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XIXème Chapitre
Le comble pour un commissaire-priseur : devenir marteau
01 Juillet 2003
Cet article se compose de 2 pages.
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Vendredi 4 juillet, morne matinée au marché aux Puces de Saint-Ouen où de plus en plus de marchands sont rongés d'angoisse à l'idée que la rentrée de septembre ne sera pas positive.

Au plan économique, les clignotants sont au rouge alors que l'Allemagne se retrouve dans une situation à la japonaise avec une déflation synonyme de chômage aggravé et de faibles investissements de la part des entreprises plutôt désireuses de réduire leurs déficits. En outre, l'euro fort plombe les espoirs d'une reprise rapide, ce qui fait dire aux économistes que cette fameuse reprise tant attendue n'aura lieu au mieux qu'à partir du second semestre de 2004.

En soirée, un commissaire-priseur m'appelle pour me faire part de sa profonde inquiétude et de sa déprime. Il craint même de devoir bientôt cesser son activité en m'avouant n'atteindre à présent que 30% de son chiffre d'affaire habituel.

« J'ai l'impression que c'est la fin des haricots pour notre profession qui a de plus en plus de mal à s'en sortir. Ca va mal et tout indique que ce n'est pas fini surtout qu'à Drouot et ailleurs le pourcentage des invendus frise les 85% ce qui veut dire qu'à la longue, on ne pourra plus couvrir nos frais », me dit-il d'un ton fatigué.

« Les gens sont complètement démotivés et ça se sent lourdement dans les ventes mais le pire est que nos clients ont vieilli et que leur contingent se réduit au fil des années d'autant plus que la génération qui les suit n'a pas repris le flambeau. Le vide qui va se créer est un drame qui se noue dont personne n'a vraiment pris conscience mais si cette situation persiste, il y aura déjà d'énormes dégâts au sein de notre profession», ajoute-t-il d'une voix cassée.

Le problème est que les commissaires-priseurs n'ont pas vraiment compris les changements que la réforme des ventes impliquait et qu'en étant souvent forcés de se regrouper pour tenter de survivre, ils n'ont pas su se fondre dans leur nouveau moule car dans l'ensemble, ils n'ont pas été capables de se débarrasser de leurs vieilles habitudes.

Les nouvelles associations au sein de sociétés de ventes volontaires (SVV) n'ont guère débouché sur des changements marquants d'autant plus que les commissaires-priseurs ont souvent eu tendance à vouloir préserver leur position initiale et à éviter que d'autres confrères viennent fouler leurs plates-bandes une fois la réforme accomplie.

A titre d'exemple, la création du groupe Pierre Bergé et Associés regroupant sous la houlette de l'ex-patron d'Yves Saint-Laurent Couture des ténors du marteau tels que Eric Buffetaud, Antoine Godeau, Frédéric Chambre ou Raymond de Nicolay ne semble pas encore avoir donné les résultats escomptés alors que des rumeurs concernant des dissensions entre ces partenaires ont couru avec insistance durant le mois de juin..

Les associés du groupe ont dû déjà avoir un certain mal à se retrouver sous la coupe exigeante d'un patron de la couture autoritaire au risque d'avoir la sensation de se faire planter des aiguilles dans le séant alors qu'en prime, ils ont perdu leur identité puisqu'on ne les connaît plus que sous la dénomination d'associés.

Les petites misères qu'endureraient ces messieurs ne devraient cependant pas occulter le fait qu'indépendamment de la crise latente qu'elle subit, la profession a fait fausse route depuis l'adoption de la réforme en oubliant que son salut passait avant tout par la communication afin d'attirer de nouveaux clients dans les salles de ventes.

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