Les Galeries nationales du Grand Palais présentent jusqu'au 30 juin 2008 une exposition consacrée à la reine Marie-Antoinette, connue pour ses caprices mais qui était aussi une femme de goût.
Haïe par les Français après la triste affaire du "collier de la Reine", Marie-Antoinette a été une femme qui a longtemps fait débat dans l'histoire de France avant d'être peu à peu réhabilitée et de devenir une icône, notamment par le biais du cinéma.
Marie-Antoinette aimait Paris et se sentait plutôt mal à l'aise à Versailles. Ceci explique peut-être le pourquoi de cette exposition au Grand Palais qui montre des aspects de son environnement à Schönbrunn puis en France, où elle vécut plutôt dans l'insouciance, ce qui causa finalement sa perte.
La peinture l'intéressait peu tout comme la sobriété alors que son intérêt se portait avant tout sur les plaisirs champêtres et qu'elle ne dédaignait pas mélanger les styles et de faire parfois du théâtre pour s'amuser.
Mariée en 1770, dauphine jusqu'au sacre de Louis XVI, son mari, en 1774, elle n'aima guère le protocole de Versailles et mit du temps à devenir mère, ce qui fit enfler les mauvaises rumeurs sur son compte avant de se faire appeler par dérision "L'Autrichienne" et de faire l'objet d'affreuses calomnies lors de l'affaire du collier lorsqu'on la surnomma "Madame Déficit" . Elle fut en outre une mauvaise conseillère de Louis XVI, ce qui la desservit lors de son procès où on l'accusa d'oeuvrer pour le compte de l'Autriche. Pourtant, elle montra un énorme courage durant les derniers mois de sa vie et mourut en martyre pour nombre de royalistes.
Aujourd'hui, on compare Marie-Antoinette à une star ou à une sorte de Lady Di avant la lettre, c'est peu dire et son souvenir a été ranimé par de nombreux amateurs d'art à travers le monde. En attendant, cette exposition retrace un parcours émouvant avec des pièces souvent exceptionnelles.