Les musées d'Ecouen et de Cluny (Thermes de Cluny à Paris) proposent jusqu'au début du mois de septembre 2009 deux expositions consacrées à la toilette au Moyen-Âge et durant la Renaissance.
Dans les anciens thermes de Cluny, 350 objets permettent de découvrir que les hommes de l'Antiquité, tout comme les femmes, prenaient grand soin de leur corps. Les usages venus de Rome gagnèrent l'Empire où les individus se consacrèrent grandement au rite de la toilette au point qu'elle devint une pratique assez répandue tout comme l'usage intensif de la cosmétique. Cela perdura au Moyen Âge mais le courant religieux de la chrétienté rendit néanmoins l'hygiène plus intime.
Au château d'Écouen qui vient de rouvrir l'étuve sèche des bains du connétable de Montmorency, on peut faire le même constat, notamment à travers des gravures de Dürer et quelques dessins.
Au Musée de Cluny sont diffusées des vidéos sur la reconstitution de produits utilisés il y a des siècles. Des recettes ont ainsi été reconstituées comme la composition et l'élaboration des fards roses de l'époque romaine, la formule de la coloration capillaire auburn, ou encore la fabrication d'onguents et de parfums de l'époque médiévale suite à l'analyse de résidus trouvés dans des fioles ou boîtes à maquillage.
Ces expositions démontrent donc l'importance de la toilette jusqu'à la Renaissance, un constat qui pose toutefois question puisque dès le début du XVIIe siècle, les individus semblèrent se soucier mieux de leur hygiène comme par le passé et que l'art du bain ne fut vraiment remis progressivement à l'honneur qu'à la fin du XIXe siècle. Quoi qu'il en soit, vers les années 1950, seulement un appartement sur quatre disposait d'une salle de bain à Paris.