"Les oeuvres ne meurent jamais. C'est la collection qui disparaît", a déclaré Pierre Bergé au JDD paru le 25 janvier 2009 en commentant sa décision de vendre la collection d'art qu'il avait constituée avec Yves Saint-Laurent, son compagnon aujourd'hui disparu.
"Chacun d'entre nous a rêvé d'assister à ses obsèques. Moi, je vais assister aux obsèques de ma collection.. Les objets vont trouver d'autres collectionneurs qui vont les acheter, les aimer et prendre soin d'eux", a ajouté l'ancien patron du groupe Saint-Laurent.
Agé de 79 ans, Pierre Bergé a indiqué qu'il avait pris seul la décision de vendre cette collection estimée à environ 500 millions d'euros en estimant que ces oeuvres avaient été chez lui en transit au contraire d'Yves Saint-Laurent qui avait un sens aigu de la possession au point de ne pas pouvoir vivre sans ses objets et tableaux.
Il a décidé de ne garder qu'un seul objet, un oiseau africain, le premier qu'il avait acheté en compagnie d'Yves Saint-Laurent tout en admettant que l'oeuvre qui lui manquera le plus sera un petit paysage de Degas.
La vente Bergé-Saint-Laurent organisée par Christie's au Grand Palais du 23 au 25 février 2009 constituera un test majeur pour le marché de l'art. Si elle remplit ses promesses, celui-ci pourra ainsi mieux résister à la crise grâce à la confiance qu'elle aura engendrée.