Mauvaise nouvelle pour les chineurs. Les experts sont de moins en moins enclins à les recevoir juste pour le plaisir de voir ce qu'ils ont à leur soumettre. A présent, de nombreux cabinets d'expertise exigent des honoraires même pour examiner des œuvres qui au final s'avèrent fausses. Les tarifs vont de 300 à 1500 euros pour une présentation sans même une garantie de résultat positif. A ce train-là, ils risquent d'être privés de chefs d'œuvre que de nombreux chineurs ne voudront ou ne pourront pas leur montrer faute de cracher au bassinet… Sonner à la porte de l'Institut Wildenstein coûterait à présent 1 000 euros, une somme propre à faire reculer n'importe quel chineur car rares sont ceux qui roulent sur l'or. La mort du légendaire Daniel Wildenstein, qui n'exigeait strictement rien pour examiner des œuvres sauf d'être prioritaire pour les acheter, a finalement signifié que l'époque des gentlemen est révolue et que désormais, l'argent prime tout en matière d'expertise, ce qui marque un retour en force de cet élitisme chronique dominant le marché de l'art alors que son salut passe en fait par sa démocratisation. Voila qui est bien contradictoire...