La Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence
organise jusqu'au 16 novembre 2008 une rétrospective consacrée à Hans Hartung
(1904-1989), la première depuis la mort de l'artiste allemand.
Considéré comme un des maîtres de
l'abstraction, Hartung avait progressivement supprimé la figuration de son
œuvre pour ne plus laisser que des lignes et des taches exécutées avec
spontanéité mais aussi avec rigueur.
L'exposition retrace la
carrière de cet artiste à travers 250 peintures et dessins selon une
présentation chronologique afin de mieux comprendre son cheminement artistique
depuis le début des années 1920.
Après avoir fui l'Allemagne
nazie, Hartung s'installa en 1935 à Paris. Amoureux de la France, il s'engagea
dans la Légion étrangère. Fait prisonnier et interné un moment dans un camp de
concentration, il parvint à se faire libérer et partit combattre en Afrique du
Nord où il perdit sa jambe droite lors d'un combat.
Ce n'est qu'après la guerre que
Hartung parvint à vraiment connaître le succès tout en variant sa technique. Ayant
obtenu le Grand Prix de la Biennale de Venise en 1960, il connut alors la
célébrité tout en étant quelque peu boudé outre-Atlantique. Ce roi de la
zébrure sur le toile méritait bien une rétrospective près de 20 ans après sa
mort.