main activity is themanagement of p...
08/04: RECHERCHE OEUVRES D'ARTISTES ROUMAINS
Collectionneur recherche oeuvres importantes d'artistes roumains: Pascin, Janco, Maxy...
> Passer une annonce
Estimation d'oeuvre d'art
Envoyez nous une photographie accompagnée d'une description afin de bénéficer de notre expertise.
Soumettre une estimation

Lettre d'information
Entrez votre email pour souscrire à notre lettre d'information :

Le journal d'un fou d'art

Chapitre :
27 titres
Page précédente 26/27
Retour Retour
XIXème Chapitre
Ennui d'un côté, disparition d'un Vinci de l'autre
01 Août 2003
Cet article se compose de 2 pages.
1 2
Mercredi 27 août, la foire aux antiquités de Lille qui n'a attiré qu'un faible contingent de chineurs. Peu de bonnes pièces, trop de gros prix, pas assez d'acheteurs, cela a suffi pour faire de cette édition un fiasco et beaucoup de visiteurs ont ragé à l'idée d'avoir fait 410 kilomètres Paris-Lille et retour pour rien.

Le même jour, la petite virée de deux malfaiteurs au château de Drumlanrig en Ecosse a été bien plus payante puisqu'ils ont dérobé « La Madone au fuseau », un tableau inestimable de Léonard de Vinci appartenant à Sir Walter Francis John Montagu Douglas Scott Walter dont le domaine s'étend sur 680 km2 de terres.

Les voleurs ont simplement eu à neutraliser une gardienne vers onze heures du matin pour s'emparer du tableau et s'enfuir en compagnie de deux complices qui les attendaient à bord d'une voiture garée devant le château.

Cette superbe peinture sur panneau représentant l'enfant Jésus sur les genoux de la Vierge Marie tenant entre ses mains un fuseau à tisser en forme de croix avait été peinte par Léonard de Vinci à la même époque que la Joconde. Estimée entre 70 et 90 millions d'euros, elle est bien évidemment invendable sur le marché de l'art et la police se demande si le but des voleurs ne serait pas de la restituer en échange d'une rançon. Il se pourrait d'ailleurs que ce vol ait été perpétré par un commando de l'IRA, l'organisation terroriste irlandaise qui, pour renflouer ses caisses avait mené une opération similaire en Irlande il y a quelques années.

Quoiqu'il en soit, l'œuvre peinte sur bois et mesurant 47 x 35 cm court le risque d'être détruite si d'éventuelles tractations menées avec les voleurs venaient à échouer. En attendant, la compagnie Lloyds auprès de laquelle ce tableau a été assuré a offert une prime de 1,5 million d'euros à toute personne qui permettrait de le retrouver.

Agé de 79 ans, Sir Walter Scott est l'héritier de la fabuleuse collection d'art des ducs de Buccleuch aujourd'hui évaluée à 650 millions d'euros. La « Madone au fuseau » figurait dans la collection des ducs depuis plus de 250 ans et faisait la fierté de son propriétaire.

La collection présentée dans le château-musée avait de quoi susciter des convoitises et ce vol va probablement relancer le débat sur la sécurité dans les musées européens dont certains sont considérés comme de véritables passoires.

Le vol de tableaux de Van Gogh au Musée d'Amsterdam portant le nom du célèbre peintre ou celui de la salière de Cellini en mai 2003 en Autriche ainsi que l'arrestation d'un Mulhousien qui durant des années avait dérobé des dizaines d'œuvres dans plusieurs musées en Europe confirment à bien des égards que maints trésors sont vraiment mal protégés.

Suite au vol au musée de Vienne de la célèbre salière en argent et vermeil datant de la Renaissance, la compagnie d'assurances du musée vient de recevoir de la part d'un maître chanteur non-identifié une demande de rançon de 5 millions d'euros, un tarif qu'elle a jugé un peu trop salé. Maintenant, rien ne dit qu'on retrouvera un jour cette pièce extraordinaire réalisée par le maître orfèvre Benvenuto Cellini et dont Charles Quint se servit maintes fois pour impressionner ses convives.

Vendredi 29 août, le marché aux Puces de Saint-Ouen est resté toujours aussi vide sous un ciel gris qui s'est mis brutalement à fondre en larmes comme pour bien témoigner du profond ennui dans lequel la capitale a sombré. En attendant, la polémique sur les ravages de la canicule qui ont provoqué des milliers de morts a enflé après l'annonce d'un bilan de 11 435 décès pour la première quinzaine du mois d'août.

La solitude représente l'antichambre de la mort pour nombre de vieux qui disparaissent dans l'indifférence, un fait constaté amèrement durant ce mois d'août lorsque peu de gens se sont souciés du sort de nombreuses victimes, probablement pour la raison bien simple qu'ils n'avaient guère envie d'interrompre leurs vacances pour enterrer des proches qu'ils ne voyaient plus que de temps à autre.

La canicule n'aura cependant pas eu des effets catastrophiques pour tout le monde puisque ces quelque 11 000 décès signifient autant de successions à ouvrir avec la certitude de voir bientôt des quantités de bonnes pièces apparaître sur le marché de l'art. Cela permet au moins à de nombreux professionnels d'espérer un semblant de reprise et un retour des gros acheteurs. Bref, on oublie que si la mort est synonyme de perte cruelle elle peut aussi être une belle source de profit, notamment pour les pompes funèbres, le fisc, les notaires, les héritiers, les agences immobilières, les commissaires-priseurs et les antiquaires…

Week-end sans relief à Saint-Ouen où même Robinson Crusoë se serait senti plutôt seul. Des dizaines de marchands n'ont pas enregistré un seul centime de recette depuis deux mois, à croire que les acheteurs ont disparu à moins que les puces se soient fait la malle sur le dos d'un chien devenu invisible…

La crise, qui touche tous les secteurs de l'économie, est bien là, inquiétante, énervante, stressante, lancinante et insupportable pour beaucoup au point que lorsqu'on évoque le mot reprise on pense d'abord à ses chaussettes et à rien d'autre.

Lundi 1er septembre, mauvaise nouvelle, la cristallerie Daum, créée il y a 125 ans, n'a pas résisté à cette fichue conjoncture et a déposé son bilan. Néanmoins, les collectionneurs de verreries Art Nouveau s'en contrefichent étant donné qu'ils s'intéressent seulement aux pièces signées Daum réalisées avant 1925. Ils pourront simplement se montrer compatissants en disant à propos de cette déconfiture que c'est
« daumage ».

Drôle de nouvelle, la momie que l'on pensait être de Néfertiti, découverte en juin 2003 dans une tombe de la vallées des rois à Louxor, pourrait être celle d'un homme. La reine d'Egypte, célèbre pour sa beauté, reste encore à trouver à moins que cette dernière ait été en fait un transsexuel…

Mentions légales Conditions d'utilisation Rédaction Annonceurs Plan du site
Login : Mot de passe ArtCult - Réalisé par Adrian Darmon