ArtCult : Les actualités du marché de l'art .
Rechercher dans le site :
  Accueil
  Actualités
  Dossiers
  Marché de l'art
  Outils d'experts
  Communication
Recherche
Rechercher dans la page News :
Rechercher dans le site :

Citation
"Si on approchait des vrais tableaux un miroir, celui-ci devrait se couvrir de buée car les vrais tableaux respirent" (Picasso)

Actuellement
Dernieres petites annonces
15/10: UN MOMENT DE DECOUVERTE ARTISTIQUE
UN MOMENT DE DECOUVERTE ARTISTIQUE SUR ferse.hubside.frA très bientot sur le site!!! ...
24/07: RECHERCHE OEUVRES MAJEURES
We are a consulting firm of Art and Antiques, whose main activity is themanagement of p...
08/04: RECHERCHE OEUVRES D'ARTISTES ROUMAINS
Collectionneur recherche oeuvres importantes d'artistes roumains: Pascin, Janco, Maxy...
> Passer une annonce
Estimation d'oeuvre d'art
Envoyez nous une photographie accompagnée d'une description afin de bénéficer de notre expertise.
Soumettre une estimation

Lettre d'information
Entrez votre email pour souscrire à notre lettre d'information :

News

L'intégralité des nouvelles 2008, 2009, 2010 , 2011 et 2012

Par ailleurs, ArtCult met à votre disposition l'intégralité des news depuis sa création dans la rubrique archive.magazine

Partenaire de: envoyersms.biz






                                       Contactartcult@wanadoo.fr

Page précédente 1661/1993
Retour
DE CHIRICO AU MUSEE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS
06 Janvier 2009
Catégorie : EXPO'TIN
le Musée d'art moderne de la Ville de Paris organise du 13 février au 24 mai 2009 une exposition consacrée à l'artiste italien Giorgio de Chirico (1888-1978) qui fut l'inventeur de la peinture métaphysique.

Né en Thessalie où son père, originaire de Palerme, travaillait comme ingénieur à la construction du chemin de fer, Giorgio de Chirico découvrit tout d'abord la Grèce antique après avoir étudié à l'Institut Polytechnique d'Athènes à partir de 1899. Il y suivit des cours de dessin et de peinture durant deux ans puis après la mort de sa soeur suivie de celle de son père en 1905, il se fixa à Munich en compagnie de sa mère, originaire de Gênes, et de son frère Andrea qui fut connu plus tard sous le nom d'Alberto Savinio.

Après avoir étudié à l'académie des beaux-arts de Munich, Giorgio s'enflamma à la lecture de Schopenhauer et de Nietzsche avant d'aller en Italie en 1908 où il fut bouleversé par les architectures rectilignes des vastes places de Turin peuplées de statues.

En 1911, il décida de rejoindre à Paris son frère, écrivain et musicien qui plus tard devint peintre en apportant ses premières œuvres intitulées « Enigmes » qu'il exoposa dès 1912 et 1913 au Salon d'Automne avec d'autres toiles inspirées par la gare Montparnasse qu'il avait réalisées à Paris.

Remarqué par Picasso et Apollinaire, dont il fit le portrait en le représentant avec une cible placée sur le front, à l'endroit ou lors de la guerre celui-ci fut atteint par un éclat d'obus, il fit également la connaissance de Max Jacob, du marchand Paul Guillaume et du critique Maurice Raynal qui fut séduit par sa peinture poétique. En 1916, André Breton fut profondément bouleversé par le « Cerveau de l'Enfant » au point de le considérer comme un élément-clé pour la détermination du Surréalisme.


Après avoir connu un certain succès au Salon des Indépendants de 1914, De Chirico dut regagner l'Italie en 1915 pour être incorporé dans l'armée mais fut d'emblée hospitalisé pour une dépression nerveuse. A Ferrare il récupéra le concept métaphysique à l'usage de sa peinture puis en 1917, il fit la connaissance de Carlo Carra qui se sépara alors du mouvement futuriste pour adhérer à ses recherches et fonder l'école métaphysique à laquelle se joignirent Giorgio Morandi et de Pisis.


En 1918, il remporta un franc succès à l'exposition L'Epoca de Rome et devint le chef de file du groupe « Valori Plastici » lequel se rallia plus tard aux principes du fascisme. Ce fut alors qu'il commença à copier dans les musées italiens les œuvres de Raphaël, Michel-Ange, Botticelli et du Titien avant de peindre des portraits, des nus et des paysages ponctués parfois par des statues de chevaux cabrés dans un style réaliste, ce qui l'empêcha pas en 1920 de signer le manifeste italien Dada.


Revenu à Paris en 1924, il fut accueilli comme un pionnier par les Surréalistes qui, mal informés de son évolution, le firent participer à leur première exposition l'année suivante. Peignant alors des chevaux et des gladiateurs, De Chirico ne fut pas en phase avec ces derniers qui s'éloignèrent de lui tout en gardant leur admiration aux œuvres peintes entre 1910 et 1918, ce qui leur donna l'occasion d'organiser une exposition sous le titre « Ci-git Giorgio de Chirico ».


De Chirico peignit ensuite des décors pour les Ballets Suédois et pour les Ballets Russes de Monte-Carlo puis à partir de 1930, il décida de rompre avec son passé en reniant ses œuvres antérieures et en rompant même avec ses anciens amis pour  ensuite réaliser des œuvres très académiques et se compromettre avec le régime de Mussolini puisqu'il peignit les fresques du Palais de la Triennale à Milan en 1933.


Lors de son séjour à Munich, il avait subi l'influence de Franz Von Stuck, de Max Klinger et surtout d'Arnold Böcklin dont le romantisme lui avait paru répondre à ses lectures du moment, Schopenhauer et Nietzsche en tant que découvreurs des symboles cachés sous les mythes originels.


En Italie, il s'était rappelé sa première vision des perspectives des villes italiennes et du souvenir des ruines antiques vues durant son enfance en Grèce. Ce fut donc en 1910 qu'il peignit les toiles qui constituèrent le début de son œuvre, la série des Enigmes avant de poursuivre sa quête à Paris où il peignit sa série des Arcades en mettant en scène des places désertes peuplées de canons, de locomotives et de statues avec les ombres portées sur le sol et les murs.
 

A Partir de 1913, au premier plan de ses colonnades, il  plaça des objets divers comme des artichauts, des bananes ou des mains d'écorché avant de représenter des mannequins. Ce ne fut qu'à partir de 1914, qu'il réintroduisit la présence de l'homme dans ses œuvres toutefois sous la forme de mannequins, d'automates ou de robots pour montrer quelque part son asservissement.


Ce fut lors de son séjour à l'hôpital de Ferrare qu'il tenta d'expliquer sa conception de l'art métaphysique en mettant en avant le rapport troublant entre la perspective et la métaphysique que Maurice Raynal expliqua plus tard comme la volonté d'arracher aux choses, à leur silence, à leur inertie, leur impassibilité, quelques uns de leurs secrets surnaturels.


Ce fut durant la période où il peignit des mannequins qu'il réalisa ses toiles les plus significatives à travers Les Muses inquiétantes et plusieurs versions d'Hector et d'Andromaque.


Rejoignant Paolo Uccello ou Piero della Francesca dans le traitement de la peinture dérivant d'une méthode mathématique, de Chirico flirta aussi avec le Cubisme pour exalter la signification profonde de l'expression plastique à travers le recours aux puissances obscures du rêve et des mythologies.


Fait étrange, il était devenu académique à partir de 1920 après avoir copié les anciens comme s'il avait fait subitement le tour du mystère de la métaphysique tout en reniant progressivement son passé. Toutefois, il revint à certains thèmes de ses débuts dans les années 1960 sans toutefois parvenir à insuffler sur la toile le souffle épique de ses débuts. En cela, ce peintre a représenté un mystère pour les historiens d'art alors qu'il conviendrait peut-être de prendre en compte l'idée d'un désordre mental survenu après son hospitalisation à Ferrare qui se serait amplifié au fil des ans.
Les quelque 150 œuvres présentées au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris permettront aux visiteurs de déchiffrer son art et de remarquer le cheminement étrange d'une carrière si brillamment entamée avant de devenir complexe durant les 50 dernières de sa vie.
Mentions légales Conditions d'utilisation Rédaction Annonceurs Plan du site
Login : Mot de passe ArtCult - Réalisé par Adrian Darmon