La 40e édition de la foire d'art contemporain de
Bâle a attiré un nombre appréciable d'amateurs fortunés qui ont rempli les
escarcelles de plusieurs exposants, ravis de surmonter la crise et d'échapper à
la morosité constatée une semaine auparavant lors de la Biennale de Venise.
La Foire de Bâle a pu ainsi
conserver son côté magique pour drainer à elle les plus grands collectionneurs
de la planète, Roman Abramovitch, Eli Broad et l'acteur Brad Pitt en tête ,venus
respirer l'air festif de cette manifestation sans pareille qui a mis en outre
nombre d'endroits de la ville au diapason pour en faire une grand messe de l'art.
Néanmoins,
cette année a marqué un retour aux valeurs sûres en raison de la crise
économique planétaire et ce, au détriment des artistes qui faisaient valser les
prix auparavant. Les amateurs ont plutôt boudé Damien Hirst ou Jeff Koons pour s'intéresser
aux incontournables Miro, Calder, Giacometti ou Warhol après un vernissage
assez sage, le temps de chauffer les esprits acheteurs sur la grille de départ
et de lâcher les chevaux au fil de la journée, au grand plaisir de certains
galeristes tout heureux d'avoir réalisé de bonnes ventes lors de cette
ouverture de bal…