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2005, une année cruciale pour le marché de l'art
01 Janvier 2005



En 2004, le marché de l'art parisien a enregistré un recul de près de 7% de son chiffre d'affaires par rapport à 2003, un signe inquiétant alors que l'économie de la Communauté européenne a sérieusement marqué le pas et que le moral des Français a été au plus bas.

Les groupes de vente parisiens ont enregistré un produit de 355 millions d'euros contre 380 millions en 2003 tout en subissant une concurrence accrue des maisons de vente étrangères installées dans la capitale.

Le nombre des grandes collections vendues l'année dernière a fortement baissé par rapport à 2003 alors que les amateurs ont vu leur pouvoir d'achat se réduire comme peau de chagrin.

Autant dire que l'année 2005 sera cruciale pour le marché de l'art qui n'a fonctionné qu'à travers des ventes de prestige, la marchandise de qualité moyenne restant souvent en rade dans les salles de vente.

Encore une fois, Christie's a damé le pion aux commissaires-priseurs parisiens en enregistrant un produit vendu de 86,4 millions d'euros, en hausse de 7,6 % par rapport à 2003. Ses plus beaux scores ont été atteints avec un bas-relief du sculpteur Léon Indenbaum et une Bentley Speed Six de 1930, deux lots adjugés respectivement pour 3,63 millions d'euros et 4,18 millions d'euros.

Grâce à la vente de la collection Julien Levy provenant des USA, le groupe Tajan s'est maintenu à la deuxième place avec un C.A de 65 millions d'euros, toutefois en recul de 5% par rapport à celui de 2003. Pour sa part, Sotheby's a fait un bond de trois places pour conquérir la 3e position sur le marché avec un C.A de 52,82 millions d'euros, en augmentation de 35 % sur un an alors qu'en quatrième position, le groupe Artcurial a vu son C.A fléchir de 60,4 millions d'euros à 41,6 millions d'euros.

La plupart des groupes de vente ont dû batailler ferme pour limiter la baisse de leur C.A et auront beaucoup à faire pour tenir le cap en 2005. D'après Artprice, la cote des œuvres échangées en France s'est enlisée alors que les prix ont été de 11% inférieurs au niveau atteint en 2002.

Le nombre de ventes de pièces exceptionnelles vendues en 2004 a chuté de 9,4% en France mais il a progressé de près de 13% en Grande Bretagne et de 72,6% aux Etats-Unis. Dans le domaine de l'art moderne, les ventes en France ont été en recul de 6,7%.

Tandis que Christie's table sur un C.A annuel de 100 millions d'euros d'ici 2007, les commissaires-priseurs parisiens se font déjà encore plus du mouron. Pourtant, le pourcentage de lots en provenance de l'étranger a été en hausse pour atteindre 14,4% du C.A global du marché parisien. En contre-partie, le nombre de pièces exportées de France a été en nette augmentation dans les ventes organisées par Christie's et Sotheby's à Londres ou à New York mais comme le grenier français n'est pas inépuisable, on peut à brève échéance s'attendre à un recul de ces exportations, ce qui affectera le volume des ventes de ces maisons en dehors du territoire français.

Globalement, le marché de l'art a résisté à la crise mais cette résistance a nécessité un prix lourd à payer puisque la marchandise de qualité moyenne a été délaissée au profit de pièces exceptionnelles qui se sont de mieux en mieux vendues. Le pire est qu'au lieu de se démocratiser et d'attirer un nombre accru de collectionneurs issus des classes moyennes, ce marché est devenu encore plus élitiste que naguère.

Il est patent que tout autant que son patrimoine, la France s'est appauvrie au plan économique et que ses citoyens n'ont plus les moyens d'acheter des objets d'art qui ressortent du domaine du superflu. Ce constat a été vérifié dans les foires ou au marché aux puces de Saint-Ouen qui ont attiré de moins en moins d'acheteurs et quand bien même y-aurait-il une reprise économique en 2005, celle-ci n'aurait pas d'incidence immédiate sur le marché.

On peut donc craindre une stagnation, voire une nouvelle baisse pour l'année 2005, alors que de nombreux professionnels confrontés à la crise sont sur le point de mettre la clé sous la porte.

A l'étranger, c'est à dire à New York et à Londres, les ventes d'objets d'art et de tableaux ont progressé de 25% entre 2003 et 2004 malgré la dépréciation du dollar. On notera que 21 œuvres de Picasso ont dépassé la barre de 1,5 million d'euros l'année dernière contre 11 en 2003.

Les Etats-Unis se sont taillé la part du lion avec 43% du C.A mondial devant la Grande-Bretagne (29%) alors que la France n'a réalisé que 6,6%, ce qui reste négligeable.

Encore une fois, ce sont les ventes d'art contemporain qui ont tenu le haut du pavé sur le marché mondial entre août 2003 et août 2004 avec un C.A global de 308,6 millions d'euros contre 233,6 millions d'euros pour la période précédente.

Par ailleurs, les sociétés spécialisées dans la fourniture de banques de données des résultats de vente (artrpice, artnet, Gabrius, Guide Mayer et Art sales index) sont, hormis Art sales index, restées dans le rouge en enregistrant un déficit cumulé de 9 millions d'euros en 2002, ce qui risquera d'entraîner leur disparition à brève échéance.

Profitant des faibles taux d'intérêts pratiqués par les banques et des faibles rendements boursiers qui ne font pas le bonheur des investisseurs, il n'y a en fait que les fonds d'investissement anglo-saxons qui se sont développés grâce aux bons résultats enregistrés pour la marchandise haut de gamme dont le rendement a souvent dépassé 10% l'an. C'est donc à travers les acquisitions faites par de riches amateurs que le marché parvient à tirer son épingle du jeu. Encore faudra-t-il que le nombre de pièces offertes sur celui-ci soit suffisant et que les acheteurs ne cèdent pas à une trop forte envie de spéculer comme ce fut le cas en 1990.

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