19000 objets pillés, notamment des monnaies anciennes, des pièces archéologiques et des objets en céramique ont été retrouvés et 101 personnes ont été arrêtées lors d'une vaste opération internationale contre le trafic d'oeuvres d'art et d'antiquités menée dans 103 pays, a annoncé Interpol.
Les objets saisis sont issus de pillages dans des pays frappés par la guerre ou encore volés dans des musées et sites archéologiques, a expliqué l'organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon. Des outils utilisés par les trafiquants, comme les détecteurs de métaux, ont aussi été découverts.
Les saisies, qui ont abouti à l'ouverture de 300 enquêtes, sont le résultat de deux opérations simultanées menées à l'automne dernier : « Athena II », dirigée par l'Organisation mondiale des douanes (OMD) et Interpol, et « Pandora IV », axée sur l'Europe et coordonnée par Europol et la Guardia Civil espagnole. A Madrid, ont notamment été retrouvés des objets précolombiens extrêmement rares comme un masque de Tumaco en or.
La Police fédérale argentine a de son côté récupéré 2.500 pièces de monnaies anciennes.Sur l'intégralité des saisies, 28 % concernent des objets mis en vente en ligne. « Les marchés illicites en ligne sont l'un des principaux vecteurs de ce type de délinquance », a signalé Kunio Mikuriya, secrétaire général de l'OMD tandis que Catherine de Bolle, directrice exécutive d'Europol a remarqué « qu'il ne s'agissait nullement d'une activité glamour menée par d'élégants gentlemen faussaires mais bien d'actes de délinquance commandités par des réseaux criminels internationaux
LICENCIEMENTS AU MoMA
Face à la grave crise provoquée par la pandémie de coronavirus, le Musée d'Art Moderne de New York a décidé d'économiser 45 millions de dollars de son budget fixé à 180 millions pour l'année fiscale à venir.
Cela signifie le licenciement de 220 employés, une réduction de 8 millions de dollars du budget des prochaines expositions et une réduction de 50% des frais de publication de catalogues.
TOMBE D'UN GUERRIER IMPORTANT DECOUVERTE DANS LE GLOUCESTERSHIRE
La tombe d'un chef de guerre de l'âge du bronze a été découverte à Lechlade, dans le Gloucestershire, avec à ses côtés la dépouille d'un chaman âgé entre 50 et 60 ans sacrifié assis pour l'accompagner dans l'au-delà.
Les archéologues ont ainsi eu une nouvelle confirmation que des sacrifices humains avaient lieu en Grande-Bretagne il y a 4000 ans. Dans cette tombe, il ont trouvé des étoffes et divers objets, notamment une dague en cuivre, une protection de poignet pour archer, un briquet rudimentaire et quatre peaux de vaches qui servaient apparemment de tapis.
A cette époque, un chaman servait de rebouteux, de sorcier, d'accoucheur, de pharmacien, de guide spirituel ou de chirurgien pour se distinguer comme le prédécesseur des druides 2000 ans plus tard. Celui trouvé dans la tombe dans une position assise, une pratique datant de 11500 ans en Russie et en Ukraine, et son chef descendaient très probablement d'un groupe originaire de la steppe Caspienne à l'est de l'Europe qui était arrivé en Grande-Bretagne deux cents ans plus tôt.
Située à l'intersection de quatre rivières, la tombe avait été creusée sur un site utilisé durant des millénaires à des fins funéraires jusqu'à la période saxonne. Là se trouvait également un sanctuaire de l'âge de pierre, ce qui prouve que ce lieu avait un caractère sacré.
UN TABLEAU SPOLIE QUI INTERESSAIT HITLER
La petite maison de vente Neumeister de Munich va vendre un tableau de l'artiste romantique Carl Spitzweg titré « L'œil de la Justice » (1857) ayant appartenu au collectionneur juif polonais Leo Bendel, mort au camp de Buchenwald en 1940 après l'avoir vendu sous la contrainte aux nazis.
Restitué à ses héritiers en 2019, le tableau estimé entre 500.000 et 750.000 euros était resté accroché dans les bureaux de huit présidents allemands après qu'il eût été destiné au musée qu'Adolf Hitler comptait faire construire à Linz, en Autriche.
Cherchant à fuir l'Allemagne pour se réfugier en Autriche, Bendel avait vendu le tableau en 1937 à la galerie Heinemann de Munich avant d'être arrêté à Vienne en 1939 Alors qu'un an auparavant, la marchande d'art Maria Almas l'avait acquis pour le musée du Führer à Linz, la ville natale d'Hitler.
Saisi par les alliés en octobre 1945, le tableau de Spitzweg avait été transféré au cente de collecte des œuvres pillées à Munich puis confié en 1961 à la présidence de la république fédérale à Bonn, alors capitale de la RFA où il avait orné un mur de la villa Hammerschmidt, la résidence officielle du président.
Il fallut attendre jusqu'en 2007 pour le décrocher en apprenant qu'il avait été spolié.Durant l'automne de 2019, un autre tableau de Spitzweg ayant appartenu à Bendel, « der Hexenmeister » qu'il avait dû aussi vendre pour financer sa fuite fut rendu à ses héritiers par la famille Oetker qui l'avait acquis sans se douter de sa provenance douteuse.
Cinq autres tableaux de Spitzweg provenant d'une collection "clean" prêtée au musée national allemand de Nuremberg sont appelés à être vendus par la maison Neumeister qui en 2000 a établi un record de 2.4 million de DM (1.2 million d'euros) pour sa toile titrée « der Eige Hochzeiler ». Finalement, l'Oeil de la Justice a été vendu pour l'équivalent de 773.000 dollars, soit plus que son estimation basse.