Vendredi 8 février, rien de valable à chiner au marché aux Puces de Saint-Ouen où la morosité n'est pas près de s'effacer. Les chineurs commencent à trouver le temps long et se rabattent de plus en plus sur le marché de la porte de Vanves où il n'y a cependant rien de tentant 24 heures plus tard. Je croise Chester Fielx, qui vient de revenir à Paris après être resté plus de deux mois au chaud dans sa maison du Luxembourg. Je le rassure. Il n'a rien raté durant ses vacances, comme quoi les absents n'ont pas toujours tort bien que rien ne dise que la chance n'aurait pas été de son côté à la foire du Bourget ou un de ces samedis matins à Vanves, comme cela a notamment été le cas pour Michael dit « le puits de science ».
Chester étant de retour, ses rivaux n'ont qu'à bien se tenir car avec la veine qu'il a, il serait bien fichu de dénicher un autre chef d'œuvre, du genre du petit autoportrait de Corot qui lui avait rapporté la bagatelle de 2,5 millions FF pour une mise de quelque 600 FF…
Dimanche, le JDD publie un article sur l'insécurité au marché aux Puces de Saint-Ouen. Le journal signale que, craignant d'être agressés, les visiteurs se font de plus en plus rares et que les marchands ont subi une baisse d'au moins 20% de leurs chiffres d'affaires durant ces derniers mois.
Le sauvetage du marché aux Puces passe donc par un renforcement de la sécurité, mais une vingtaine de policiers ne suffisent certainement pas pour y parvenir. Il suffirait pourtant d'installer des caméras de surveillance dans tout le marché et la rue des Rosiers pour veiller au grain et intervenir rapidement en cas de problème. Un tel dispositif servirait donc à rétablir le calme alors que la délinquance sévit surtout là où se trouvent les vendeurs à la sauvette qui s'installent près des étals de marchands de vêtements et de chaussures. Une autre solution consisterait à déplacer ces derniers dans un secteur éloigné du marché aux antiquités.