Les autorités allemandes ont accepté de restituer à la Galerie des Offices de Floience une nature morte de fleurs de l'artiste hollandais Jan Van Huysum d'une valeur de deux millions d'euros qui avait été volée par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale et ce, grâce aux efforts entrepris par la directrice sortante du musée Elke Schmidt qui avait déclaré que l'Allemagne se devait d'accomplir un devoir moral.
Achetée durant le 19e siècle par le Grand Duc de Toscane avant d'appartenir aux Offices, l'œuvre avait été dérobée par des troupes allemandes en 1943 avec d'autres dans un village près de Florence où le musée avait mis à l'abri une partie de sa collection tandis que Elke Schmidt, appelée à rejoindre prochainement le Kunsthistorisches Museum de Vienne, avait mené campagne pour exiger son retour en exhibant sa photographie en noir et blanc avec le mot « volée » écrits en plusieurs langues.
Celle-ci avait refait surface en 1991 dans une collection privée allemande mais ses détenteurs, des descendants d'un soldat allemand, avaient réclamé 2 millions d'euros pour s'en séparer, leurs avocats affirmant que ce dernier ne l'avait pas volée mais que son épouse l'avait acquise sur une brocante alors que les autorités allemandes avaient invoqué le délai de prescription de 30 ans, ce qui faisait que le tableau ne pouvait pas être rendu.
Elke Schmidt avait rétorqué qu'il ne pouvait pas y avoir de délai de prescription pour des œuvres volées par les nazis mais en passant un accord avec l'Italie, le gouvernement allemand n'a pas précisé si la famille du soldat avait reçu une compensation pour laisser partir le tableau.
DES OBJETS ARCHEOLOGIQUES DU PAKISTAN INTERCEPTES PAR LES DOUANES FRANCAISES
Pillés dans des sites funéraires au Baloutchistan, des objets archéologiques datant du 3e millénaire avant notre ère (plusieurs céramiques peintes) ont été interceptés par les douanes françaises lors de leur envoi à une galerie parisienne et remis à l'ambassade du Pakistan à Paris.
UNE PIECE DE JEU D'ECHEC DU MOYEN ÂGE VENDUE 600 000 LIVRES
Achetée en 1964 pour 5 livres sterling par un antiquaire à Edimbourg et laissée dans un tiroir pendant plusieurs décennies, une pièce de jeu d'échec du Moyen Âge a été adjugée pour 600.000 livres chez Sotheby's le 1er juilllet à Londres.
Cet objet en ivoire de morse représentant un garde provenait du célèbre jeu du 12e ou 13e siècle de l'île de Lewis, au large de l'Ecosse, dont il manque aujourd'hui 4 pièces. Les spécialistes ont pensé que les éléments de ce jeu auraient pu être fabriqués en Norvège puisque l'île était sous domination des Vikings jusqu'au traité de Perth signé en 1266.
Le jeu en question avait été trouvé dans des circonstances toujours pas éclaircies vers 1831 sur l'île de Lewis tandis que la pièce retrouvée a été vendue à son estimation basse.
RESTITUTION DE PIECES ARCHEOLOGIQUES AU PAKISTAN
Saisis par les douanes françaises, des objets archéologiques datant d'entre 3000 et 4000 ans qui avaient été pillés au Baloutchistan seront remis à l'ambassade du Pakistan à Paris.
Au total, 445 objets d'une valeur de près de 150.000 euros avaient été interceptés en 2006 par les douanes françaises à l'aéroport de Roissy pour motiver une enquête qui avait conduit à des perquisitions dans une galerie parisienne. Parmi ces reliques figuraient des pots et une centaines de figurines en terre cuite avec des ornements polychromes ainsi que des bols, des plats et des gobelets dont certains, provenant de diverses cultures, dataient de près de 6000 ans.
UNE NOUVELLE RACE DE DINOSAURE DECOUVERTE AU BRESIL
Des
paléontologues brésiliens ont découvert dans la région de Cruzeiro do Oeste
(Etat de Parana) le squellette fossilisé d'un dinosaure carnivore qui vivait
dans une zone désertique au sud du Brésil il y a quelque 90 millions d'années.
Cousin
du Tyrannosaurus Tex et du velocirptor, ce dinosaure indédit appelé
Vespersaurus Paranaensis qui se déplaçait sur deux pattes mesurait 150 cm de
long et se nourissait de petites proies. Les traces de ses pas avaient été
trouvées il y a 50 ans dans la région mais son existence était restée un
mystère jusqu'à la découverte de son squelette.
En
Argentine, ce sont les restes d'un condor géant vieux de plus de 10000 ans d'un
poids de près de 20 kilos et d'une envergure de plus de 350 cm, soit 5 kilos et
50 cm de plus que le rapace actuel, qui ont été trouvés à 12 km au sud de
Buenos Aires. Cette découverte a démontré que le groupe des condors était plus
diversifié à l'époque avant de se replier vers la région des Andes, Près de ses
ossements ont été trouvés des restes d'un petit pécari et d'une tortue qui
auraient pu être ses proies.