Lundi 3 août 2015, belle pioche pour les douanes françaises qui ont saisi à bord d'un yacht un tableau de Picasso daté de 1906 qui était interdit de sortie du territoire espagnol.
Estimé à 25 millions d'euros, ce tableau titré " Tête de Jeune Fille" a été saisi dans le port de Calvi alors que le yacht affrêté par son actuel propriétaire allait quitter les eaux territoriales.
En vérifiant un document espagnol censé valider la circulation du tableau de l'Espagne vers la Suisse, les douaniers se sont aperçu qu'il s'agissait de la copie d'un jugement décrétant le contraire puisque l'oeuvre est considérée comme un trésor national.
Celui-ci avait été acquis en 1977 par Emilio Bottin dont le frère Jaime, ancien vice-président de la banque Santander entre 1999 et 2004 aujourd'hui âgé de 79 ans, avait ensuite hérité avant de tenter une première fois en 2002 de le faire sortir d'Espagne pour l'envoyer à Londres mais le ministère espagnol de la Culture s'y était opposé.
Les autorité françaises ont fait savoir que le tableau serait restitué à l'Espagne dès que ce pays en aura fait la demande en envisageant vraisemblablement de le confisquer.
UNE GALERIE QUI A DU PLOMB DANS L'AILE
La police britannique s'est intéressée de près à la vente de la galerie Opus Art située à Stow-on-the-World (Gloucestershire) spécialisée dans la vente d'oeuvres de grands artistes contemporains comme Damien Hirst, Marc Quinn ou Andy Warhol en soupçonnant ses anciens propriétaires d'escroquerie.
Après avoir cédé leur galerie Donald Smith et Emma Poole (pas celle du feuilleton "Chapeau Melon et Bottes de Cuir") ont quitté l'Angleterre en s'installant dans une luxueuse propriété du sud de la France le sud de la France alors que la police a reçu des plaintes d'artistes et de collectionneurs qui n'ont pas été payés pour la vente de leurs oeuvres.
Plusieurs oeuvres ont ainsi été saisies dans les entrepôts de la galerie afin de déterminé à qui elles appartenaient tandis que la police a enquêté sur de possibles malversations.
Parmi les victimes de Smith et Poole figure Kevin Zuchowski-Morrison, propriétaire de la galerie Rise à Londres, qui a acquis la leur en avril en découvrant qu'elle était endettée d'au moins 30 000 livres et en recevant des appels d'artistes ou de collectionneurs se plaignant de n'avoir pas reçu leur dû, soit quelque 500 000 livres.
Donald Smith avait déjà fait faillite en 2002 avec sa galerie en ligne Everstorm.com en laissant un trou de 18 millions de livres et en lésant au passage Damien Hirst d'au moins 78 000 livres ainsiq ue Jeff Koons et la fondation Helmut Newton pour des sommes aussi importantes.
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Smith et Poole avaient ouvert en 2005 la galerie Opus A2rt à Newcastle avant de la transférer à Stow-on-the-World en novembre 2013 alors que leur galerie sur E-Bay continue à proposer près de 90 oeuvres.
UNE CATASTROPHE MARITIME ENFIN EXPLIQUEE AU BOUT DE 271 ANS
Les raisons du plus grand désastre maritime de l'histoire de la marine britannique survenu il y a 271 ans avec le naufrage dans la Manche du navire amiral HMS Victory ont finalement pu être expliquées par des archéologues.
Au début du mois d'octobre 1744, le naufrage en pleine tempête du HMS Victory à 50 miles au sud-est de Plymouth avait coûté la vie à 1100 hommes d'équipage alors que durant plus de deux siècles l'amirauté et les historiens l'avaient par erreur ou par mesonge mis sur le compte du mauvais temps.
En fait, la cause de ce naufrage sans précédent résida dans le fait que le navire avait été construit avec des bois de piètre qualité par des charpentiers peu expérimentés parce que la marine royale britannique s'était retrouvée à l'époque à court d'essences appropriées pour renouveler sa flotte en subissant un appauvrissement des ressources en bois du pays depuis la fin du 17e siècle suite aux guerres navales contre les Pays-Bas et à l'incendie de Londres en 1666 alors que les surfaces des forêts du pays avaient été réduites pour favoriser l'agriculture.
En outre, l'organisation des chantiers navals avait laissé à désirer puisque ceux-ci eurent recours à des charpentiers peu qualifiés pour construire de nouveaux navires avec des stocks de bois insuffisants. Résultat: des bois qui n'avaient pas encore mûri à temps furent utilisés au risque de pourrir rapidement et d'exposer des bateaux à des naufrages, ce qui vient d'être démontré avec l'épave du HMS Victory sept ans après sa découverte au fond de la Manche.
Durant une grande partie du 18e siècle, les navires anglais sillonnaient les mers selon des périodes allant de 12 à 17 ans avant de subir des réparations importantes mais entre 1735 et 1742, leur durée de vie normale descendit à moins de 9 ans tandis qu'une succession d'hivers plutôt doux avait entraîné les arbres à se développer plus rapidement, pour confronter les charpentiers à du bois trop tendre.
Le HMS Victory avait d'autre part un défaut, à savoir qu'il était mal proportionné en étant trop large et trop long (53 mètres) avec peu de volume compensatoire à l'arrière tandis que son aération n'était pas suffisante pour empêcher le bois de se détériorer.
Le navire fut terminé en 1737, sept ans avant son naufrage dû essentiellement à sa vulnérabilité lorsqu'il affronta des vagues hautes de 9 mètres mais toutefois pas si énormes sauf qu'elles vinrent de plusieurs directions à la fois pour le déstabiliser et laisser d'énormes quantités d'eau s'y engouffrer en le faisant giter sous leur poids et celui de ses 50 canons de bronze qui l'entraînèrent au fond de la mer.
Les infrastructures du HMS Victory durent souffrir énormément sous la force des vagues qui rejetèrent sur le rivages de nombreux débris à 70 miles à l'est du lieu du naufrage, un site d'où ont été remontés des canons et d'autres éléments de ce navire dont le nom fut donné à celui de l'amiral Nelson aujourd'hui visible sur les quais de Portsmouth. Bref, l'amirauté n'osa jamais révéler la cause réelle de ce désastre qui était simplement à trouver du côté des chantiers navals et surtout de l'utilisation de planches, de poutres et de mâts de bois de très mauvaise qualité.