Lorsqu'on évoque la forêt de Fontainebleau, on pense immédiatement à Barbizon, un lieu qui attira dès le début du XIXe siècle un grand nombre de peintres inspirés par la nature. Domaine royal, cette forêt fut le terrain de chasse privilégié des rois qui demandèrent aux peintres d'immortaliser leurs exploits cynégétiques. C'est ainsi que Jean-Baptiste Oudry peignit en 1738 une « Chasse au Cerf » mais il fallut attendre la fin du XVIIIe siècle pour voir des peintres comme Lantara ou Bruandet s'intéresser aux arbres et à la végétation de cette forêt.
A partir de 1830, la forêt fut envahie de peintres à la recherche de sites pittoresques, notamment ses fameux rochers qui furent alors tant de fois immortalisés sur la toile. Corot, Jacque, Millet, Théodore Rousseau traquèrent ses lieux les plus insolites avec une prédilection marquée pour le paysage au détriment des personnages, souvent absents de leurs œuvres.
La variété des paysages fut l'atout maître de la forêt de Fontainebleau au point d'en faire même un lieu exotique pour certains, comme Barye qui s'en inspira pour peindre des fauves ou d'autres qui représentèrent des scènes d'histoire censées se passer en Grèce ou en Orient.
Ce qui marqua les artistes fut le silence de la forêt et la solitude qu'elle entraînait ainsi que son profond mystère qu'ils pénétraient en empruntant le pavé de Chailly offrant une vaste perspective cavalière modulable à l'infini. Ainsi, cette forêt devint la véritable école du paysage contemporain lorsqu'elle attira un nombre incroyable de peintres entre 1875 et 1880 puis Picasso lui-même qui, après s'y être installé en mai 1921, produisit quelques-uns de ses chefs d'œuvre, dont « Trois femmes à la fontaine » et la série des « Géantes ».
L'appellation « Ecole de Barbizon » naquit en 1880 lorsque David Croal Thompson publia un livre intitulé « The Barbizon School of Painters » regroupant les biographies d'artistes ayant travaillé à Fontainebleau. Cependant, la réputation de Barbizon avait été faite depuis longtemps sous l'impulsion de Corot, Rousseau et Millet. En fait, il fallait un nom de village où les gens pouvaient faire halte pour se reposer et s'y restaurer plus que celui de la forêt, un lieu sauvage et assez vague pour marquer les esprits dans le public et faire de cet endroit un des rendez-vous de l'histoire de l'art.
A.D
Lorsqu'on évoque la forêt de Fontainebleau, on pense immédiatement à Barbizon, un lieu qui attira dès le début du XIXe siècle un grand nombre de peintres inspirés par la nature. Domaine royal, cette forêt fut le terrain de chasse privilégié des rois qui demandèrent aux peintres d'immortaliser leurs exploits cynégétiques. C'est ainsi que Jean-Baptiste Oudry peignit en 1738 une « Chasse au Cerf » mais il fallut attendre la fin du XVIIIe siècle pour voir des peintres comme Lantara ou Bruandet s'intéresser aux arbres et à la végétation de cette forêt.
A partir de 1830, la forêt fut envahie de peintres à la recherche de sites pittoresques, notamment ses fameux rochers qui furent alors tant de fois immortalisés sur la toile. Corot, Jacque, Millet, Théodore Rousseau traquèrent ses lieux les plus insolites avec une prédilection marquée pour le paysage au détriment des personnages, souvent absents de leurs œuvres.
La variété des paysages fut l'atout maître de la forêt de Fontainebleau au point d'en faire même un lieu exotique pour certains, comme Barye qui s'en inspira pour peindre des fauves ou d'autres qui représentèrent des scènes d'histoire censées se passer en Grèce ou en Orient.
Ce qui marqua les artistes fut le silence de la forêt et la solitude qu'elle entraînait ainsi que son profond mystère qu'ils pénétraient en empruntant le pavé de Chailly offrant une vaste perspective cavalière modulable à l'infini. Ainsi, cette forêt devint la véritable école du paysage contemporain lorsqu'elle attira un nombre incroyable de peintres entre 1875 et 1880 puis Picasso lui-même qui, après s'y être installé en mai 1921, produisit quelques-uns de ses chefs d'œuvre, dont « Trois femmes à la fontaine » et la série des « Géantes ».
L'appellation « Ecole de Barbizon » naquit en 1880 lorsque David Croal Thompson publia un livre intitulé « The Barbizon School of Painters » regroupant les biographies d'artistes ayant travaillé à Fontainebleau. Cependant, la réputation de Barbizon avait été faite depuis longtemps sous l'impulsion de Corot, Rousseau et Millet. En fait, il fallait un nom de village où les gens pouvaient faire halte pour se reposer et s'y restaurer plus que celui de la forêt, un lieu sauvage et assez vague pour marquer les esprits dans le public et faire de cet endroit un des rendez-vous de l'histoire de l'art.