Le Grand Palais à Paris présente jusqu'au 26 avril 2009 une exposition consacrée au tag, cet art clandestin qui consiste à barbouiller clandestinement les murs et palissades d'une ville et qui a révélé un grand artiste comme Jean-Michel Basquiat depuis son apparition il y a une trentaine d'années.
150 spécialistes du graf, surnommés "Graffeurs" ont ainsi produit sur le thème de l'amour des oeuvres de même format (60 x 180 cm) pour donner un aperçu de leur talent qui reste d'ordinaire anonyme d'autant plus que leur art est gratuit pour s'offrir à la vue d'un grand nombre d'individus.
On peut se rendre que le graf a souvent un sens et n'est pas à être considéré comme du n'importe quoi même si parfois il sert à exprimer des revendications ou à faire montre de propagande. De plus, il faut du doigté pour se servir d'une bombe à peinture, ce qui nécessite de l'expérience et un certain talent. N'est donc pas taggeur qui veut alors que les oeuvres créées dans les rues ont généralement une durée de vie éphémère et que les galeries d'art ne font pas grand cas des as du maniement de la bombe lesquels n'ont pas souvent songé à dupliquer leurs tags muraux sur des toiles pour leur donner un caractère durable.
Il est vrai qu'il y a à boire et à manger dans ce qu'on voit au détour des rues mais de temps à autre, certains tags sont de véritables chefs d'oeuvre graphiques comme cette exposition l'a démontré en sortant de la clandestinité cet art resté considéré par les autorités comme un cauchemar lorsque celui-ci s'installe en dehors des ruines et des palissades de chantiers.