Toujours rien de nouveau depuis plus de deux mois concernant les offres de rachat de Drouot S.A. Les candidats à la reprise, Axa, la Barclays et ABN Amro commencent à perdre patience face à l'inertie des commissaires-priseurs parisiens regroupés au sein de cette entité. Il convient cependant de signaler que ces derniers n'ont jamais envisagé l'idée d'une vente, d'où cette situation de sur-place plutôt cocasse. Les commissaires-priseurs ne s'étaient vraiment pas préparés à faire face à une offensive sur Drouot S.A ni même à la réforme de leur profession qui les contraint depuis quelques mois à transformer leurs études en sociétés commerciales.
Il leur reste un peu plus de deux mois pour obtenir l'agrément du nouveau Conseil des ventes et une quarantaine seulement sur les 110 de la capitale ont franchi le pas, à croire que les autres se sont résignés à mettre la clé sous la porte. Les candidats à la reprise peuvent en fait piaffer encore un peu car d'ici le mois de juillet, Drouot S.A risquera de tomber comme un fruit mûr au profit de l'un d'eux.
En ce moment, les ventes aux enchères ne donnent guère lieu à des résultats spectaculaires et certaines études semblent avoir des difficultés à tenir le cap. D' d'autres, actuellement en phase de restructuration, sont de leur côté confrontées à des problèmes compliqués à résoudre.
Ainsi, les activités du groupe Pescheteau-Badin-Godeau-Leroy ont été freinées par une mésentente en son sein qui a entraîné la nomination d'un administrateur chargé de régler le différend auquel celui-ci est confronté et qui par ricochet a retardé les réglements dûs pour ses dernières ventes.