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L'extraordinaire Ron Mueck à la Fondation Cartier
01 Janvier 2006



Entre réalité et imaginaire, c'est là que se situe les sculptures de Ron Mueck présentées jusqu'au 19 février 2006 à la Fondation Cartier à Paris.

Ron Mueck a réalisé des sculptures d'après des modèles vivants, comme l'artiste John de Andrea mais au contraire de ce dernier, ses personnages reproduits à l'échelle humaine avec leur peau, leurs poils, leurs ongles et leurs yeux, ne sont pas de taille standard mais plutôt réduits ou gigantesques comme les individus rencontrés par Gulliver.

A travers seulement cinq oeuvres, ce qui est fort peu, le propos de Mueck est fascinant et en même temps stupéfiant au point de pousser le visiteur à s'interroger sur le sens de la vie tout en étant destabilisé par la taille de personnages présentés avec tous leurs défauts comme dans "In Bed" montrant une femme gigantesque au réveil plongée dans ses pensées, une quadragénaire plutôt mûre aux traits fatigués, non pas par le sommeil mais par ses soucis quotidiens qui n'aimerait pas qu'on la surprenne ainsi, pas maquillée, pas coiffée et donc sans charme.

Face à elle, le visiteur se sent tout petit et mal à l'aise tout comme devant "Wild Man", un géant hirsute au regard apeuré, crispé sur sa chaise, un homme des bois qui aurait été capturé et montré à la foule comme dans un cirque, une sorte de "King Kong" humain de 285 cm proprement terrifié. On en a peur mais lui a plus peur que nous. Là, le message de Mueck est clair car il veut nous montrer que ce qui est hors norme dérange. Il modifie ainsi notre perception pour aller vers un profond questionnement sur l'état des choses, comme pour nous prouver qu'elles ne sont pas immuables.

L'homme moderne n'est apparu que depuis 50 000 ans, une goutte d'eau si on considère l'âge de l'univers estimé à plus de 4 milliards d'années et dont l'histoire a été émaillée de nombreuses mutations durant des ères qui se sont étendues sur plusieurs centaines de millions d'années. Des minuscules bactéries apparues au départ de la création, le monde a ainsi connu des transformations avec l'apparition et la disparition d'océans, de continents ou d'animaux gigantesques avant l'émergence des bipèdes dotés d'une intelligence et de la faculté de la parole.

Ron Mueck ne se contente pas d'imiter, il reproduit des humains très petits ou très grands avec une minutie qui laisse pantois. Pour ce faire, il utilise d'abord l'argile pour modeler un personnage et réaliser un moule en silicone en y associant de la fibre de verre avant de composer la peau en prenant soin d'y ajouter des rides, des cheveux, des poils (un par un), des ongles et des yeux plus vrais que nature et de faire ressortir les veines de la peau avant de leur donner une coloration naturelle, une armature métallique servant de support à chaque sculpture.

Là où Mueck accroît le malaise, c'est lorsqu'il présente des personnages de la taille d'un bébé venant de naître, des être infiniment petits, poignants comme ces deux petites vieilles dames ridées habillées comme de modestes veuves qui se font face tout en regardant le spectateur avec des yeux malicieux et à qui il ne manque que la parole ou encore lorsqu'il met en scène dans "Spooning couple" un couple nu couché en chien de fusil, l'homme placé derrière sa compagne, sans craindre d'exposer ses défauts physiques pour nous renvoyer brutalement notre propre image et nous asséner le constat de la briéveté de l'existence humaine.

A coup sûr, Ron Mueck deviendra vite un artiste phare de ce début du XXIe siècle, bien plus intéressant que Maurizio Cattelan ou Jeff Koons dont les oeuvres jouent sur la parodie et manquent de la propfondeur telle que celle qui est exacerbée par les siennes.

A.D

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