Rien ne prouve que les hommes de la préhistoire avaient des voix caverneuses...Rien ne dit que l'homme d'aujourd'hui a une voix qui compte et pour cause, on reste souvent sans voix...
D'après une enquête menée aux Etats-Unis, de plus en plus de collectionneurs ont préféré vendre des œuvres d'art en privé depuis le début de l'année 2009 plutôt que de passer par le circuit des ventes aux enchères.
A titre d'exemple,
Christopher Forbes, 58 ans, un grand collectionneur de peintures de l'époque
victorienne, a placé 36 tableaux auprès d'une galerie londonienne en espérant en
obtenir plus de 8 millions d'euros. Il faut dire toutefois que ces tableaux
étaient restés invendus lors de la vente chez Christie's en 2003 d'une grande
partie de sa collection chez Christie's qui avait rapporté plus de 22 millions
d'euros malgré 25% d'invendus. Quoiqu'il en soit, il est parvenu à engranger
1,5 million d'euro en moins de dix jours à travers la vente de 7 œuvres, ce qui
a été assez remarquable étant donné que l'art victorien a été en perte de
vitesse depuis plus d'un an.
Pour
certains intervenants du marché de l'art, vendre aux enchères représente
dorénavant une arme à double tranchant depuis que le marché a été affecté par
les remous de la crise financière et boursière de septembre 2008. Vu la
réduction du contingent de riches amateurs dans les salles de vente, une
vacation peut ainsi vite tourner à l'échec alors qu'en plaçant un tableau dans une
galerie, un collectionneur a plus de chances d'obtenir le prix qu'il désire.
Inquiets de rester avec leurs œuvres sur les bras en
choisissant le circuit des enchères, de plus en plus de collectionneurs ont préféré s'adresser à des
galeries ou des courtiers pour des transactions plus sûres mais parfois
compliquées à réaliser.
Finalement,
les maisons de ventes ont eu moins d'œuvres importantes à vendre mais faute d'avoir
suffisamment d'acheteurs, les galeries ont eu autant de mal que celles-ci pour
maintenir leur activité.
En période de crise, le réflexe est souvent de se replier
sur soi-même et de se méfier du circuit des salles de vente car en cas de
non-vente, une œuvre sera « grillée » sur le marché durant plusieurs
années alors que son exposition en galerie présentera moins de risques. En conclusion, il
n'y a pas de révolution en route, seulement un changement d'attitude chez
certains collectionneurs, mais une fois la crise passée, ils repasseront vite par
les maisons de vente.