La rentrée de septembre 2008 s'est annoncée ardue pour le marché de l'art en raison de la crise économique qui a frappé l'Occident en ayant finalement des répercussions sur les pays émergents comme la Chine, la Russie ou l'Inde dont la croissance a été freinée à son tour.
Le premier semestre de 2008 a débouché néanmoins sur des résultats satisfaisants mais déjà, on a pu constater des signes d'inquiétude parmi les acteurs du marché en raison de la crise des subprimes qui avait fait vaciller l'économie américaine avant d'affecter les résultats financiers de nombreuses banques européennes.
Ces résultats avaient été favorisés par l'activité des acheteurs des pays émergents mais durant l'étét, ceux-ci ont enregistré une baisse de leur impressionnante croissance. Ainsi, celle de la Chine est passé de 11% à 9%, ce qui est certes encore appréciable sauf que le gouvernement chinois a dû injecter plus de 30 milliards de dollars pour assurer ses acquis. Il n'en reste pas moins que ce ralentissement aura des conséquences sur le marché de l'art, les gros acheteurs ayant à préserver leurs investissements dans les secteurs qui ont fait leur fortune.
Le second semestre sera à coup sûr moins bon que le premier du fait que l'activité du marché a été en sommeil durant deux bons mois. Il ne reste d'ailleurs que trois mois pour conforter les chiffres d'affaires des maisons de ventes, ce qui représente un défi de taille. A tout le moins, on peut donc s'attendre à un recul alors que les analystes ont prédit que la crise économique qui affecte la planète sera de longue durée.
Autre signe négatif, l'intervention militaire russe en Géorgie a eu pour effet de susciter les condamnations des Etats-Unis et de l'Europe, ce qui a raidi l'attitude de la Russie et de ralentir les échanges économiques entre l'Occident et ce pays. Cette situation pourrait en retour avoir des effets pervers sur le marché de l'art en s'accompagnant d'un recul de l'activité des acheteurs russes et chinois et même indiens.
Jusqu'à présent, le marché de l'art a servi de refuge aux investisseurs mais depuis le début de l'année, l'envolée des prix pour des oeuvres majeures a été telle qu'une pause a été fini par être constatée. Maintenant, une baisse est à craindre en raison de la conjoncture économique, négative dans de nombreux pays européens. A coup sûr, il y aura des corrections avec l'espoir de ne pas voir une décélaration trop brutale.