Mercredi 9 juillet, petite visite à la foire du Bourget qui constitue la dernière chance offerte aux brocanteurs d'engranger quelques sous avant les vacances. Apparemment, les visiteurs n'ont pas eu le loisir d'y faire de belles découvertes d'autant plus que les prix affichés par les exposants étaient démesurés. Maintenant, à quoi bon essayer de liquider une partie de son stock si on se montre trop gourmand alors que le marché vit au ralenti?
Chester Fielx et bien d'autres chineurs sont donc repartis bredouilles de cette foire réduite à une portion congrue et dont la fréquence trimestrielle nuit à la bonne tenue. Il semble loin le temps où on trouvait à boire et à manger au Bourget...
Enfin des nouvelles de « Ben Claude » le découvreur d'un Monet peint en Norvège, qui ne s'est pas réfugié dans son Île de la Réunion comme on le pensait mais qui, hébergé par un de ses frères, se cache dans Paris et se sent honteux de devoir se rendre tous les midis à la soupe populaire. Voilà un chineur victime de la crise qui n'a pas su profiter pleinement des quelque 130 000 euros issus de sa trouvaille. La maison qu'il avait achetée pour 80 000 euros à Gagny s'avère invendable pour l'instant et notre homme se retrouve à la rue. Triste histoire…
Il y a cependant encore des gens heureux malgré la crise, comme ce marchand du marché Dauphine à Saint-Ouen qui s'était offert il y a environ cinq ans une huile sur toile de Jean Pougny pour moins de huit mille euros chez M° Briest. Ayant besoin d'argent, il a confié cette oeuvre à la vente auprès de ce commissaire-priseur et a eu la surprise d'enregistrer une enchère de plus de 80 000 euros.
Il est vrai que les oeuvres des peintres russes sont très recherchées actuellement sur le marché grâce à une clientèle aisée venue de Moscou ou de Saint-Pétersbourg. Ceci explique cela.
Jeudi 10 juillet, le magnat américain Steve Wynn s'est offert chez Sotheby's pour 9,9 millions de dollars un autoportrait de Rembrandt qui avait été autrefois maquillé pour devenir le portrait d'un noble russe. Son dernier propriétaire ignorait qu'il détenait un trésor mais un expert futé décela la main du maître du côté des lèvres et du menton. Un long et minutieux nettoyage a été effectué pour retrouver le vrai visage de Rembrandt mais de nombreux amateurs ont trouvé que cette délicate opération avait eu quelques effets négatifs propres à nuire à l'originalité de l'oeuvre. Apparemment, le roi des casinos qu'est Steve Wynn n'a pas été refroidi pour autant.