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huile sur toile, diptyque Etude Briest, Drouot-Montaigne. Un résultat très intéressant pour Cremonini, installé à Paris depuis 1951. Cet artiste, qui a participé à de très nombreuses expositions en France et à l'étranger, est professeur à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts depuis 1983. Il y a deux périodes dans le développement de l'œuvre de Cremonini. De 1951 à 1961, il a composé un monde organique unique et pur réunissant le minéral, le végétal, l'animal et l'humain. En 1961, la guerre d'Algérie a agit sur lui comme un détonateur avec ses tortures, ses «ratonnades» et ses viols. Dès lors, le sang a éclaboussé ses toiles offrant la vision d'un monde déchiré avant de passer à la description de lieux intimes : chambres à coucher, salles de bains ou lieux de loisirs où se manifeste la tension de la sexualité avec aussi des enfants dans le rôle de voyeurs. Cremonini a également fragmenté l'espace en zones verticales définissant un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur avec des oppositions de couleurs et des utilisations de giclures qui sont un rappel de l'abstraction informelle. Il y a chez ce peintre une crispation du désir qui mène à la solitude alors que vers 1990, celui-ci a raidi le trait de son dessin avec la précision de l'abstraction géométrique en s'affirmant comme l'artiste qui a sublimé le conflit entre un désir qui se voudrait tout puissant et le poids des structures de la vie sociale et familiale. Autres résultats pour des œuvres de Cremonini : Composition, huile sur toile, 1966, 130 x 96 cm : 115 200 FF le 10 décembre 1996, Finarte MilanI Tori Uccisi, 1951, huile sur toile, 79,5 x 130 cm : 64 000 FF le 23 novembre 1998, Christie's MilanCase Rosse, 1951, huile sur toile, 45,5 x 61,5 cm : 60 000 FF, le 25 mai 1998, Sotheby's MilanUna Donna, 1953, huile sur toile, 125,5 x 70 cm : 89 000 FF le 25 mai 1998, Sotheby's MilanLa Giostra di notte, 1956-57, huile sur toile, 84 x 180 cm : 320 000 FF le 25 mai 1998, Sotheby's Milan |