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Le journal d'un fou d'art

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XXVIIIème Chapitre
VINCI REVU ET CORRIGE
13 Juillet 2008

L'avis d'un historien d'art prévaut souvent sur celui d'un scientifique quand bien même celui-ci serait un passionné d'art, c'est ce qu'a démontré un reportage diffusé le 12 juillet 2008 sur Arte concernant Maurizio Seracini, un fou de Léonard de Vinci qui, à l'aide d'outils technologiques élaborés, a tenté de percer les mystères des chefs d'œuvre de cet artiste.

 

Voilà des années que ce scientifique a travaillé sur les œuvres de Vinci sans pouvoir toujours convaincre les historiens d'art de ses théories, notamment au sujet de la célèbre fresque monumentale de la bataille d'Anghiari peinte au début du XVIe siècle qui ornait les murs de la salle des Cinq-Cents au Palazzo Vecchio de Florence laquelle fut détruite ou recouverte par d'autres peintures lorsque les Médicis firent transformer et redécorer la salle par le peintre Giorgio Vasari lequel écrivit par ailleurs un célèbre ouvrage sur les peintres de la Renaissance, ce qui donne à penser que trop respectueux de l'art de Vinci, il n'osa pas détruire cette scène sublime.

C'est ce que Seracini a imaginé en estimant que cette fresque se cachait derrière une de celles peintes par Vasari après avoir consulté des tonnes d'archives qui lui ont permis de reconstituer virtuellement la salle des Cinq-Cents telle qu'elle était du temps de Vinci mais la communauté artistique de Florence ne l'a pas autorisé de sonder les murs du palais alors qu'il est persuadé que Vasari peignit son œuvre sur un mur doublant celui sur lequel Léonard avait exécuté sa scène de bataille.

Selon nombre d'historiens d'art, lorsqu'elle fut recouverte entre 1563 et 1570, la fresque de Vinci était probablement abîmée du fait  qu'il avait expérimenté de nouvelles techniques mais Seracini a apporté un démenti flagrant à cette théorie en retrouvant un dessin d'un artiste anonyme datant de 1553 reproduisant la scène de bataille alors remarquablement conservée 50 ans après sa réalisation. Dès lors, Vasari qui était un grand admirateur de Vinci, aurait tout fait pour préserver ce chef d'œuvre en laissant même un message codé sur sa fresque, à l'endroit même du mur construit devant celui sur lequel l'oeuvre de Léonard avait été peinte, en écrivant en lettres minuscules les mots « cerca, trova » (Cherche et tu trouveras), ce qui a amené Seracini à utiliser un sonar pour sonder ce mur et découvrir qu'il en doublait effectivement un autre.

Par ailleurs, sollicité par les responsables de la Galerie des Offices pour évaluer les risques d'une restauration de la célèbre Adoration des Mages peinte par Vinci en 1481, Seracini a causé une certaine stupeur en établissant que le tableau n'était pas de la main de Vinci mais d'un peintre inconnu qui avait recouvert les dessins préparatoires de ce dernier parmi lesquels figurait étrangement une esquisse de la bataille d'Anghiari.

A l'issue de la réalisation d'une série de photographies infrarouges réalisées à l'aide d'appareils ultra performants est apparue l'esquisse de Vinci dans toute sa splendeur avec une multitude de personnages et notamment l'autoportrait de l'artiste à 29 ans mais aussi une scène de combat brutal entre deux cavaliers que ce dernier reprit fidèlement 20 ans plus tard pour la Bataille d'Anghiari. Le tableau avait été commandé par des moines dominicains mais son exécution avait été abandonnée une fois l'esquisse faite et, comme une analyse scientifique poussée l'a démontré, l'œuvre préparatoire avait été probablement remisée durant plusieurs années dans une cave où elle avait subi des dommages dus à une forte humidité. Selon Seracini, le côté avant-gardiste de l'œuvre avait vraisemblablement choqué les moines pour les amener à renoncer à l'exécution finale de leur commande. Cela expliquerait ainsi pourquoi  l'esquisse fut retravaillée par un autre peintre qui coloria l'œuvre tout en masquant les croquis indésirables.

 

En attendant, Seracini a prouvé que les analyses scientifiques pouvaient grandement faciliter les recherches des historiens d'art mais ces derniers ont pour la plupart la propension de se fier à leur savoir tout autant qu'à leur intuition pour donner des avis. Le problème est qu'une intuition se limite au domaine de la théorie du fait qu'elle est subjective alors que la science est synonyme de certitude puisque de la déduction, elle passe alors à la preuve à travers des tests infaillibles. Dans le cas de l'Adoration des Mages, les historiens n'ont pas été capables de voir que tableau n'était finalement qu'une imposture puisqu'il n'avait pas été achevé par Vinci alors que la science a démontré en quelques jours que ce qu'il y avait dessous était par contre incontestablement de la main de ce génie de la peinture.


Lundi 14 juillet 2008, enfin une victoire à célébrer pour le site E-Bay après qu'un tribunal new-yorkais ait débouté le joaillier américain Tiffany qui l'avait poursuivi pour contrefaçon.


Tiffany avait intenté ce procès en 2004 en affirmant que la plupart des bijoux portant sa marque vendus sur E-Bay étaient des faux et que les annonces incriminées auraient dû être retirées mais le tribunal a estimé que des mesures adéquates contre la contrefaçon avaient été prises par les responsables du site de vente. Bref, il y a un monde entre la justice américaine qui donne raison à E-Bay et la justice française qui condamne ce groupe à payer de lourdes indemnités au groupe LVMH.


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