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Avoir une idée fixe n'est pas fait pour avancer...
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Le journal d'un fou d'art
Chapitre :
27 titres
XIXème Chapitre
Art contemporain: O.K à Bâle, nul à Venise
01 Juin 2003 |
Cet article se compose de 2 pages.
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L'art contemporain réserve toujours de bonnes et de mauvaises surprises selon les endroits où on peut le découvrir. A Bâle, la 34e ArtBasel a tenu ses promesses puisque la plupart des grands collectionneurs ont été présents au rendez-vous pour participer à une visite-marathon de 270 galeries et découvrir des artistes qui montent comme le Sud-Africain William Kentridge, le Japonais Takashi Murakami, Marlène Dumas ou Dirk Skreber ou redécouvrir les grosses pointures d'aujourd'hui ou d'un passé encore récent comme Jeff Koons, Damien Hirst, Maurizio Cattelan, Martial Raysse, Cindy Sherman, Paul Mc Carthy, Richard Serra, Andy Warhol, Francis Bacon, Jean Dubuffet ou Jean-Michel Basquiat, Le problème numéro un de l'art contemporain se situe au niveau des prix, pour certains artistes faramineux, exagérés, dingues et souvent injustifiés en regard de ceux pratiqués dans d'autres secteurs de l'art. Le phénomène de mode qui affecte ce domaine peut être contagieux et nul spécialiste ne peut prédire si les prix continueront à monter ou s'ils baisseront de manière drastique dans les dix années à venir. N'empêche, le marché se fait à travers quelques collectionneurs qui imposent leurs goûts et rien ne dit qu'ils parviendront à tenir à bout de bras des artistes qui font la une des journaux actuellement. Tout a été pour le mieux dans le meilleur des mondes à Bâle alors qu'à Venise, les visiteurs ont été gagnés par l'ennui sous un soleil écrasant. On a y vu des œuvres militantes peu convaincantes, des installations douteuses et beaucoup de n'importe quoi dans un capharnaüm propre à donner le tournis. Bref, ici, l'art contemporain n'est guère sorti grandi de cette manifestation à oublier. Vendredi 27 juin, le marché aux Puces de Saint-Ouen est quelque peu sorti de sa torpeur grâce à quelques acheteurs qui ont retrouvé une certaine motivation peut-être grâce à un retour à des températures plus acceptables. Il reste à savoir si le petit coup de fouet donné aux affaires durant cette matinée sera le signal d'une reprise ou simplement un feu de paille.
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L'art contemporain réserve toujours de bonnes et de mauvaises surprises selon les endroits où on peut le découvrir. A Bâle, la 34e ArtBasel a tenu ses promesses puisque la plupart des grands collectionneurs ont été présents au rendez-vous pour participer à une visite-marathon de 270 galeries et découvrir des artistes qui montent comme le Sud-Africain William Kentridge, le Japonais Takashi Murakami, Marlène Dumas ou Dirk Skreber ou redécouvrir les grosses pointures d'aujourd'hui ou d'un passé encore récent comme Jeff Koons, Damien Hirst, Maurizio Cattelan, Martial Raysse, Cindy Sherman, Paul Mc Carthy, Richard Serra, Andy Warhol, Francis Bacon, Jean Dubuffet ou Jean-Michel Basquiat, Le problème numéro un de l'art contemporain se situe au niveau des prix, pour certains artistes faramineux, exagérés, dingues et souvent injustifiés en regard de ceux pratiqués dans d'autres secteurs de l'art. Le phénomène de mode qui affecte ce domaine peut être contagieux et nul spécialiste ne peut prédire si les prix continueront à monter ou s'ils baisseront de manière drastique dans les dix années à venir. N'empêche, le marché se fait à travers quelques collectionneurs qui imposent leurs goûts et rien ne dit qu'ils parviendront à tenir à bout de bras des artistes qui font la une des journaux actuellement. Tout a été pour le mieux dans le meilleur des mondes à Bâle alors qu'à Venise, les visiteurs ont été gagnés par l'ennui sous un soleil écrasant. On a y vu des œuvres militantes peu convaincantes, des installations douteuses et beaucoup de n'importe quoi dans un capharnaüm propre à donner le tournis. Bref, ici, l'art contemporain n'est guère sorti grandi de cette manifestation à oublier. Vendredi 27 juin, le marché aux Puces de Saint-Ouen est quelque peu sorti de sa torpeur grâce à quelques acheteurs qui ont retrouvé une certaine motivation peut-être grâce à un retour à des températures plus acceptables. Il reste à savoir si le petit coup de fouet donné aux affaires durant cette matinée sera le signal d'une reprise ou simplement un feu de paille.
« Dieu », en l'occurrence Charles Bailly surnommé ainsi par quelques marchands heureux d'être aussi souvent sauvés par ce dernier, a fait quelques emplettes sans pour autant se voir offrir de chefs d'œuvre. Il se satisfera cependant de n'être pas reparti les mains vides après s'être levé comme d'habitude aux aurores… Samedi 28 juin, Michael « Le puits de science » s'est réveillé dix minutes trop tard pour se rendre au marché de Vanves. Résultat : il a manqué à une minute près une série d'excellentes photographies de nus réalisées sur verre vers 1860 puis un quart d'heure plus tard, une gravure de Félicien Rops titrée « L'Incantation » qu'un autre chineur lui a soufflée sous le nez pour cent euros. Michael n'a plus rien trouvé d'excitant depuis un bon trimestre et se lamente comme d'autres de la conjoncture. « Au fil des semaines, les commissaires-priseurs ravalent à tout va à Drouot tandis que nombre de marchands, laminés par la morosité ambiante, vont finir par tomber au champ d'horreur », dit-il un brin désabusé. Les bons coups se font rares. Par contre, « Gargamelle le cuisinier » nage dans la béatitude après avoir vendu pour 29 875 livres sterling chez Christie's il y a deux jours une œuvre sur papier d'Armand Séguin représentant une tête de bretonne qu'il avait chinée à Vanves pour trois fois rien. L'heureux chineur se consolera quelque peu ainsi d'avoir commis naguère une bourde énorme en cédant pour une somme ridicule une huile du célèbre Ingres passée en vente à Drouot avec une estimation de près de 200 000 euros. « Bombe Atomique » fait également partie des chineurs chanceux puisqu'il a trouvé pour dix euros un petit dessin signé « M C » représentant une jeune fille de dos. Tout en lâchant son fameux « c'est top !», il espère en tirer plus de mille fois plus puisqu'il s'agirait en fait d'un croquis exécuté par Mary Cassatt… A Saint-Ouen, retour à la torpeur en raison des soldes qui attirent des milliers de touristes dans les grands magasins et les boutiques de la capitale et de la fameuse « Gay Pride » qui a drainé près de 700 000 personnes tout au long de son cortège bigarré et folklorique à souhait. Les homosexuels représentent une clientèle importante pour les Puces mais pour une fois, ils ont préféré déserter le marcher pour participer ou assister au défilé. Après la crise, les grèves, la canicule et le manque de motivation des acheteurs, cela fait beaucoup pour les marchands qui se morfondent de plus en plus dans leurs boutiques. La rentrée sera cruciale sinon chaude pour beaucoup…
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