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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 714/1346
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    XXXVème Chapitre
    UN CHINEUR FOU PRÊT A MOURIR DEBOUT DE SA PASSION
    30 Juin 2011

    Mardi 28 juin, rencontre inopinée avec l'impayable « J.R », un des principaux personnages de ce Journal d'un Fou d'Art sans fin commencé il y a plus de dix ans. Toujours à l'affût de trouvailles, le bougre a paru exsangue avec un visage émacié couleur parchemin, des yeux vitreux et terriblement amaigri faute de n'avoir pas su mener une vie saine durant ces trois dernières décennies.

    Bien qu'ayant décidé depuis plus d'un an de devenir sobre sans pour autant renoncer à fumer comme un pompier, ce chineur fou n'a finalement rien pu faire contre les ravages de ses excès passés. Le souffle court, toussotant sans arrêt comme Doc Halliday dans le célèbre film « Règlement de comptes à O.K Corral », « J.R » a subitement pris vingt ans dans la poire en moins de six mois, à craindre qu'il s'étalera d'ici peu pour le compte en train de chiner pour me priver alors de narrer ses incroyables aventures. Assurément une bien triste éventualité…

    D'une voix d'agonisant, il s'est vanté d'être sur le point de réaliser un gros coup avec une série d'œuvres impressionnistes à ses dires déjà authentifiées mais vu son état, ce sera peut-être là le dernier de ses exploits.

    Samedi 2 juillet, rien d'excitant pour les chineurs au marché aux puces de Vanves et à celui de Saint-Ouen où certaines marchandes ont tué le temps à se prélasser au soleil ou à boire des canons de rouge voire à fumer des pétards à défaut de pouvoir vendre une quelconque bricole. Voilà donc des femmes libérées néanmoins prisonnières du marasme ambiant qui les amène parfois jusqu'à se crêper le chignon lorsqu'elles ont le vin mauvais. Merci le MLF...

    Dimanche 3 juillet à Saint-Ouen, après les venues de George Lucas, le réalisateur de la Guerre des Etoiles, de Mireille Darc, de Lenny Kravitz et de Lionel Ritchie, les marchés Serpette, Paul Bert et Biron ont connu une certaine effervescence avec la visite de Mick Jagger qui a donné le sourire à quelques marchands heureux de réaliser des affaires avec le célèbre leader des Rolling Stones.
    Lundi 4  juillet, achetée pour la somme dérisoire de 45 livres sterling par une association de marchands lors d'une vente de succession, une huile sur panneau représentant le Christ Salvateur s'est révélée être une œuvre perdue de Léonard de Vinci dont la valeur pourrait atteindre 150 millions d'euros, a indiqué un spécialiste du Metropolitan Museum of Art de New York  (MoMa) au journal anglais « The Telegraph ».

    Il s'agit là à coup sûr d'une découverte stupéfiante concernant ce tableau intitulé « Salvator Mundi » représentant le Christ la main droite levée dans un signe de bénédiction, la main gauche tenant un globe de verre, une œuvre jusque là attribuée à Giovanni Antonio Boltraffio, un disciple de Léonard de Vinci.

    Après son achat, l'œuvre a été soumise à une série de tests au sodium monochromatique, aux rayons x et aux infrarouges et ultra-violets menés au laboratoire du MoMa qui ont permis de découvrir de superbes couleurs sous de vieilles couches de repeints et de vernis cachant un véritable chef d'œuvre oublié durant des siècles.

    Commandé à Vinci en 1506 par le roi de France Louis XII, ce tableau avait été livré en 1513. Un siècle plus tard, il était devenu la propriété du roi Charles 1er d'Angleterre puis de son successeur Charles II avant de disparaître jusqu'à son acquisition au 19e siècle par Sir Francis Cook qui pensait alors acheter une œuvre attribuée à Boltraffio.

    Dûment authentifiée, cette œuvre sera présentée lors de l'exposition « Leonardo da Vinci : Painter at the Court of Milan » organisée du 9 novembre 2011 au 5 février 2012 par la National Gallery de Londres.

    Mardi 5 juillet, mauvaise passe pour Guy WIldenstein, l'héritier du grand marchand d'art Daniel Wildenstein, qui après une garde à vue dans les locaux de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) a été mis en examen par le juge Dando pour recel d'abus de confiance suite à une plainte initiée par Sylvia Roth, la seconde épouse de son père.

    Enquêtant sur des soupçons d'abus de confiance dans le cadre de cette plainte, la police avait découvert une trentaine d'oeuvres d'origine douteuse lors d'une perquisition effectuée durant l'automne dernier à l'Institut Wildenstein rue de la Boétie à Paris.

    Les policiers avaient notamment saisi des sculptures de Remabrandt Bugatti appartenant à la succession Reinach ainsi qu'une toile de Berthe Morisot titrée "Cottage en Normandie" qui avait disparu depuis des années de la succession
    d'Anne-Marie Rouart, une descendante d'Edouard Manet et amie de Daniel Wildenstein lequel avait été son exécuteur testamentaire après son décès en 1993.

    Les héritiers de Mme Rouart avaient stupéfaits d'apprendre que ce tableau estimé à quelque 800 000 euros se trouvait sans raison valable au siège de l'Institut Wildenstein alors que ceux de Joseph Reinach, un marchand d'art spolié par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale, avaient porté plainte en vue de récupérer les sculptures de Bugatti et des dessins de Degas dont ils ont revendiqué la propriété.

    Morte il y a près d'un an, Sylvia Roth avait accusé ses beaux-fils Guy et Alec de l'avoir spoliée de l'héritage laissé par Daniel Wildenstein en 2001 en lui faisant croire qu'il n'avait laissé que des dettes à sa mort alors qu'elle affirmait que la magnifique collection de tableaux évalué à 5 milliards d'euros avait été mise à l'abi de trusts situés dans des paradis fiscaux, ce qui avait entraîné une enquête qui aujourd'hui est loin d'être terminée.



     

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