Comme artcult l'avait prédit il y a plus de six mois, le bilan 2007 des ventes publiques en France a été en baisse avec un montant global de 2,154 milliards d'euros contre 2,202 milliards en 2006.
Basée cependant sur 88% des sociétés de ventes interrogées par le Conseil des Ventes, la baisse a été de 2% et pourrait en fait se réduire au vu des réponses restantes pour atteindre peut-être le niveau zéro. Quoiqu'il en soit, les ventes publiques en France sont devenues stagnantes et résultent en bonne partie du manque de réactivité des sociétés de ventes ainsi que des taxes à l'importation et du droit de suite. Autre facteur négatif pour les groupes de ventes, la concurrence des ventes sur Internet dont ils sont pour l'instant absents.
Comme on pouvait le craindre, les ventes de mobilier et d'objets n'ont atteint que 1,149 milliards d'euros en 2007 contre 1,188 milliards d'euros, soit une baisse de 4%. Les 20 premiers groupes de ventes ont réalisé quant à eux seuls 56% du chiffre d'affaires annuel alors que les maisons de province ont été en net recul par rapport à Paris (970 millions d'euros pour les groupes de la capitale)
Vu la situation économique mondiale, le contraire d'une stagnation aurait été surprenant alors que l'année 2008 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Autre constat flagrant, les bonnes pièces se font de plus en plus rares et même si elles vendent toujours plus cher, le chiffre d'affaires les concernant ne parvient pas à faire progresser le marché nourri en général par les ventes de pièces de moyenne qualité. D'autre part, de nombreux acteurs du marché ont eu à souffrir financièrement de la chute des valeurs boursières, ce qui a freiné leur appétit d'achat. Bref, quand l'économie va, tout va, surtout lorsqu'il s'agit du marché de l'art.