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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 704/1346
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    XXXIVème Chapitre
    MISES EN EXAMEN DE COMMISSAIRES-PRISEURS DE A à Z…
    20 Mai 2011

    Jeudi 19 mai 2011, la longue enquête de l'Office central  contre le trafic des biens culturels (OCBC) sur les vols commis par les commissionnaires de l'Hôtel des ventes de Drouot a conduit à la 4e mise en examen d'un commissaire-priseur pour recel de vol en bande organisée et d'association de malfaiteurs, en l'occurrence Olivier Choppin de Janvry, à croire que le juge d'instruction en charge de ce dossier ait décidé de le traiter en fonction d'une liste alphabétique.

    Exceptée la mise en examen le 3 février 2011 de Philippe Lartigue, dirigeant de la SVV Massol mais n'ayant pas le statut de commissaire-priseur, force est de constater que de B, avec Claude Boisgirad le 5 mai et Hubert Brissonneau le 12, on est passé à C avec maintenant Choppin de Janvry, en fonction à Paris depuis plus de 20 ans, qui comme ses confrères s'est vu mis sous contrôle judiciaire sans plus pouvoir tenir le marteau.

    Question de marteau, le juge instruisant l'affaire a semblé plus que jamais décidé à enfoncer le clou pour mettre en examen plusieurs autres officiers ministériels soupçonnés d'avoir vendu pour le compte des commissionnaires peu scrupuleux de nombreuses pièces volées par ceux-ci.

    Dans la soirée, on appris la libération sous caution de l'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn inculpé depuis le 15 mai à New York pour agression sexuelle sur la personne d'une femme de chambre. Son procès risquera de lui coûter une fortune en honoraires d'avocats et autres frais –on parle de près de 30 millions de dollars- ce qui obligera peut-être Anne Sinclair, son épouse qui n'est autre que la petite-fille du célèbre marchand Paul Rosenberg (1881-1959), à se séparer d'une ou deux œuvres d'art importantes pour venir à son aide.

    L'ex-journaliste qui selon le magazine « L'Express » a commencé à rédiger une biographie de son grand-père, a en 2006 hérité de sa mère de nombreux tableaux modernes importants dont « L'Odalisque, harmonie Bleue », une toile de Matisse qu'elle a vendue l'année suivante pour 33,6 millions de dollars chez Christie's à New York.

    Nommée en 2010 au conseil d'administration du Musée Picasso à Paris, Anne Sinclair avait deux ans plus tôt offert en dation à l'Etat une toile de Picasso représentant « Mme Rosenberg et sa fille Micheline » (sa propre mère).

    Ayant ouvert sa première galerie en 1911, Paul Rosenberg avait vendu des œuvres modernes d'artistes comme Picasso, Braque, Matisse ou Renoir avant d'ouvrir une antenne à Londres en 1935 et de fuir le nazisme en s'installant à New York en 1940. Une grande partie de sa collection restée en France fut pillée par les nazis durant la guerre.

    Vendredi 20 mai, les responsables du Centre Pompidou l'ont eu mauvaise en apprenant que le galeriste Achim Moeller, expert du peintre expressionniste Lyonel Feininger (1871-1956) avait délivré un certificat d'authenticité pour une oeuvre de cet artiste après avoir refusé de l'authentifier lorsqu'ils le lui avait présentée deux ans plus tôt.

    Désormais certifiée, cette oeuvre de 1915 représentant une vue d'un port baltique sera vendue le 29 mai par Artcurial qui espère la voir atteindre les deux millions d'euros alors qu'elle était destinée au départ au Centre Pompidou qui l'avait reçue en dation.

    Selon le quotidien "Libération", cette marine avait appartenu depuis les années 30 à Roger Spiri-Mercanton, qui fut un dirigeant du PCF et de la CGT tout en travaillant dans le cinéma. Décédé en 2007 sans enfant, il avait légué ses biens au Secours populaire, à l'Institut Curie et au fonds de prévention du sida de l'Unesco hormis ce tableau qu'il avait voulu offrir au Centre Pompidou lequel avait cependant refusé de le recevoir en dation après que l'expert Achim Moeller eût affirmé que selon lui il s'agissait d'un faux. Or, l'oeuvre appelée à être vendue par Artcurial est maintenant accompagnée d'un certificat d'authenticité de ce même spécialiste qui s'est ravisé en découvrant que celle-ci avait été reproduite dans le catalogue d'une exposition en 1928 à la Nationalegalerie de Berlin, prêté par Hugo Wolf avec douze œuvres de Marc, Kirchner, Kokoschka ou Heckel..

    Toujours selon "Libération", banquier et ami de Brecht, Einstein ou Bertold Mann, Wolf avait fui le nazisme pour Paris puis São Paulo. Il semble vraisemblable que ce dernier vendit son Feininger à Spiri-Mercanton lors de son passage à Paris. L'ennui a été qu'en recevant ce tableau en dation, le Centre Pompidou n'avait pas pris la peine de faire ses propres recherches à son sujet d'autant plus que l'épouse de Feininger l'avait inclus dans un ouvrage daté de 1959.

    Il n'en reste pas moins que le comportement de Moeller a laissé à désirer dans cette affaire même s'il s'est défendu de n'avoir pas été mandaté par le musée en avril 2008 pour faire des recherches plus poussées sur l'oeuvre du fait que celui-ci avait refusé de lui payer des honoraires et un ratio de 5 pour mille sur sa valeur, ce qu'Artcurial ne s'est pas privé de faire deux ans plus tard pour obtenir un certificat d'authenticité de sa part.

    Il faut dire que Moeller, qui combine les fonctions d'expert et de marchand, a souvent été plutôt du genre retors et qu'il lui est arrivé plus d'une fois de refuser d'authentifier des oeuvres de Feininger simplement au vu d'un simple ekta.

     




     
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